Église paroissiale Saint-Firmin

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Firmin

Titre courant

Église paroissiale Saint-Firmin

Localisation

Localisation

Centre-Val de Loire ; Loiret (45) ; Beaugency ; place Saint-Firmin

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Beaugency

Adresse de l'édifice

Saint-Firmin (place)

Références cadastrales

1828 A 520 ; 1981 F 885

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e quart 16e siècle ; 4e quart 16e siècle

Auteur de l'édifice

Duperrat Jean (maître maçon)

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Orléans-Longueville Jean d' (commanditaire)

Description historique

L'église Saint-Firmin fut à l'origine la seule église paroissiale de Beaugency. Elle est attestée le 2 février 1080 (n. st.) dans le cartulaire de l'abbaye de la Trinité de Vendôme. Vendue comme bien national elle fut détruite en 1793 à l'exception de la tour-porche occidentale. On ne conserve de la période romane qu'un vestige de baie près de l'angle sud-ouest du bras sud de l'ancien transept visible sur le mur de l'actuel presbytère de l'église Notre-Dame. On voit également, dans le grenier de ce dernier, la partie inférieure occidentale de la fenêtre à remplage de sa façade sud. Une crypte, dédiée à Sainte Avoye, était disposée sous le choeur et ouvrait par une fenêtre dans la contrescarpe du fossé ouest du château avant son comblement. Le clocher-porche fut édifié par Jean d'Orléans-Longueville, seigneur de Beaugency, dont on voit les armes et le chapeau de cardinal sur la clef de la voûte du rez-de-chaussée. Elle fut donc commencée vers 1533, date de son accession au cardinalat, et achevée avant 1547, date où l'on apprend que les cloches furent descendues et remontées. L'église fut incendiée par les protestants en 1567 ou 1568 et reconstruite à partir de 1577 par Jean Duperrat, maître maçon balgentien, qui, en outre, édifia un bas-côté au nord de l'église et réalisa vraisemblablement la façade ouest correspondante dont la description nous a été laissée par Jacques-Nicolas Pellieux vers 1800. Il reste, quelques vestiges de cette période au revers de la façade orientale du clocher-porche.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire ; pierre de taille

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie du couvrement

Voûte d'ogives

Typologie de couverture

Toit en pavillon ; flèche polygonale

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Description de la façade ouest au nord par Pellieux avant sa destruction : "la façade étoit d'ordre dorique antique d'après les dessins du théâtre de marcellus à Rome ; l'architrave, la frise et la corniche étoient surtout admirées des connoisseurs ainsi que les niches saillantes d'ordre composite dans lesquelles étoient autrefois des statues du célèbre Bourdin ; mais ces statues ayant été brisées par les Huguenots, on leur en sustitua d'autres qui déshonoroient l'architecture [en fait Guillaume Bourdin travailla bien sur le chantier de l'église en 1577-1578, mais les archives la concernant s'arrêtant à 1578 et ne reprenant qu'en 1589, on ignore précisément s'il sculpta des statues pour la façade]. Le portail étoit d'ordre corinthien, son entablement travaillé dans le même goût, étoit appuyé sur quatre colonnes accouplées et cannelées ; au-dessus de ce portail et autour d'une vitre en rondeau, sur lequel étoit peint un soleil, on voyoit des bas-reliefs représentant les quatre Evangélistes. L'intérieur de cette partie de l'église répondoit à l'extérieur, mais tout le reste construit sans goût, sans ornement et à différentes reprises contrastoit tellement avec l'aile droite qu'il sembloit qu'on eut construit deux églises à côté l'une de l'autre, ce qui donnoit à cet édifice une largeur démesurée. Le lambris avoit 36 pieds de hauteur, l'église 144 pieds de longueur et 60 pieds de largeur". La tour porche présente une croisée d'ogives au rez-de-chaussée et une autre au-dessus du beffroi de charpente à 8 ogives. Elle est couverte d'un toit en pavillon tronqué surmonté d'une flèche. L'escalier en vis se dresse dans l'angle sud-est de la tour.

État de conservation (normalisé)

Vestiges

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1913/09/05 : classé MH partiellement

Précision sur la protection de l'édifice

Tour Saint-Firmin : classement par arrêté du 05 septembre 1913.

Référence aux objets conservés

IM45001048

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Tour porche

Observations concernant la protection de l'édifice

Grand intérêt de ce clocher-porche dont on connait le commanditaire et seul vestige conséquent de l'ancienne église Saint-Firmin.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2001

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Bontemps Daniel

Cadre de l'étude

inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Centre-Val de Loire - Service régional de l'Inventaire - 6 rue de la Manufacture 45000 Orléans – 02.38.70.25.06

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