Description historique
La chapelle Saint-Nicolas est attestée dès 1139 comme une possession de l'abbaye Notre-Dame de Beaugency par une bulle du pape Innocent II. Elle a certainement été construite à la suite de l'édification de la seconde enceinte de la ville entre 1118 et 1130 (voir dossier fortification d'agglomération : IA45000174). Elle fut transformée en église paroissiale en 1471 après l'agrément de Sixte IV, suite à la demande de Dunois, en 1467, qui considérait que la ville de Beaugency s'étant accrue et augmentée en nombre d'habitants, la paroisse Saint-Firmin ne pouvait recevoir tout le monde. A cette occasion, elle fut agrandie et terminée en 1479, puis consacrée le 6 décembre de la même année, jour de la saint Nicolas, par Jean Pilory, évêque de Bethléem et général de l'ordre de Notre-Dame de l'Etoile, par permission de François, évêque d'Orléans. En 1530, Jean d'Orléans-Longueville, seigneur de Beaugency, fit construire la tour sud de la façade ouest de l'église. En 1550 on commença un nouveau portail dressé jusqu'à la frise du rez-de-chaussée. Le reste de l'élèvation occidentale ne fut jamais achevé en raison des guerres de religion. En 1567 ou 1568, l'édifice est incendié par les protestants à l'instar des autres églises de la ville. Entre 1606 et 1611, elle est réédifiée, charpentée et couverte. La flèche de la croisée fut refaite après 1738 par l'abbé Gédoyn, abbé de l'église Notre-Dame, après sa destruction par la foudre le 18 juillet 1737. Finalement, suite à la Révolution, elle fut détruite vers 1800. Néanmoins, le mur sud de la nef et le bras sud du transept ainsi que le piédroit gauche d'une porte, qui pourrait être celui de la porte d'entrée du cimetière entourant primitivement l'église, sont actuellement conservés. Le mur, encore en place, marque actuellement la limite entre les propriétés des 52 et 54, rue des Querres. Un plan de Levesque de 1750 situe précisément l'implantation de l'église dans le bourg et nous indique qu'elle avait un plan en croix et une nef à double bas-côté. Une plaque portant une inscription en partie lisible, qui devait se trouver primitivement dans l'église ou le cimetière, est incrustée dans une souche de cheminée de la propriété sise 19, rue de Chambord.