Gare de Saint-Claude (voie ferrée Andelot - La Cluse)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Gare

Titre courant

Gare de Saint-Claude (voie ferrée Andelot - La Cluse)

Localisation

Localisation

Bourgogne-Franche-Comté ; Jura (39) ; Saint-Claude ; place de la Gare

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Franche-Comté

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

La voie ferrée Andelot - La Cluse

Canton

Saint-Claude

Adresse de l'édifice

Gare (place de la)

Références cadastrales

1980 AH 88

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Bureau d'entreprise, logement, entrepôt commercial, remise ferroviaire, abri de voyageurs, lampisterie, cantine, vestiaire, chaufferie, garage, latrine, quai, réservoir, cour, stationnement

Nom de l'édifice

Section Saint-Claude - La Cluse de la voie ferrée Andelot - La Cluse

Références de l'édifice de conservation

IA00141267

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1888

Commentaires concernant la datation

Daté par source, daté par travaux historiques

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source, attribution par travaux historiques

Description historique

Le 28 mai 1886, le ministre des Travaux publics approuve le projet (à l'emplacement des carrières du Grand Plan) de la gare de Saint-Claude, destinée à servir de terminus jusqu'au moment de la jonction avec Morez et Champagnole : bâtiment des voyageurs de 1ère classe (correspondant au plan type de la compagnie du PLM annexé à la circulaire ministérielle du 26 avril 1880) , avec cabinets d'aisances et annexe pour une bouilloterie et une lampisterie, trottoir de 100 m sur 4, 10 m, quai couvert sur 25 m avec entrepôt du type " Halle à marchandises de 12 mètres de largeur avec bureau de la petite vitesse ", quai découvert de 100 m " suivant la demande formulée par le Génie militaire " et quai à bestiaux de 12 x 12 m, grue roulante de 10 tonnes pour les grands bois, parc pour 6 voitures avec chariot roulant, remise pour 2 machines avec pont tournant de 14 m de diamètre (qui sera en 1925 remplacé par un autre de 17 m) , réservoir de 300 m3 alimenté par une prise d'eau à 2300 m en amont dans le ruisseau de l'Abîme. Est aussi prévue la création d'une avenue large de 10 m, joignant le viaduc (ou " pont de pierre "). Les travaux sont adjugés le 4 novembre 1886 à deux entrepreneurs de l'Ain, Désiré Simonnet (de Peyrieu, mais signalé aussi à Olargues, dans l'Hérault) et Louis Mignot (de Belley) , ce dernier également adjudicataire le 11 août 1887 de l'alimentation en eau. Menés sous la direction des ingénieurs des Ponts et Chaussées, ils sont achevés le 20 octobre 1888. La ligne est ouverte à l'exploitation le 10 juillet 1889 et la gare inaugurée le 21 juillet suivant. Le 4 mars 1890, une décision ministérielle autorise l'installation " d'appareils de chaufferie à bouillotes, d'une guérite de visiteurs et de lieux d'aisances près de la remise des machines " oubliés dans le projet initial. La remise ferroviaire et l'annexe (foyer des roulants) appuyée contre elle au nord sont agrandies en 1901-1902. La ligne est entièrement achevée en 1912 : ouverture à l'exploitation de la section Saint-Claude - Morez le 10 août 1912, inauguration officielle le 13 octobre par le ministre des Travaux publics Jean Dupuy. L'autorisation de modifier les installations, en date du 17 décembre 1908, prévoyait : la construction d'un 2e trottoir pour voyageurs (de 150 m de longueur) et de son abri, la création de voies, un nouvel agrandissement de la remise ferroviaire (avec fosse à piquer) du côté des voies et la mise en place d'un système d'enclenchements par serrures Bouré. Celle du 15 novembre 1917 lui ajoute l'extension du bâtiment des voyageurs, des installations de la petite vitesse et du poste des conducteurs de trains, ainsi que l'établissement de grues hydrauliques et de bouches d'eau. Ces travaux sont repoussés à l'issue de la guerre : le 12 avril 1922, le ministre approuve un projet complémentaire de remaniements, qui se concrétisera à la fin de la décennie ou au début des années 1930. Le bâtiment des voyageurs est alors agrandi par la construction de deux travées reliant son aile sud au bâtiment voisin, lui-même surélevé d'un étage, où se redéploient les bureaux de la grande vitesse et le poste des agents de train. Un agrandissement plus conséquent paraissant nécessaire, la création d'un nouveau site est dès 1924 envisagée au Plan d'Acier, où la municipalité prévoit la construction d'une cité jardin. Mais, en 1928 et dans la mesure où " l'extension sur place de la gare de St-Claude, en cours d'exécution, lui permettra d'assurer le trafic dans de bonnes conditions ", la compagnie du PLM ne souhaite pas construire ce nouveau site. Elle sollicite cependant l'autorisation (accordée le 16 février 1928) d'y acheter des terrains mais le projet demeure sans suite. Les autres bâtiments (abri de voyageurs et entrepôt) sont eux aussi rallongés, à deux reprises ; un nouveau bâtiment destiné à l'Equipement (brigade Voie) est édifié dans les années 1970 contre l'extrémité sud de l'entrepôt. La seconde moitié du 20e siècle v oit la suppression de certaines installations : portique roulant, deux grues hydrauliques M1 (quais 1 et 2) en décembre 1975, magasin de la voie en 1981-1982, pont-bascule en novembre 1991. Actuellement, l'entrepôt est en partie loué à un atelier de contrôle technique automobile, l'autre partie servant de dépôt au service Equipement.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon, enduit partiel

