Commentaire descriptif de l'édifice
Le four à deux galeries parallèles constitue un bâtiment à part entière. Taluté sur les grands côtés pour épauler les voûtes, il mesure 18,20 m de long, 8,20 m de large et 2,65 m de haut. A sa base, de part et d'autre, sont disposées 6 ouvertures régulièrement espacées couvertes de pleins cintres rampants en rétraction dans la voûte. Au-dessus du cintre des portes, sur un bandeau en bois matérialisant également le niveau de l'étage des cuiseurs, sont inscrits à la peinture blanche des chiffres jusqu'au nombre de douze correspondant au nombre de portes de chargement des produits à cuire. Quatre portes de chargement sont murées de chaque côté ; les portes numérotées 2, 4, 9, 11 sont ouvertes pour le chargement. Les deux galeries intérieures parallèles mesurent chacune 16,20 m de long, 2,15 m de large et 2,27 de haut. On compte dans la voûte en berceau en plein cintre 13 rangées parallèles d'ouvertures réparties trois par trois : l'une circulaire se situe au niveau de la clé de voûte (diamètre 21,5 cm), les deux autres au profil elliptique (diamètre 26 cm) précèdent la retombée de la voûte. Entre ces rangées d'ouvertures, ont été percés, de façon irrégulière au niveau de la clé de voûte, des puits circulaires ; on en compte 7 dans la galerie orientée au sud ; ils servaient à contrôler la température en y introduisant des cannes pyrométriques. La structure du four supporte une toit à longs pans couvert de tuiles plates mécaniques reposant sur deux rangées de 6 piliers de briques reliés entre eux par des petits murets. Autrefois des murs en brique s'élevaient entre les piliers pour protéger le dessus du four : on en voit encore des vestiges côté nord. Sur le mur pignon est, sont aménagés, à la base dans la maçonnerie de la galerie orientée au sud deux foyers pour assurer l'allumage du four ; sur ce même pignon, cette fois pour la galerie orientée au nord ; on distingue une seule ouverture dont la fonction reste indéterminée. A l'opposé, à la base du pignon ouest autrefois recouvert d'un appentis, on trouve deux trappes (registres) destinées à régler le tirage du four. A l'étage, plus communément appelé l'étage des cuiseurs, situé au-dessus du four et couvert d'un lit de sable servant d'isolant sont disposées, par 3 pour chaque galerie, 13 rangées d'ouvertures coiffées de cloches séparées d'environ 1,20 m chacune que l'on soulevait pour introduire le combustible au fur et à mesure de l'avancée de la cuisson. Il subsiste en intégralité, sur le dessus du four entre les deux galeries, le système en métal de récupération de chaleur du four pour alimenter un séchoir situé à l'arrière dans un bâtiment aujourd'hui détruit et de même
subsiste quelques éléments du système d'alimentation au gaz (rampe centrale et injecteurs). Le four est relié à la cheminée par un carneau de près de 20 m.