Église paroissiale Sainte-Croix

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église paroissiale

Vocable - pour les édifices cultuels

Sainte-Croix

Titre courant

Église paroissiale Sainte-Croix

Localisation

Localisation

Rhône-Alpes ; Loire (42) ; L'Hôpital-le-Grand

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Montbrison

Lieu-dit

Bourg (le)

Références cadastrales

1808 B 15, 1983 B1 110

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Limite 15e siècle 16e siècle, 2e quart 19e siècle, 19e siècle, 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1842

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

Il ne reste aucun vestige des bâtiments de la maison forte des Templiers qui dépendait de la commanderie de Saint-Jean-des-Prés de Montbrison, ni plus du vintain qui entourait la ville de l'Hôpital (Bulletin de la Diana, t.II, p. 339) , si ce n'est peut-être une épaisse muraille dont les restes se voient à droite de l'église. En 1555, Guillaume le Grainy de Villebeucle, commandeur de Saint-Jean, fait renouveler le terrier. Ce terrier fait connaître la ville neuve de L'Hôpital-le-Grand. En 1789, l'Hôpital-le-Grand était annexe de la paroisse d'Unias, seigneurie dans le Forez, élection et archiprêtré de Montbrison ; l'église était sous le vocable de Saint-Laurent. La justice de l'Hôpital et de Messilieu appartenait à la commanderie de Saint-Jean-des-Prés de Montbrison. A la même époque les biens que possédait la commanderie furent vendus comme biens nationaux et L'Hôpital-le-Grand fut alors érigée en commune, avec une existence indépendante. La commune devient paroisse le 28/08/1808. L'église était dès 1378, unie à celle d'Unias, anciennement sous le vocable de la Sainte-Croix, elle serait le seul legs de cette commanderie aux temps modernes, l'ancienne chapelle se retrouverait en partie dans ce nouvel édifice qui daterait du XVe et du XVIe siècle. La visite pastorale de 1614 signale : "L'église parrichialle de la sainte-Croix de l'Hospital-le-grand, annexe de celle d'Uniaz... Le prieur de Sainct-Romain-le-Puy est présentateur desdictes églises...à l'Hospital le commandeur de Saint-Jean-lez-Prez de Montbrison prend tous les diesme....Ladicte église est en asses bon estat, mais pauvre...Après ladicte confirmation, nous avons prié pour les trespassez. Jean Ronchon est luminier, il y avoit un terrier à luminaire, duquel est saisy le commandeur de St-Jean-lez-Prez, demeurant à Montbrison. Le 30 novembre 1840, tout l'argent disponible (300 F de secours demandés pour travaux au presbytère et arrivés après règlement des travaux) doit être utilisé pour réparer l'église les murs étant atteints par le chancre dans plusieurs endroits de leur fondation" ; en 1839, des ouvriers avaient déjà été envoyés sur place : ils trouvent "le pisé des murs enfoncé dans la terre par l'exhaussement du cimetière", mais se retirent après avoir fait fort peu de travaux, "dégouttés et effrayés sans doute". Le choeur de l'église, en mai 1841, est lézardé en plusieurs endroits et menace de s'écrouler. Il faut démolir et reconstruire (on ne peut pas réparer). Les 300 F en caisse seront affectés à ces travaux, quand on aura fait établir des plans et devis approuvés par le préfet. Les travaux à l'église et au choeur semblent avoir été effectués en 1842 car les fonds libres ont été dépensés pour "solder les réparations faites à l'église". En 1846, le 8 septembre, le conseil municipal déclare vouloir voter l'imposition nécessaire pour les réparations du clocher. Quelle est la nature des travaux réalisés et ceux encore nécessaires à l'église ? Le 8 février 1883, une lettre du sous préfet stipule que la terre léguée par le sieur Henri Garnier à la fabrique de la dite commune soit vendue, pour le prix en être, de préférence, employé à la restauration ou à la reconstruction de l'église paroissiale, qu'il reconnaît dans un état pitoyable et peu convenable à la dignité du culte. La présentation des comptes de gestion de la fabrique, le 20 octobre 1894, indique l'aliénation de 6 titres au porteur des rentes appartenant à la fabrique afin de faire construire un nouveau clocher, projet approuvé par le conseil municipal. Le 21 mars 1912, des travaux urgents sont à réaliser par MM. Boudol et Cigobelli pour 539, 69 F (badigeons, reprises en maçonnerie, toiture, peintures de boiseries). Le 27 novembre 1927 des réparations sont à réaliser à la toiture du clocher pour 4450 F et une partie de la toiture de l'église, en juin 1967, doit être refaite. Le 18 décembre enfin, de gros travaux sur les murs de l'église sont à réaliser par l'entrepri se Berry de l'Hôpital-le-Grand. L'église fut restaurée tout récemment en 1978. L'église actuelle a beaucoup perdu de son aspect originel, intègre-t-elle la chapelle de la commanderie d'origine au niveau de ses épais murs en pisé ? A-t-elle subit les affres de l'incendie, de destructions accidentelles ? La nef qui devait être voûtée, et le choeur qui pouvait être de style roman, ont été remaniés durant les années 1840 car trop dégradés. La nef est alors plafonnée et le choeur devenu rectangulaire est également plafonné. Une chapelle, au XVe ou XVIe siècle, est venue investir la base du clocher de l'église, lequel est partiellement reconstruit au 19e siècle. Une sacristie est vraisemblablement construite à la fin du 19e siècle.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Granite, moellon, moyen appareil, enduit, pisé, enduit

