Église paroissiale Saint-Sixte

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Sixte

Titre courant

Église paroissiale Saint-Sixte

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Lamothe-Fénelon

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Payrac

Références cadastrales

2010 C01 281

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e moitié 12e siècle, 14e siècle, limite 15e siècle 16e siècle

Description historique

L'église Saint-Sixte de Lamothe-Massaut, devenu au 18e siècle Lamothe-Fénelon, est un prieuré non conventuel de l'abbaye de Souillac au moins depuis le 13e siècle : Géraud de Massaut, moine de Souillac, en est le prieur en 1253 (Clary, 1986). Une partie de l'église romane subsiste, comprenant l'abside et peut-être une partie de l'élévation nord de la nef. Le plan de l'abside, avec un hémicycle outrepassé prolongé par une partie droite, a parfois conduit à proposer une datation haute, mais la qualité de l'appareil dont les pierres de taille sont posées sans joint ne permet pas de la placer avant la seconde moitié du 12e siècle.
C'est peut-être au 14e siècle que la façade occidentale a été reconstruite, et la nef élargie vers l'ouest, à peu près en même temps qu'ont été ajoutées les deux chapelles sud. La chapelle nord a quant à elle été reconstruite dans les années 1490, sans doute pour Jean de Salignac, seigneur du lieu, qui demande en 1497 à être enseveli dans la chapelle nouvellement bâtie de Notre-Dame-de-Pitié (Clary, 1986). Les fouilles archéologiques réalisées en 2011 dans la chapelle nord ont permis de découvrir les maçonneries d'une chapelle primitive antérieure à celle érigée par les Salignac, qui formait sans doute au 14e siècle un transept saillant avec la chapelle sud. La nef a été voûtée quelque temps plus tard, dans les dernières années du 15e siècle ou au début du 16e siècle. C'est aussi à ce moment-là que la porte ouest de la chapelle sud a été condamnée au profit d'une nouvelle porte créée dans l'élévation sud.
L'abbé Clary (1986) mentionne des réparations survenues en 1863, puis l'église fait l'objet de campagnes de restauration successives après son classement au titre des Monuments historiques en 1913.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, pierre de taille, moellon

Matériaux de la couverture

Tuile plate

Typologie de plan

Plan allongé

Description de l'élévation intérieure

3 vaisseaux

Typologie du couvrement

Cul-de-four ; voûte en berceau brisé ; voûte d'ogives

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe, croupe ronde

Commentaire descriptif de l'édifice

L'église se signale d'abord par sa haute façade, qui s'achève sur un clocher-mur en pignon triangulaire ; le portail est surmonté d'une rose et d'un rang de mâchicoulis qui rappelle ceux qui protègent les portails de Saint-Pierre de Gourdon ou de Castelfranc. Une tour polygonale disposée sur le côté dessert les niveaux supérieurs, comme à Castelfranc où elle est sans doute plus tardive.
L'irrégularité du plan traduit les différentes phases de reconstruction et l'agrandissement de l'église. Le mur nord de la nef est dans l'axe de l'abside romane, alors que le mur sud est biais, sans doute en raison de la reconstruction de la façade occidentale. Le décrochement du mur extérieur de la chapelle sud montre que celle-ci a été construite en deux temps : il s'agissait peut-être à l'origine de deux chapelles distinctes, qui auraient été réunies au moment de la création de la nouvelle porte au sud. La voûte de la nef a dû s'adapter à sa forme trapézoïdale et aux contraintes apportées par les arcs d'entrée des chapelles. La chapelle des Salignac est équipée d'une cheminée prise dans l'épaisseur du mur ouest.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture, peinture, peinture (étudiée dans la base Palissy)

Indexation iconographique normalisée

Tête humaine ; animal ; oiseau ; dragon ; agneau mystique ; litre funéraire ; armoiries

Description de l'iconographie

Les culots de la travée orientale de la chapelle sud sont sculptés de têtes humaines. Les deux culots médians de la nef portent l'un un dragon, l'autre un animal dévorant un oiseau. Sur les clefs de voûte de la nef sont représentés l'Agneau mystique et un écu lisse posé sur un réseau de fleurons.£Armoiries des Salignac de Lamothe-Fénelon sur les vestiges d'une litre funéraire subsistant à l'extérieur : d'or à trois bandes de sinople.

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1913/05/03 : classé MH

Référence aux objets conservés

IM46000821

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2005

Date de rédaction de la notice

2010

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles, Scellès Maurice

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire des églises médiévales)

Typologie du dossier

Dossier individuel

église paroissiale Saint-Sixte
église paroissiale Saint-Sixte
© Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; © Conseil départemental du Lot
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