Description historique
Langlochère aurait été un domaine rural exploité par une colonnie anglaise au Moyen Âge. Le plus ancien propriétaire connu était noble homme Christophe Langlois, seigneur de Langloischère, commissaire des guerres du Roi en 1577. Ce n'est plus maintenant qu'une ferme conservant la chapelle Saint-Jacques et le colombier du château disparu. Cette chapelle fut consacrée le 10 décembre 1604 par Monseigneur Gabriel de l'Aubespine, évêque d'Orléans. Sans doute fut-elle élevée à cette époque après la fin des guerres de Religion qui sévirent dans la région et virent la destruction de nombreux édifices religieux. La date de 1760, présente au-dessus de la porte d'entrée de la chapelle, correspond à la transformation de cette dernière aprés la permission, le 29 septembre 1759 de l'évêque d'Orléans d'y célébrer à nouveau la messe. Au-dessus de cette date se voit une pierre portant l'inscription : Ste Jacobe ora pro nobis. Du château, dont on ne connaît pas la date de construction, il ne reste que le plan-masse du cadastre napoléonien. Il fut détruit entre septembre 1841 et septembre 1843 par son propriétaire, monsieur Alfred-Marie de Gyvés. En 1774, mis à part, le château, la chapelle et le colombier, l'aile droite était composée d'un fournil et 2 granges dont l'une avait un pressoir. L'aile gauche comprenait un logis, une cuisine, une petite chambre, une grange, une écurie et une remise. Il y avait également un jardin (à son emplacement se trouve actuellement un parc enclos par un mur en moellon). En 1841, lors de la vente du château, la première aile comportait 3 granges dont l'une possédait un pressoir, une étable et un toit à porcs. L'autre aile se composait d'une chambre, une seconde chambre servant de cuisine, une grange, une écurie et un grenier au-dessus de l'ensemble. Il y eut donc peu de modifications entre ces 2 dates, surtout à gauche. La date 1858, visible sur l'imposte de la porte d'entrée du logis, correspond à la transformation de l'ensemble de l'aile gauche qui se poursuit maintenant jusqu'au colombier. En 1904, un bâtiment de dépendances fut élevé entre la chapelle et l'aile droite. Son rez-de-chaussée servait à entreposer le grain tandis qu'au sous-sol se trouvait le cellier. Depuis quelques années ce bâtiment et la chapelle ont été aménagés et transformés en gîtes ruraux. Dans le reste de l'aile, on trouvait il y a encore peu de temps, une étable et une grange où sont conservés un pressoir et un silo à grains en sous-sol édifié vers 1965/1970. En 1963, du côté des champs, l'aile fut élargit.