Hôtel dit maison de la Voûte, puis couvent de Pénitentes

Désignation

Dénomination de l'édifice

Hôtel, couvent

Genre du destinataire

De pénitentes

Vocable - pour les édifices cultuels

Sainte-Madeleine

Appelation d'usage

Maison de la Voûte ; couvent des Pénitentes

Titre courant

Hôtel dit maison de la Voûte, puis couvent de Pénitentes

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Maine-et-Loire (49) ; Angers ; 21, 23 boulevard Descazeaux

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Angers intra-muros

Canton

Angers Nord

Lieu-dit

Centre-ville (quartier)

Adresse de l'édifice

Descazeaux (boulevard) 21, 23

Références cadastrales

1840 K 230, 231, 258, 259, 1980 HL 143, 1999 HL 143

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Cour, église

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 15e siècle, 1ère moitié 16e siècle, milieu 17e siècle, 1ère moitié 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

Milieu 16e siècle, 4e quart 16e siècle

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Biardeau Pierre (habitant célèbre)

Description historique

L'édifice appartenait dès le 15e siècle à l'abbaye Saint-Nicolas et servait de refuge intra-muros à ses moines. Il est alors connu sous le nom de maison de la Voûte (d'après source). Le corps de logis droit est bâti dans le dernier quart du 15e siècle, le corps de logis central et le corps de passage date de la 1ère moitié du 16e siècle. La tour d'escalier appartient pour l'essentiel à la première campagne et présente des traces de remaniements peut-être liées à un bâti plus ancien. La chambre haute de la tour est plus tardive, du milieu du 16e siècle. Le portail du corps de passage présente un décor de bossages du 4e quart du 16e siècle. A cette époque, les moines les religieux se dessaisissent de ce logis qui connaît plusieurs propriétaires, dont le sculpteur Pierre Biardeau. En 1640, la communauté des pénitentes ou des repenties y établit son couvent et procède à d'importantes extensions attestées par un plan de 1808. L'église dédiée à Sainte-Madeleine, du milieu du 17e siècle, est alors déjà remaniée et agrandie à l'emplacement du choeur. Lorsque l'édifice est transformé en hospice et prison, des aménagements sont effectués par Louis François dit François Père et Ferdinand Lachèse dans la 1ère moitié du 19e siècle. La plupart des bâtiments sont emportés par le percement du boulevard Descazeaux vers 1860 : seul subsiste le logis de la Voûte, propriété de la ville depuis 1856, qui fait l'objet d'une première restauration dans le 2e quart du 20e siècle, puis d'une seconde en 1991.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste, moellon sans chaîne en pierre de taille, moellon, enduit partiel, tuffeau, moyen appareil, bois, pan de bois, brique, bossage, appareil mixte

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan allongé

Description de l'élévation intérieure

1 vaisseau, sous-sol, en rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble, comble à surcroît

Typologie du couvrement

Voûte en berceau segmentaire

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, noue, toit polygonal, toit conique, pignon découvert, pignon couvert

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier hors-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

L'hôtel des Pénitentes est composé de trois corps de logis, les deux principaux sur une cour antérieure, le troisième à usage de porterie, aujourd'hui tronqué, le long d'une ancienne rue qui n'existe plus (rue des Pénitentes). Les deux corps sur cour s'articulent autour d'une tour d'escalier en vis hors-oeuvre en pierre, celui de droite est à un étage carré et étage de comble, celui de gauche, le grand corps central, est en rez-de-chaussée surélevé et comble à surcroît. Le gros-oeuvre est en schiste sauf la chambre haute de la tour d'escalier et son petit escalier d'accès qui sont en tuffeau. Les couvertures sont à longs pans et pignons découverts ; la tour d'escalier est à toit polygonal. Le corps anciennement sur rue, qui est le corps gauche sur la cour, est à un étage carré, en schiste, sauf le premier étage de la porterie, en tuffeau, et le premier étage de son élévation postérieure sur cour, en pan de bois et hourdis en brique. Les deux échauguettes de la porterie, ainsi qu'une troisième à l'angle d'un des deux grands corps, sont à couverture conique.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture (étudiée dans la base Palissy), sculpture, menuiserie

Indexation iconographique normalisée

Colonne, torsade, pinacle, quadrilobe, armoiries ; pilastre, candélabre peuplé, rosace, médaillon, homme : en buste, tête : homme, animal fabuleux, coquille, feuillage ; pointe de diamant ; ornement à forme géométrique, losange ; plis en serviette

Description de l'iconographie

La travée gothique du corps droit est cantonnée de colonnes torsadées et de membres verticaux à pinacles, des réseaux, dont des quadrilobes avec armoiries martelées, garnissent les allèges. Les fenêtres et lucarnes du grand corps central sont à pilastres à candélabres ou à colonnettes ornées de différents motifs, torsades, chaînes, quadrillages losangés à rosaces, des animaux fabuleux animent les couronnements des lucarnes. Deux médaillons, un homme en armure en buste, une tête d'homme casquée, ornent respectivement une allège et un fronton de lucarne. Une coquille constitue le fronton d'une troisième lucarne. Ce décor se retrouve simplifié, pilastres à candélabres, torsades, frises feuillagées, à la fenêtre et à l'échauguette du pignon sur rue de ce même corps. Le portail d'entrée, en partie basse de la porterie, est à encadrement de pointes de diamant. La cheminée dans le comble du grand corps central présente un manteau à décor de motifs géométriques et de grands losanges à rosaces. Des volets à plis en serviettes ferment une fenêtre sur cour du corps d'entrée.

Commentaires d'usage régional

Hôtel à cour antérieure (type A).

État de conservation (normalisé)

Restauré

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1902/08/01 : classé MH

Précision sur la protection de l'édifice

Hôtel des Pénitentes (cad. 1980 HL 143) : classement par arrêté du 1er août 1902.

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Élévation ; portail ; escalier ; voûte ; cheminée ; charpente

Observations concernant la protection de l'édifice

Un des principaux hôtels gothique et Renaissance à Angers, auquel est attachée l'histoire pittoresque d'un refuge urbain pour l'abbaye Saint-Nicolas située à proximité, hors les murs. Les éléments Première Renaissance relèvent essentiellement d'embellissements d'autant plus intéressants que cette période stylistique est peu représentée à Angers, hors le célèbre hôtel de Pincé. A signaler particulièrement les encadrements de fenêtres et les lucarnes, la cheminée de la grande salle, la porterie à la manière d'un châtelet pseudo-militaire (son portail à pointes de diamant est sans équivalent localement). La charpente du grand corps est un remarquable exemple de charpente gothique finissante, et couvre un comble à surcroît, un des plus anciens identifiés.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1980

Date de rédaction de la notice

1991

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Letellier-d'Espinose Dominique, Biguet Olivier

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Pays de la Loire - Centre de ressources
1, rue de la Loire - 44966 Nantes cedex 09 - 02.28.20.54.70

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Façade nord sur cour
Façade nord sur cour
© Ministère de la Culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, diffusion RMN-GP
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