Matériaux de la couverture

Tuile creuse

Typologie de plan

Plan allongé

Description de l'élévation intérieure

1 vaisseau

Typologie du couvrement

Voûte d'ogives, lambris de couvrement

Typologie de couverture

Toit à longs pans, toit en pavillon, croupe, appentis

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier de distribution extérieur : escalier en équerre, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

L'église orientée de l'Hôpital-le-Grand est de plan allongé. A la longue nef unique succède un choeur à deux travées de forme rectangulaire, et plus étroit. Sur le flanc nord de la nef, un grand arc brisé ouvre sur une chapelle surmontée d'un clocher de plan carré, tandis qu'à l'angle nord est de la même nef une sacristie est construite entre le clocher et le choeur. Le gros oeuvre de l'édifice n'est pas facilement identifiable puisque la quasi-totalité des murs sont enduits. Une bonne partie de la nef doit être en pisé, tout comme la sacristie ; le clocher est en moellons de granit et le choeur, du 19e siècle, l'est vraisemblablement également. Les toitures, à longs pans pour la nef, avec une croupe pour le choeur, en appentis pour la sacristie et en pavillon pour le clocher, sont couvertes de tuiles creuses. Une corniche ceint le haut des murs du choeur. Le clocher comporte deux niveaux : une chapelle en partie basse, comportant un contrefort sur chacun de ses angles, surmontée d'une chambre de cloches accessible par un escalier extérieur maçonné en équerre. Le dernier niveau, souligné d'un cordon de pierres, est ouvert sur chacune de ses faces par deux baies géminées. La nef, dont la façade est percée d'un portail en arc brisé surmonté s'un oculus, a de larges murs latéraux comportant un important fruit. De plan rectangulaire, et plafonné, l'unique vaisseau de la nef est flanqué d'une chapelle et de fonts baptismaux sur son flanc gauche, et se prolonge à l'est par un choeur. Ce dernier, également de plan rectangulaire et plafonné, mais plus étroit que la nef, comporte deux travées ; la sacristie ouvre dans la première et l'entrée du choeur est soulignée par un emmarchement d'un degré qui portait une barrière de communion dont on retrouve les traces au sol. La chapelle, voûtée d'ogives et à la clef de voûte sans motif, est de plan carré. Une baie avec remplage éclaire l'espace aux murs décrépis et aux voûtains enduits. Deux niches se faisant front sont percées dans les murs est et ouest, elles ont respectivement un encadrement chanfreiné avec congé et un encadrement à feuillures. Les sols de la nef et de la chapelle sont constitués de carreaux de terre cuite et d'une bande centrale en dalles de pierre ; ceux du choeur et de la sacristie sont carrelés. Les ouvertures, en arcs plein-cintre ou brisé, ont leur encadrement en pierre de taille et semblent, hormis celle de la chapelle, assez récentes

État de conservation (normalisé)

Restauré

Protection

Référence aux objets conservés

IM42001696, IM42001695, IM42001700, IM42001698, IM42001699, IM42001697, IM42002203, IM42002201, IM42002202

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2007

Date de rédaction de la notice

2010

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Guibaud Caroline, Monnet Thierry

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Rhône-Alpes - Service chargé de l'inventaire 6, Quai Saint-Vincent - 69001 Lyon - 04.72.00.43.70

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Église paroissiale Sainte-Croix ; autel de la Vierge (maître autel)
Église paroissiale Sainte-Croix ; autel de la Vierge (maître autel)
© Inventaire général du patrimoine culturel, Région Rhône-Alpes
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