Hôtel Mauvif de Montergon

Désignation

Dénomination de l'édifice

Hôtel

Appelation d'usage

Hôtel Mauvif de Montergon

Titre courant

Hôtel Mauvif de Montergon

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Maine-et-Loire (49) ; Angers ; 15, 17 rue Malsou

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Angers intra-muros

Canton

Angers Nord

Lieu-dit

Centre-ville (quartier)

Adresse de l'édifice

Malsou (rue) 15, 17

Références cadastrales

1840 G 129, 1980 AO 179, 180, 1999 AO 179, 180

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Jardin, cour, communs

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e moitié 18e siècle, 1er quart 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

Limite 19e siècle 20e siècle

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Mauvif de Montergon (commanditaire), Haudeville Jean-Baptiste (commanditaire)

Description historique

Propriété de la famille de Gravé vers 1769 d'après le recensement des habitants et maisons d'Angers, cette demeure relève, au tournant des 18e et 19e siècles, de la famille Mauvif de Montergon : celle-ci fut peut-être à l'origine de la reconstruction, dans les dernières décennies de l'Ancien Régime : intérieurement, l'escalier, les portes de palier et les restes de lambris d'étage témoignent de cette campagne. Le corps secondaire à rotonde, en retour sur le jardin postérieur, fut construit pour le négociant Jean-Baptiste Haudeville dans le 1er quart du 19e siècle : il est attesté dans une description de vente en 1811, alors qu'il n'apparaît pas dans une autre vente de 1805. Dans la 1ère moitié du 19e siècle, un long bâtiment bas ferme le jardin au sud, puis disparaît au profit d'autres constructions annexes dans la 2e moitié du 19e siècle, dont deux accolées contre le corps en rotonde. A cette époque, le jardin n'est plus qu'une cour de service. Les écuries et remise occupaient au 18e siècle l'actuel n° 17, rue Malsou (l'arc de la porte cochère a été brièvement découvert lors d'une rénovation en 2005) : elles sont transformées en maison d'habitation vers 1891, elle-même surélevée une vingtaine d'années plus tard.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste, moellon, enduit, bossage, tuffeau, moyen appareil, appareil mixte

Matériaux de la couverture

Ardoise

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, 2 étages carrés, comble à surcroît

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Toit à longs pans, appentis, croupe, croupe ronde, pignon couvert, noue

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie, en charpente, suspendu

Commentaire descriptif de l'édifice

Hôtel constitué d'un corps principal de plan allongé en front de rue, complété sur le jardin postérieur (ou actuelle cour) d'un corps secondaire en retour, pour l'essentiel à usage de services. L'édifice comprend deux étages carrés et un comble à surcroît sous une couverture à longs pans et croupes. Il est en gros-oeuvre de schiste enduit, avec sur rue, travée centrale en tuffeau et bossages aux angles ; cette travée centrale renforcée, couronnée d'un fronton, forme l'axe de symétrie de l'élévation antérieure. Le corps sur cour, à un étage carré, est également à élévation ordonnancée, avec un avant-corps central cintré et couverture en croupe ronde s'appuyant sur un toit en appentis. L'escalier, traversant, est en maçonnerie pour le mur d'échiffre, puis à limon bois suspendu ; la 1ère volée comprend une rampe en fer forgé, puis à partir du premier étage, des balustres de bois. Le petit escalier dans le corps secondaire est en bois, à balustres.

Technique du décor des immeubles par nature

Ferronnerie, menuiserie

Indexation iconographique normalisée

Volute, feuille ; ornement à forme géométrique, acanthe, rosace

Description de l'iconographie

Le balcon sur rue et la rampe de la première révolution de l'escalier sont à motif de volutes autour d'une feuille centrale. Les vantaux du portail sont constitués de panneaux géométriques, dont des carrés sur pointe, des acanthe et rosace ornent montant et tympan de menuiserie.

Commentaires d'usage régional

Hôtel sans cour d'entrée (type C).

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1965/01/15 : inscrit MH partiellement

Précision sur la protection de l'édifice

Façade sur rue et toitures correspondantes ; escalier avec sa rampe ; lambris du premier étage (cad. 1980 AO 179) : inscription par arrêté du 15 janvier 1965.

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Élévation ; escalier ; lambris

Observations concernant la protection de l'édifice

Bel exemple d'ambiguïté typologique à la fin de l'Ancien Régime, la forme de cet hôtel annonçant le 19e siècle. Seuls ici, la présence de communs contigus à la demeure, un raffinement plus grand de la façade et une ampleur donnée au vestibule et à l'escalier permettent de considérer cet édifice comme un hôtel, alors que sa morphologie est en tout point comparable à celle d'une maison de notable contemporaine. La qualité de la façade sur rue et de l'escalier en fait l'une des belles demeures d'époque Louis XVI à Angers.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1979

Date de rédaction de la notice

2005

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Letellier-d'Espinose Dominique, Biguet Olivier

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Pays de la Loire - Centre de ressources
1, rue de la Loire - 44966 Nantes cedex 09 - 02.28.20.54.70

Hôtel Mauvif de Montergon
Hôtel Mauvif de Montergon
© Région Pays de la Loire - Inventaire général, ADAGP
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