Château

Désignation

Dénomination de l'édifice

Château

Titre courant

Château

Localisation

Localisation

Occitanie ; Lot (46) ; Lavercantière

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Lot

Canton

Salviac

Références cadastrales

1835 B1 50, 2010 B01 440

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Partie constituante non étudiée

Terrasse en terre-plein, jardin d'agrément

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

13e siècle (?), 14e siècle (?), 3e quart 17e siècle, 18e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

15e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1659

Commentaires concernant la datation

Datation par source

Auteur de l'édifice

Francès Pierre (maçon)

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

G. Lacoste (1884) supposait que Lavercantière avait fait partie des places prises par Richard Coeur-de-Lion en 1188. La seigneurie appartenait aux Gourdon, qui, en 1401, l'avaient "autrefois" donnée au chapitre de la cathédrale de Cahors : en 1411, Pons de Gourdon rend hommage au chapitre de Cahors pour Lavercantière et autres lieux (G. Lacoste, 1885). En 1504, c'est Agnet de Gourdon qui est seigneur de Lavercantière (L. d'Alauzier, 1985). La seigneurie passe ensuite aux Lagrange, par le mariage, en 1528, de Michel de Lagrange et de Marquèse de Gourdon, unique héritière de Jean de Gourdon (G. Lacoste, 1886). Les Lagrange-Gourdon se maintiennent dans les lieux jusqu'à la Révolution.
Sous la réserve d'une étude de l'édifice, le château ne paraît pas conserver de vestiges antérieurs au 13e siècle : à première vue, l'état le plus ancien serait datable du 13e ou du 14e siècle. Seule une porte ornée d'une accolade témoigne encore de travaux réalisés après la guerre de Cent ans. Le corps principal est entièrement réaménagé, en conservant partie des maçonneries médiévales, vers 1659, date du contrat passé par Guillaume (ou Guyon) de Lagrange-Gourdon avec le maçon Pierre Francès pour les marches de l'escalier (M. Escat, B. Tollon, 1978). Les travaux sont interrompus, sans que l'on en connaisse la raison, et ce n'est qu'au 18e siècle, d'après la forme des fenêtres, que le corps de bâtiment ouest fait à son tour l'objet d'un réaménagement complet. Les bâtiments qui entouraient la cour, et qui figurent encore sur le plan cadastral de 1810, ne subsistent plus aujourd'hui qu'à l'état de vestiges.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, pierre de taille, moellon

Matériaux de la couverture

Tuile plate

Description de l'élévation intérieure

2 étages carrés

Typologie du couvrement

Voûte en berceau

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Bâti à proximité de l'église, le château se compose de deux corps de bâtiment en T et d'une vaste cour rectangulaire, au nord, qui était entourée de plusieurs bâtiments dont les fonctions et la chronologie demanderaient à être identifiées : le bâtiment nord, ruiné, conserve les traces d'une voûte et des archères au deuxième niveau.
L'aspect du logis est aujourd'hui celui d'une construction du 17e siècle pour le corps principal, et du 18e siècle pour le corps ouest. L'examen des élévations montre cependant que les maçonneries des bâtiments du Moyen Age ont été en partie conservées : dans l'élévation nord du corps principal, au rez-de-chaussée, une grande porte couverte d'un arc brisé a été surhaussée, et une porte ornée d'une accolade, percée dans une maçonnerie antérieure, apparaît au deuxième étage ; l'angle sud-est du corps ouest est chanfreiné en partie basse, et dans l'élévation est subsistent le piédroit d'une baie au niveau du premier étage et un linteau échancré en arc au niveau du deuxième étage.
Des pierres en attente à l'extrémité est du corps principal indiquent qu'une deuxième aile en équerre était prévue au 17e siècle. La porte d'entrée, rejetée sur le côté, est ornée de pilastres toscans. Elle donne accès à un grand escalier à volées droites et mur noyau, ainsi placé à la jonction des deux corps de bâtiment dont il dessert les étages.
Une terrasse haute est plantée d'une rangée de tilleuls.

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1991/09/16 : inscrit MH partiellement

Précision sur la protection de l'édifice

Façades et toitures ; salle dite des Gardes au rez-de-chaussée ; escalier principal (cad. B 440) : inscription par arrêté du 16 septembre 1991.

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2007

Date de rédaction de la notice

2013

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Séraphin Gilles, Scellès Maurice

Cadre de l'étude

Enquête thématique départementale (inventaire préliminaire de l'architecture civile médiévale)

Typologie du dossier

Dossier individuel

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© Inventaire général Région Midi-Pyrénées ; © Conseil départemental du Lot
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