Description historique
La première mention de l'église de Précieux, dans le Cartulaire de Savigny, remonterait au 11e siècle. Les parties les plus anciennes de l'église, le choeur et l'abside, peuvent dater du 11e ou du 12e siècle. Leurs chapiteaux peuvent être rapprochés de ceux de l'abbatiale d'Ainay (chapelle Sainte-Blandine) , dont l'église de Précieux dépend au 12e siècle, et de l'église du prieuré de Saint-Romain-le-Puy, dépendance d'Ainay. L'église est placée alternativement sous le vocable de Saint-Symphorien (vocable actuel, qui aurait été, avec Saint-Benoît, le vocable originel) et de la Nativité de la Vierge (en 1662). A la fin du 15e ou au 16e siècle, l'église semble avoir subit d'importantes réparations (reconstruction de la nef, avec réutilisation du portail du 14e siècle où sont gravées les dates 1571 (?) et 1573, clocher) , après une période de ruine signalée dans la visite pastorale de 1469. Au 17e siècle a lieu un remaniement général des ouvertures qui semble faire suite à la visite pastorale de l'archevêque Camille de Neuville, également abbé d'Ainay et prieur de Saint-Romain-le-Puy : ses armes, accompagnées de la date 1688, figurent à plusieurs endroits de l'édifice. On a aussi les chronogrammes 1689 sur le degré précédent le choeur et 1695 sur l'appui extérieur de la fenêtre de la première chapelle nord (actuellement chapelle de la Vierge). Les chapelles latérales auraient été construites dans la 2e moitié du 17e siècle, ainsi que la sacristie sud. En 1836, lors d'une première campagne de travaux portant essentiellement sur l'intérieur, les huisseries et le mobilier, le lambris de couvrement de la nef est refait. Puis l'agrandissement de l'édifice est décidé. En 1852-1853, sur un projet donné par l'architecte départemental A. Favrot, la nef est allongée d'une travée vers l'ouest ; le portail ancien est alors déplacé et surélevé de quelques assises, et surmonté d'un oculus à encadrement de briques. Le mur nord de la nef est démoli pour aménager un collatéral (voûté en berceau plein-cintre construit en brique) prolongeant la chapelle de la Vierge, dont le mur est reconstruit en partie haute, de même que celui de la chapelle Saint-Symphorien. Les parties hautes du clocher sont refaites, avec construction d'une flèche et modification du beffroi (par Blin, charpentier à Saint-Etienne). En 1875, la 'voûte'de l'église (celle du choeur, ou le lambris de la nef ?) menace de s'écrouler : le devis de réparation de M. Blanc, architecte à Montbrison, est exécuté par l'entrepreneur Vergnaux, avant une nouvelle réparation en 1928 : devis de l'agent voyer Péricard, travaux par Pelardy plâtrier à Sury-le-Comtal, financés par souscription.