Château

Désignation

Dénomination de l'édifice

Château

Titre courant

Château

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Assier ; place du Château

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Livernon

Adresse de l'édifice

Château (place du)

Références cadastrales

1839 H1 392, 393, 394, 2013 H 703

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Partie constituante non étudiée

Cour, chapelle, communs, jeu de paume, moulin

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e quart 16e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

Limite 15e siècle 16e siècle (?)

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1535

Commentaires concernant la datation

Porte la date

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Ricard de Gourdon de Genouillac Jacques, dit : Galiot de Genouillac (maître d'ouvrage)

Lieu de conservation d'un élément architectural déplacé

Parties déplacées à : Ile-de-France, 75, Paris ; parties déplacées à : Royaume-Uni, Londres

Description historique

Jacques Ricard de Gourdon de Genouillac (1465-1546), dit Galiot, a hérité de sa mère, Catherine du Bosc, du quart de la seigneurie d'Assier, et c'est en tant que seigneur du lieu qu'il apparaît dans le dénombrement de 1504 ; à Assier, qu'il tient de l'abbé de Figeac, il possède alors colombier, moulins, fours, etc. et la moitié de la seigneurie avec toutes justices (L. d'Alauzier, 1984). Ancien page de Louis XI, écuyer de Charles VIII, Galiot de Genouillac devient maître de l'artillerie en 1512, sous Louis XII, participe aux guerres d'Italie et suit François Ier en captivité après la défaite de Pavie (1525). Il accumule charges et récompenses : sénéchal d'Armagnac en 1498, du Quercy en 1517, Grand écuyer de France en 1525... et enfin gouverneur de Languedoc en 1546, année de sa mort.
Galiot de Genouillac a progressivement acquis différents biens à Assier, et toute la seigneurie, les dernières acquisitions étant de 1518 et 1534 (L. d'Alauzier, 1975, p. 133, 135). G. Lacoste situait le début du chantier du nouveau château en 1524, sans citer de source ; bien qu'il considère que les achats de parts de la seigneurie puissent être des sources indirectes, B. Tollon retient que le chantier d'Assier et celui du château de Montal, peut-être commencé dès 1519, se sont probablement déroulés parallèlement : les différentes campagnes de travaux du château d'Assier seraient donc à placer entre 1520 et 1540, porte d'entrée et loggia étant mises en place en 1535, date gravée retrouvée en 1954 (Calmont, 1967).
Le château antérieur à la somptueuse construction de Galiot de Genouillac n'est connu qu'à travers la mention de la "tour del Sal". J. Depeyre (1958, p. 64) pensait pouvoir en reconnaître les vestiges dans les deux tours détachées du quadrilatère, à l'angle sud-ouest devant la tour dite "des archives", et à l'est, près du moulin, mais il faut plutôt y voir des ouvrages avancés dont la fonction serait cependant plus démonstrative que défensive. La "Tour des archives", en revanche, montre trois états successifs, dont le premier est antérieur aux travaux des années 1520-1540 mais ne peut être antérieur au milieu du 15e siècle : ce serait donc un premier château construit par Galiot, et qui aurait été en partie englobé dans le grand château Renaissance.
A la mort de Galiot de Genouillac, tous ses biens échoient à sa fille Jeanne, veuve de Charles de Crussol d'Uzès, dont les héritiers écartèlent leurs armes avec celles des Genouillac. Après la disparition de Jeanne, le château d'Assier est délaissé. En 1768, François-Emmanuel Crussol, duc d'Uzès, en vend les matériaux à un menuisier du village et en 1786, ce qui subsiste du dernier corps de logis est vendu à un avocat : les gravures des "Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France" en montrent les ruines en 1835. Des pierres sculptées se rencontrent éparses dans le village et ses environs (H. Viers, 1958, p. 159-160) ; des médaillons d'empereurs romains provenant des élévations sur cour se trouvent aujourd'hui dans les collections du Musée du Louvre et au Victoria and Albert Museum à Londres. Classé Monument historique en 1901, le château est devenu propriété de l'Etat en 1934.
Le moulin (notice J. Bonhôte). Placé juste en amont de la perte du ruisseau d'Assier, le moulin est vraisemblablement édifié à l'emplacement de l'ancien moulin médiéval, entre 1515 et 1524. La salle des meules, au rez-de-chaussée, comporte une cheminée en pierre de taille du 16e siècle ; encore en place, les quatre paires de meules et leurs mécanismes peu usagés datent d'une modernisation tardive vers 1880, tout comme, en soubassement, les quatre rouets en métal, et, à l'étage, des vestiges de renvois d'angle qui servaient notamment à faire tourner une scierie extérieure au moulin. Le moulin a cessé de fonctionner en 1914.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, grès, pierre de taille, moellon

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan rectangulaire régulier

Description de l'élévation intérieure

3 étages carrés, étage de comble

Typologie du couvrement

Voûte d'ogives

Typologie de couverture

Toit à longs pans, toit en pavillon, toit conique, dôme circulaire

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie, escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie hydraulique

Commentaire descriptif de l'édifice

Bien qu'aux trois-quarts disparu, le château d'Assier est bien connu grâce, en particulier, à des dessins de la collection Gaignières, réalisés vers 1680 et en 1692. Les bâtiments entouraient une cour centrale en formant un vaste quadrilatère flanqué aux angles de tours rondes couvertes en dôme. On a depuis longtemps relevé qu'Assier était encore dans la lignée des "châteaux de plaine" du Moyen Age.
Les constructions sont pour leur plus grande partie en moellons de calcaire noyés dans du mortier : il est probable que les élévations aient été enduites. Les toitures étaient en ardoise. La porte d'entrée monumentale était entièrement peinte et dorée (J. Calmont, 1967).
La "Tour des archives" a été transformée en véritable "tour à canon" par la construction d'une épaisse chemise destinée à des casemates de tir (B. Tollon, 1993).
Le bâtiment du moulin, à un étage, est en pierre.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Candélabre ; Hercule ; médaillon ; buste ; empereur ; armoiries ; salamandre

État de conservation (normalisé)

Vestiges, restauré

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1901/09/02 : classé MH

Précision sur la protection de l'édifice

Les restes du château et les parcelles de terrains avoisinantes (cad. H2 388p, 389p, 390p, 391 à 396, 401, 402, 403p, 404 à 408) : classement par arrêté du 2 septembre 1901

Précisions sur les éléments protégés

Moulin

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de l'Etat

Affectataire de l'édifice

Affecté au ministère chargé de la culture

Précisions concernant l'affectataire de l'édifice

Édifice géré par le CMN (Centre des Monuments Nationaux)

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2006

Date de rédaction de la notice

2013

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles, Scellès Maurice, Bonhôte Jérôme

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire de l'architecture civile médiévale)

Typologie du dossier

Dossier individuel

1/2
château
château
© Inventaire général Région Midi-Pyrénées
Voir la notice image