Église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Pierre-ès-Liens

Titre courant

Église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Pescadoires

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Puy-l'Evêque

Références cadastrales

2011 A 76

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1ère moitié 12e siècle, 4e quart 12e siècle, 1er quart 19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

4e quart 18e siècle

Description historique

La première mention connue de l'église de Pescadoires apparaît avec la donation qui en est faite en 1037 par Calsan de Bélaye, son fils Guillaume et son neveu Grimoald à l'abbaye de Moissac ; une autre charte fait état de l'obit de Hugues, premier constructeur du prieuré de Pescadoires. En 1270, l'abbé Bertrand de Montaigu cède à l'évêque de Cahors le prieuré et l'église qui est dès lors à la collation épiscopale (Clary, 1986). L'église date en grande partie du 12e siècle, les différences d'appareil indiquant probablement des phases successives de construction, celle de la travée de choeur et de la tour qui la surmonte pouvant se situer dans la première moitié du siècle. Le dernier niveau du clocher a sans doute été ajouté à la fin du 12e siècle.
La façade ouest et son portail datent de 1773 (Conan, Maeyaert, 1998). La voûte et le clocher (?) s'écroulent en 1805, mais ce n'est qu'en 1822 que les réparations nécessaires sont faites : l'église est alors couverte de voûtes d'arêtes, les contreforts sont épaissis, et une sacristie est construite sur l'emplacement de l'ancien chevet (Conan, Maeyaert, 1998 ; Clary, 1986). Les deux chapelles latérales sont ajoutées en 1855 (Clary, 1986).

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, pierre de taille, moellon, tuf

Matériaux de la couverture

Tuile creuse, tuile plate

Typologie de plan

Plan en croix latine

Description de l'élévation intérieure

1 vaisseau

Typologie du couvrement

Voûte d'arêtes ; voûte en berceau ; coupole en pendentifs

Typologie de couverture

Toit à longs pans, toit à un pan, croupe, toit en pavillon

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Rien ne subsiste, semble-t-il, des bâtiments conventuels du prieuré moissagais qui ne pourraient être connus que par des fouilles archéologiques.
L'église romane est construite en pierre de taille et moellon soigneusement équarri, avec des différences de mise en oeuvre qui ont malheureusement été gommées en 2005 par le rejointoiement des élévations extérieures. Les chapelles du 19e siècle, en moellon de tout venant, étaient en revanche enduites. La nef, unique, est rythmée par des contreforts peu épais qui déterminent trois travées. Les traces d'arrachement visibles dans l'élévation occidentale montrent qu'elle a été amputée d'au moins une travée à l'ouest : à l'intérieur, les colonnes engagées qui n'existent qu'à cet endroit et l'escalier ménagé dans un surépaississement du mur nord laissent supposer l'existence d'une tour. Dans le comble de la nef subsistent les départs d'une voûte en berceau qui était soutenue par des arcs doubleaux retombant sur les pilastres des élévations latérales, dont les murs sont amincis grâce à des arcs d'applique.
Le chevet se composait d'une travée de choeur, sur laquelle s'élève la tour-clocher, et probablement d'une abside aujourd'hui détruite et dont ne subsistent plus que l'arc triomphal, pris dans la maçonnerie de fermeture, et les arrachements des murs et de la voûte. La travée de choeur était couverte d'une coupole sur pendentifs dont les vestiges sont conservés au-dessus de la voûte d'arêtes actuelle. Un escalier en vis, dont la cage en paroi mince fait saillie sur l'élévation extérieure, permet d'accéder à la tour-clocher, dont le dernier niveau se distingue à la fois par son appareil de pierre de taille, et par la forme et le décor de ses baies. Deux portes couvertes en plein-cintre et à arêtes vives donnaient directement accès à la travée de choeur, l'une au nord, l'autre au sud.
Quatre chapiteaux et trois modillons sculptés ont été placés dans les épaississements des contreforts. Si les modillons peuvent provenir de l'abside et de la partie disparue de la nef, la provenance des chapiteaux est inconnue : partie occidentale de la nef ou bien bâtiments conventuels ?

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture, peinture

Indexation iconographique normalisée

Tête ; homme ; ornement géométrique ; ornement animal ; ornement végétal ; fleur de lys

Description de l'iconographie

Les modillons de la corniche de la nef portent des têtes d'homme, des animaux et des ornements géométriques, des chapiteaux en remploi sont sculptés de figures humaines et de monstres. Les pendentifs de la coupole effondrée conservent les traces d'un décor végétal stylisé comprenant des fleurs de lys.

Protection et label

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2005

Date de rédaction de la notice

2005

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles, Scellès Maurice

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire des églises médiévales)

Typologie du dossier

Dossier individuel

église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens
église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens
© Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; © Conseil départemental du Lot
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