Église paroissiale Saint-Vit

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Vit

Titre courant

Église paroissiale Saint-Vit

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Lamothe-Cassel

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Saint-Germain-du-Bel-Air

Lieu-dit

Puycalvel

Références cadastrales

2010 C02 352, 714

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Partie constituante non étudiée

Cimetière

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

12e siècle, 13e siècle, 4e quart 15e siècle, 1er quart 16e siècle (?)

Auteur de l'édifice

Tranqua sel (maçon)

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par travaux historiques

Description historique

L'église est sous l'invocation de saint Vit (L. Combarieu, 1881), probablement saint Avit. Si le portail en plein cintre à double ressaut permettrait de dater du 12e siècle les parties les plus anciennes de l'église, il est bien difficile de préciser ce qui est conservé de ce premier état : ainsi, le chevet lui-même n'est peut-être pas antérieur au 13e siècle. Il semble que l'édifice ait connu très tôt d'importants désordres, ce dont témoigne le déversement vers le nord de l'arc triomphal.
L'église est sans doute en mauvais état à la fin de la guerre de Cent ans. En 1485, Sébélie de Lagarde charge son mari Jean de Gauléjac, seigneur de Puycalvel, d'édifier une chapelle attenant à l'église, et d'en confier la construction au maçon dit Tranqua sel, de la Mostonie (commune de Frayssinet-le-Gélat), qui devra se conformer au plan contenu par le prix-fait établi par Bertrand Bodet, vicaire de Puycalvel (J. Lartigaut, 2001) : il s'agit probablement de la chapelle à deux travées qui forme bas-côté au nord, où les blasons peints successivement comportent un quartier aux armes des Gauléjac. La chapelle sud est construite à peu près au même moment, d'après le profil des nervures, alors que le voûtement de la nef n'est réalisé que plus tard, vers 1500 peut-être ou dans les premières décennies du 16e siècle.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, pierre de taille, moellon

Matériaux de la couverture

Tuile plate, tuile mécanique

Typologie de plan

Plan allongé

Description de l'élévation intérieure

2 vaisseaux

Typologie du couvrement

Voûte d'ogives ; voûte en berceau plein-cintre

Typologie de couverture

Toit à longs pans, appentis

Commentaire descriptif de l'édifice

L'église se compose de deux nefs accolées, dont les toitures à longs pans sont juxtaposées de part et d'autre d'un chéneau longitudinal, d'un chevet de plan barlong et d'une chapelle accolée au sud ; un clocher-mur est élevé entre l'abside et la nef, portant sur l'arc triomphal. Le portail, en plein cintre et à double ressaut, ouvre au sud sous un porche dont la couverture est commune avec la chapelle sud. La pierre de taille est employée pour le chevet et elle apparaît autour du portail ; elle est en remploi dans les élévations ouest et nord ; la chapelle sud est entièrement bâtie en moellon de calcaire. Les couvertures sont modernes.
Le choeur est couvert d'une voûte en berceau plein cintre, peu régulière (elle a peut-être été reconstruite) ; l'arc triomphal, au tracé brisé, retombe sur des impostes seulement chanfreinées. La chapelle nord, qui forme bas-côté, ouvre par deux grandes arcades sur la nef ; les nervures de ses voûtes d'ogives présentent le même profil prismatique que celle de la chapelle sud, et retombent sur des culots polygonaux. En revanche les nervures des croisées de la nef sont à double gorge et leurs culots sont en tronc de cône à tambours : l'absence de liaison avec les arcs de la chapelle nord montre qu'elles ont été construites dans un second temps. Les voûtes d'ogives de la nef et des chapelles sont dépourvues d'arcs formerets.

Technique du décor des immeubles par nature

Peinture

Indexation iconographique normalisée

Armoiries ; litre funéraire ; ornement végétal

Description de l'iconographie

Des blasons appartenant à une litre funéraire apparaissent sous l'enduit de la chapelle nord. Sur le mur est : écartelé, aux 1 et 2 (...), au 3 parti d'argent et de gueules (qui est de Gauléjac), au 4 (...). Sur le mur nord, travée ouest : tiercé en fasce, au 1 (...), au 2 en a (d'azur) à la bande d'or (qui est de Durfort-Boissières), en (...), au 3 en a parti d'argent et de gueules (qui est de Gauléjac), en (...), sur le tout gironné d'argent et de gueules de huit pièces (qui est de Cugnac). La lecture des blasons demande à être complétée. Les armoiries peintes au 19e siècle semblent en partie fausses. Des sondages réalisés dans les enduits par Sylvie Pontlevy ont montré la présence d'un décor peint comprenant sans doute des motifs végétaux.

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1927/06/28 : inscrit MH

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2005

Date de rédaction de la notice

2005

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles, Scellès Maurice

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire des églises médiévales)

Typologie du dossier

Dossier individuel

église paroissiale Saint-Vit
église paroissiale Saint-Vit
© Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; © Conseil départemental du Lot
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