Hôtel du Perray, puis de Gohin

Désignation

Dénomination de l'édifice

Hôtel

Appelation d'usage

Hôtel du Perray ; Hôtel de Gohin

Titre courant

Hôtel du Perray, puis de Gohin

Localisation

Localisation

Pays de la Loire ; Maine-et-Loire (49) ; Angers ; 21 à 29 rue Chevreul

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Angers intra-muros

Canton

Angers Centre

Lieu-dit

Centre-ville (quartier)

Adresse de l'édifice

Chevreul (rue) 21 à 29

Références cadastrales

1840 H2 701 à 703, 1980 BV 93, 104, 1999 BV 93

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Cour

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 16e siècle, 1er quart 18e siècle, 1ère moitié 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

2e moitié 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1570

Commentaires concernant la datation

Porte la date

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Gohin de la Cointerie René (commanditaire)

Description historique

L'hôtel est construit à la fin du 3e quart du 16e siècle pour l'abbesse du Perray aux Nonnains (abbaye cistercienne située sur la commune voisine d'Ecouflant, propriétaire de ce fonds depuis le 15e siècle) : les lucarnes sur cour - refaites au 18e siècle - présentent encore symboliquement la date 1570. L'appellation en usage restait encore au 18e siècle l'hôtel du Perray, en souvenir de son occupation primitive. Mais dès la fin du 16e siècle, cet édifice appartient à François de la Coussays, sieur de Longueville. Datant de ce dernier tiers du siècle, une galerie rythmée de pilastres à chapiteaux doriques formait retour à droite sur la cour. De l'escalier primitif, en retour sur la cour, ne subsiste plus que le volume de la tour. L'hôtel passe en 1609 à la famille Vollaige de Cierzay qui le garde jusqu'au début du siècle suivant.
Pendant le 18e siècle, c'est la propriété de la famille de Gohin qui le conserve jusqu'à la Révolution, où il est saisi comme bien national ; René de Gohin de la Cointerie, lieutenant particulier criminel et assesseur civil en les sénéchaussée et présidial d'Angers, y effectue d'importants remaniements dans le 1er quart du 18e siècle : réfection de l'escalier principal intégré dans le logis, reconstruction de l'aile gauche avec remploi de maçonnerie en tuffeau et retraitement de l'ensemble des baies.
Au début du 19e siècle, le fonds de la propriété qui comprenait un jardin situé à l'actuel n°19 (H2 705, 706 du cadastre 1840) , est réduit et prend sa configuration actuelle. L'accès à l'édifice est déplacé de la rue David d'Angers à la rue Chevreul, alors récemment percée : il s'effectue désormais par une aile neuve à deux étages carrés doublant extérieurement la galerie. Cette dernière subsiste intacte sur le plan cadastral de 1840. Dans la 2e moitié du 19e siècle, l'extension de l'aile d'entrée, rue Chevreul, en fait disparaître la plus grande partie. A cette époque, l'aile gauche du logis est surélevée et son escalier est reconstruit en bois. C'est dans le 2e quart du 20e siècle que les deux travées restantes de la galerie sont détruites au profit d'une nouvelle augmentation sur cour de l'aile d'entrée, pastichant l'élévation du corps principal. Une restauration générale de l'hôtel a lieu en 1987, avec uniformisation de la toiture de l'aile d'entrée.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Schiste, moellon, enduit, tuffeau, moyen appareil, appareil mixte

Matériaux de la couverture

Ardoise

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés, comble à surcroît

Typologie du couvrement

Voûte en berceau segmentaire, voûte d'arêtes, voûte en pendentifs, voûte en arc-de-cloître, voûte en demi-berceau

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, toit en pavillon, pignon découvert, pignon couvert, croupe, noue

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie, suspendu, escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente, suspendu

Commentaire descriptif de l'édifice

L'hôtel est constitué d'un corps de logis principal le long de la rue David-d'Angers, mais son élévation antérieure est orientée sur une cour intérieure, accessible par un passage couvert qui originellement était inclus dans ce corps (aujourd'hui, l'entrée dans la cour s'effectue par un autre passage couvert, rue Chevreul). Ce corps de logis est à rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et comble à surcroît sous un toit à longs pans et pignons découverts. Les élévations, à travées, sont en schiste enduit. Précédé d'un vestibule, l'escalier est dans-oeuvre, avec voûtes rampantes et en arc-de-cloître, à jour suspendu, muni d'une rampe en ferronnerie. Le sous-sol présente une cuisine couverte d'une voûte de structure mixte : voûte en pendentif sur trois côtés, voûte d'arêtes côté rue. D'autres parties du sous-sol sont en berceau segmentaire. Egalement à rez-de-chaussée surélevé et un étage carré, l'aile latérale gauche (est) présente une élévation antérieure en tuffeau, avec - à la jonction du corps principal - un pavillon d'escalier (refait intérieurement). L'aile latérale droite (ouest) , le long de la rue Chevreul, à deux étages carrés, en tuffeau sur rue, en schiste sur cour, occupe l'emplacement de la galerie du 16e siècle.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture, menuiserie

Indexation iconographique normalisée

Ordre dorique, pilastre ; ornement à forme géométrique

Description de l'iconographie

Des pilastres cannelés à chapiteaux doriques ornaient la façade de la galerie. Les vantaux des portes sont constitués de vigoureuses moulurations quadrangulaires.

Commentaires d'usage régional

Hôtel à cour intérieure (type B).

État de conservation (normalisé)

Restauré

Protection et label

Eléments remarquables dans l'édifice

Escalier ; voûte

Observations concernant la protection de l'édifice

Edifice inédit par sa configuration : malgré les importants remaniements, le parti de l'hôtel à cour intérieure y est encore bien décelable, avec façade principale et système distributif tournant le dos à la rue, accessible par un passage couvert aménagé dans le corps même du logis. Cette formule, ici employée pour la première fois dans un hôtel de la Renaissance, est plus connue aux 17e et 18e siècles, mais reste néanmoins marginale. Deux éléments sont plus particulièrement remarquables : une cave d'origine mêlant voûte en pendentifs et voûte d'arêtes (cas unique) , et l'escalier principal construit au 18e siècle, à voûtes suspendues (rare à Angers pour les hôtels).

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1975

Date de rédaction de la notice

1991

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Letellier-d'Espinose Dominique, Biguet Olivier

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Pays de la Loire - Centre de ressources
1, rue de la Loire - 44966 Nantes cedex 09 - 02.28.20.54.70

Hôtel du Perray, puis de Gohin
Hôtel du Perray, puis de Gohin
© Région Pays de la Loire - Inventaire général, ADAGP
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