Personnalité liée à l'histoire de l'édifice
Chappuis de Villette, Marie (personnage célèbre) ; Richoud (commanditaire) ; Sachet, Alphonse (commanditaire)
Description historique
Depuis plusieurs années les montbrisonnais souhaitaient qu'une communauté d'enseignantes s'installe dans leur ville afin d'y éduquer les jeunes filles aristocratiques. Grâce au don de la famille Chappuis de Villette, le projet voit le jour et les Ursulines s'installent à Montbrison en 1629. Leur fondatrice, Marie Chappuis de Villette, jeune novice venue du couvent de Saint-Chamond apporte en dot cinq mille livres pour la construction du couvent. Situé au pied de la butte castrale, l'édifice est bâti sur plusieurs parcelles consistants en maisons, bâtiments, jardins et terre. Des fouilles ont révélé l'emplacement de la seconde enceinte et ses fossés ; dans une sacristie de la chapelle subsiste l'encadrement d'une porte du 16e siècle. L'établissement édifié par les religieuses comprend l'église, les bâtiments qui entourent le cloître, les dépendances, les jardins et les terrasses. En 1735, après l'incendie qui ravage le corps de bâtiment (A) sur la rue du Collège, ce dernier est reconstruit : les portes monumentales et la toiture sont de cette époque. En 1755, les greniers s'effondrent (F) ; ils sont rapidement remontés car ils servent de clôture au couvent. Dès 1793, le couvent confisqué comme bien national, devient propriété de la commune, il est alors affecté à la caserne de gendarmerie. En 1804 la municipalité souhaite le transfère de la gendarmerie dans l'ancien couvent des Clarisses afin que celui des Ursulines serve de collège. Son emplacement dans la ville offre de nombreuses commodités : le lieu est aéré, les bâtiments facilement aménageables (Annexe A). Le 15 juin 1807, par décret impérial l'édifice devient une école secondaire. Des travaux de terrassement, de charpente et de plâtrerie sont réalisés ; l'établissement ouvre en avril 1808. En 1815 le conseil municipal prononce sa fermeture car l'édifice est dans un état de délabrement total suite au dernier ouragan. Une seconde tentative d'ouverture a lieu de 1818 à 1821. En 1824 les négociations entre la municipalité et le diocèse de Lyon aboutissent à l'installation d'un petit séminaire. Des travaux de remise en état sont effectués par E. Trabucco, l'architecte voyer. A partir de 1840, l'aile sud-est (bâtiment C) est édifiée, les trois galeries du cloître et la chapelle restaurés. En 1867, Remontet dresse les plans et devis des transformations à faire pour répondre au nombre croissant d'élèves et empêcher qu'une nouvelle épidémie de fièvre typhoïde ne sévisse dans cet établissement trop peuplé. Les travaux incluent la démolition partielle du bâtiment D et sa reconstruction plus profonde et plus haute avec de nouvelles salles de classes plus claires et spacieuses, l'installation d'un vaste escalier conduisant aux dortoirs (entre les bâtiments C et D) , le réaménagement de la cour d'honneur et l'ajout d'une galerie contre la chapelle (bâtiment E) , la création d'un passage couvert (bâtiment D) pour accéder aux nouvelles terrasses, la mise en place d'un escalier extérieur afin de relier les terrasses entre elles. A partir de 1887, sous la direction d'Alphonse Sachet, de nouveaux travaux sont entrepris et exécutés par le maître maçon Depoux, tels que la restauration de la galerie du cloître et de la chapelle, l'agrandissement du réfectoire, la rénovation des toitures, des ouvertures, des salles de cours, des dortoirs et des appartements. Avec la loi sur les congrégations et celle de séparation de l'Eglise et de l'Etat, le petit séminaire est régi sous une autre forme juridique ce qui lui permet de rester dans les bâtiments communaux ; il adopte le nom d'Institution Victor-de-Laprade. Au cours de la Première Guerre mondiale, les bâtiments sont réquisitionnés pour servir d'hôpital militaire. En 1929, la municipalité met en vente ses bâtiments qui sont achetés en 1930 par la société immobilière La Montbrisonnaise pour abriter l'institution. A cette date les locaux sont remis en état et la chapelle restaurée. Pendant la Seconde Gue rre mondiale, l'établissement sert de lieu d'accueil puis d'hôpital complémentaire. Après la guerre, le séminaire se réinstalle. L'Institution Victor-de-Laprade s'agrandit en achetant, en 1952, l'ancien hôtel de la Noérie appelé maison des Périchons. En 1971, l'institution ferme son séminaire et son lycée pour ne garder que le collège privé. D'importants travaux de sécurité ont été réalisés dans le 4e quart du 20e siècle, dont la mise en place d'escaliers de secours contre les bâtiments D et F.