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Plateforme ouverte du patrimoine

Château du Boy

Désignation

Dénomination de l'édifice

Château

Titre courant

Château du Boy

Localisation

Localisation

Occitanie ; 48 ; Lanuéjols

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Valdonnez

Canton

Mende Sud

Lieu-dit

Boy (le)

Références cadastrales

1986 D1 596 ; 2017 D 731

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Ferme ; parc ; cour

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

14e siècle (?) ; 17e siècle ; 18e siècle ; 20e siècle

Description historique

Le Mas del Boy est mentionné pour la première fois au 13e siècle. Le domaine agricole est sans doute à l'origine du nom curieux porté par l'édifice (Boy étant une déformation de bouvier). Possession du baron du Tournel en 1307, le château aurait été fortifié en 1369. L'élévation nord présente des vestiges qui peuvent dater du 14e siècle : deux tours et une baie à remplage gothique. Les travaux de modernisation engagés en 1943 auraient mis à jour les fondations sur pilotis de la construction médiévale et les anciennes douves. Ruiné pendant les Guerres de Religions il est réparé et peut être agrandi à la fin du 16e siècle ou au début du 17e siècle où l'on construit peut-être la galerie intérieure. Pierre Charles de Morangiès, époux de Louise de Chateauneuf-Randon, héritière de la baronnie du Tournel (1726), transforme le château à partir de 1758. C'est sans doute à lui qu'il faut attribuer l'initiative de la construction de la façade ouest, mais l'aménagement et le décor du "salon doré" connu par un photographie ancienne, pourraient dater de la première moitié du 17e siècle . En 1805, Alexandre-Paul de Châteauneuf-Randon vend le château à Dominique Eymard de Jabrun ; à la mort de ce dernier le château est à nouveau vendu en 1812 à un propriétaire de Marvejols, Jacques-Jean-Louis-Simon Malafosse. Le mobilier est en partie dispersé ou transféré par la famille Malafosse dans son hôtel de Marvejols. A la fin du 19e siècle la grande cheminée et le décor sculpté du "salon doré" sont vendus semble-t-il aux Etats-Unis d'Amérique. Vers 1920 le château devient propriété du sénateur Louis Bringer qui en donne la jouissance puis l'entière propriété à l'institution de la Providence pour l'établissement d'une maison d'enfants et d'un préventorium. Construction à partir de 1943 d'un nouveau bâtiment avec un solarium à l'emplacement d'une partie ruinée au sud-est du château. Les bâtiments de la ferme, situés à l'arrière ne semblent pas être antérieurs au 18e siècle

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire ; moellon ; tuf ; pierre de taille

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan carré régulier

Description de l'élévation intérieure

2 étages carrés

Typologie du couvrement

Voûte en berceau

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Toit à longs pans ; croupe ; toit conique

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre ; escalier en vis sans jour

Commentaire descriptif de l'édifice

Situé dans la vallée de la Nize, le château et son parc sont complètement isolés au milieu des prairies à environ un kilomètre et demi du village. Il est formé d'un bâtiment à quatre corps entourant une cour carrée. Chaque corps comprend deux étages carrés sur rez-de-chaussée voûté en berceau. La galerie voûtée du rez-de-chaussée et celles des deux niveaux qui la surmontent ont sans doute été plaquées sur des élévations plus anciennes englobant les deux cages d'escalier polygonales qui contiennent les escaliers en vis desservant les différents niveaux. Le gros-oeuvre est fait de tuf calcaire ; les toits à croupe des corps de bâtiment et les toits coniques des cages d'escalier sont couverts lauzes de schiste. La ferme située au sud du château comprend deux bâtiments : un très grand corps de logis à deux étages carrés sur un rez-de-chaussée abritant des bergeries ; l'accès au premier étage se fait par deux escaliers extérieurs ; le toit à demi-croupe est couvert de schiste. Le deuxième corps de bâtiment est une grange-étable de grandes dimensions ; un escalier extérieur mène à la porte haute de la grange. Logis et grange-étable sont construits dans un appareil de moellons calcaires, équarris et assisés comme on en trouve sur le causse

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1943/12/17 : inscrit MH partiellement

Précision sur la protection de l'édifice

Inscription M.H. des façades et toitures sur la cour intérieure

Référence aux objets conservés

IM48000573 ; PM48001210

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété d'une personne morale

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1996

Date de rédaction de la notice

1996

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Grandjouan Marie-Sylvie

Cadre de l'étude

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional Occitanie - Direction de la Culture et du Patrimoine - Service Connaissance et Inventaire des Patrimoines 22, bd Maréchal Juin 31406 Toulouse cedex 9 - Espace Capdeville, 417 Rue Samuel Morse, 34000 Montpellier - 05.61.39.62.47

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