Hôtel Marcouault, puis Du Guesclin

Désignation

Dénomination de l'édifice

Hôtel

Appelation d'usage

Hôtel Marcouault ; Hôtel Du Guesclin

Titre courant

Hôtel Marcouault, puis Du Guesclin

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Maine-et-Loire (49) ; Angers ; 1 rue de l'Hommeau

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Angers intra-muros

Canton

Angers Nord

Lieu-dit

Centre-ville (quartier)

Adresse de l'édifice

Hommeau (rue de l') 1

Références cadastrales

1840 G 487, 1980 AO 209, 1999 AO 458

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Cour, communs, puits

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Milieu 16e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

4e quart 17e siècle, 1ère moitié 18e siècle, 4e quart 18e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1554

Commentaires concernant la datation

Porte la date

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Marcouault Mathurin (commanditaire)

Description historique

L'édifice est construit au milieu du 16e siècle en deux campagnes très rapprochées qui ont pû être datées par des études dendrochronologiques de la charpente : la partie ouest du grand corps de logis, à l'angle de la place de la Paix et de la rue de l'Hommeau, est élevé en 1548, tandis que sa partie orientale ainsi que le haut pavillon (celui-ci daté sur deux cartouches) sont édifiés en 1554. Cette dernière date est par ailleurs portée sur deux cartouches sculptés du pavillon, l'un sur la corniche côté rue de l'Hommeau, l'autre sur la poutre-maîtresse de la pièce du rez-de-chaussée. Des chaînages, au centre du grand corps de logis, tant côté cour que côté place de la Paix, confirment cette édification en deux phases. C'est précisément en 1554 que la propriété fait l'objet d'une vente par Pierre Audouin, chapelain de l'église de la Trinité, au profit de Mathurin Marcouault, prêtre portant le titre de maître principal régent au collège d'Anjou en l'université d'Angers. De ce fait, la première campagne de construction serait effectuée du temps du chapelain, tandis que la seconde campagne, plus monumentale avec rhabillage probable de la partie initiale, reviendrait au régent du collège d'Anjou. Intérieurement, plusieurs éléments remontent au milieu du 16e siècle, l'escalier en vis, une cheminée, une grande salle voûtée, les plafonds sculptés du pavillon, une porte avec son chambranle en bois. Des remaniements interviennent dans la 2e moitié du 17e siècle, surhaussement du plafond du premier étage dans la partie orientale du grand corps de logis, installation de nouvelles cheminées, création d'un escalier extérieur dans un petit corps à cage ouverte formant logette à l'étage. L'appellation actuelle d'hôtel Du Guesclin est liée à son acquisition par héritage au début du 18e siècle par le mousquetaire René-Olivier Du Guesclin, membre de la célèbre famille bretonne (l'hôtel reste dans cette famille jusqu'à la Révolution). Dans le 4e quart de ce siècle, un salon est aménagé au rez-de-chaussée du corps principal, dont témoigne la cheminée avec peinture (étudiée). Les communs en fond de parcelle sont remaniés et agrandis dans la 2e moitié du 19e siècle ; ils ont été considérablement réduits dans les années 1980. Dans le courant du 20e siècle, l'hôtel a subi quelques percements et simplifications de fenêtres et de lucarnes.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste, moellon, enduit partiel, tuffeau, moyen appareil

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan régulier en L

Description de l'élévation intérieure

1 étage carré, comble à surcroît

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, pignon découvert, toit en pavillon, noue, appentis

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, escalier en vis sans jour, en maçonnerie, escalier hors-oeuvre : escalier en vis sans jour, cage ouverte, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Hôtel constitué d'un grand corps de logis et d'un pavillon en retour, à l'angle d'une rue et d'une place, les élévations antérieures tournées vers la cour accessible par un portail adjacent au pavillon, sur la rue. Le gros-oeuvre est en schiste, à un étage carré et comble à surcroît. Les élévations sont à travées et côté place de la Paix avec un rythme alterné de baies et demi-baies. Les couvertures du grand corps de logis sont à longs pans et pignons découverts, le corps en retour massé est couvert d'une toiture très aiguë en pavillon. L'escalier principal est dans-oeuvre, une vis à noyau carré en tuffeau. Un escalier secondaire, hors-oeuvre, est accolé contre l'extrémité du corps de logis, une vis également en tuffeau dans une cage ouverte. Une pièce voûtée d'un berceau segmentaire en tuffeau occupe la partie droite du rez-de-chaussée du grand corps de logis.

Technique du décor des immeubles par nature

Peinture (étudiée dans la base Palissy), sculpture, sculpture (étudiée dans la base Palissy), menuiserie, menuiserie (étudiée dans la base Palissy)

Indexation iconographique normalisée

Cuir découpé, masque, humain fabuleux, volute, chute ; rinceau ; pilastre, fronton, ornement à forme géométrique

Description de l'iconographie

Les fenêtres d'étage du pavillon présentent, côté rue (très dégradé) et côté cour, un décor sculpté constitué de grands cuirs découpés formant allège, des masques d'humains fabuleux et des volutes ornées de chutes de fruits ponctuant les angles des ouvertures. La corniche du même pavillon est agrémentée côté rue d'une frise de rinceaux, elle aussi fortement altérée. Dans la salle du rez-de-chaussée à l'angle de la rue et de la place, est conservée - mais plus à sa place d'origine - une porte dont le chambranle est formé de pilastres cannelés qui soutiennent un fronton triangulaire, le vantail est à panneaux géométriques.

Commentaires d'usage régional

Hôtel à cour antérieure (type A).

État de conservation (normalisé)

Restauré

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

1965/06/09 : inscrit MH partiellement

Précision sur la protection de l'édifice

Hôtel Du Guesclin (cad. 1980 AO 209) : inscription par arrêté du 9 juin 1965. Pas de précision sur les parties protégées : probablement les façades sur rue et toitures correspondantes.

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Élévation ; cheminée

Observations concernant la protection de l'édifice

Cet hôtel appartient à une famille architecturale de la Seconde Renaissance très typée et homogène, par la conception générale (corps de logis et pavillon) , par la sobriété des élévations reposant essentiellement sur la modénature des ouvertures, des bandeaux et corniches. En revanche, la décoration sculptée des fenêtres et corniches du pavillon, dans le style maniériste, est une particularité originale. Précisément daté, cet édifice constitue de plus un repère précieux pour les débuts de la Renaissance classique en Anjou. A cette époque, les notables préféraient s'établir dans le riche quartier administratif de la place des Halles (Louis-Imbach) , d'où l'intérêt de cet hôtel qui bordait l'ancien cimetère des pauvres (place de la Paix) dans le quartier populaire de la Doutre.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1979

Date de rédaction de la notice

1991

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Letellier-d'Espinose Dominique, Biguet Olivier

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Pays de la Loire - Centre de ressources 1, rue de la Loire - 44966 Nantes cedex 09 - 02.28.20.54.70

Hôtel Marcouault, puis Du Guesclin
Hôtel Marcouault, puis Du Guesclin
© Région Pays de la Loire - Inventaire général, ADAGP
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