Matériaux de la couverture

Tuile mécanique, métal en couverture, matériau synthétique en couverture

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, 1 étage carré

Typologie du couvrement

Charpente en bois apparente

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe, pignon couvert, lanterneau

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour

Commentaire descriptif de l'édifice

Le bâtiment des voyageurs, à l'altitude 441, 70 m et au point kilométrique 073.165, comporte sous-sol et étage carré, desservis par un escalier dans-oeuvre. L'élévation antérieure compte cinq travées, avec un corps central saillant de trois travées sommé par une horloge d'édifice. Les ailes nord (bureau et latrines) et sud (bureau) , en rez-de-chaussée, sont éclairées par deux baies, de même que l'extension de cette dernière et le bâtiment qui la jouxte au sud, avec logement à l'étage. Les murs sont en moellon calcaire, avec enduit partiel, et les façades rythmées par la pierre de taille apparente : assises inférieures du mur jusqu'à hauteur d'appui, bandeau séparant rez-de-chaussée et étage carré, corniche et chaînes d'angles. Les baies sont en arc segmentaire, celles du rez-de-chaussée se distinguant par leur clef pendante. La couverture des toits, à croupes sauf sur l'aile sud et son extension, fait appel à la tuile mécanique ; un auvent à charpente métallique supportant des plaques en matière plastique protège les voyageurs sur la façade arrière. Ces caractéristiques - pierre de taille, moellon calcaire et enduit partiel, baies en arc segmentaire, toit à longs pans et tuile mécanique - sont pour l'essentiel reprises dans les autres bâtiments : l'abri en rez-de-chaussée, l'entrepôt commercial (à charpente en bois) - en rez-de-chaussée surélevé de même que son bureau au nord (dont le toit à croupe est protégé par une couverture métallique) -, au sud du site le foyer des " roulants " (associant une cantine et une douzaine de chambres) et la remise ferroviaire. Le foyer, à étage carré et étage en surcroît, est éclairé par des baies jumelées. Les deux corps de bâtiment de la remise sont couverts chacun d'un toit à lanterneau porté par une charpente en bois apparente. Le bâtiment accolé à l'extrémité sud de l'entrepôt (à usage de garage et chaufferie, avec bureau à l'étage) fait appel au parpaing de béton enduit.

Commentaires d'usage régional

PLM 1ère classe

Protection

Référence aux objets conservés

IM39002197, IM39002193, IM39002198, IM39002191, IM39002195, IM39002196, IM39002192, IM39002199, IM39002194, IM39002221

Intérêt de l'édifice

À signaler

Observations concernant la protection de l'édifice

Unique sur la ligne, cette gare est représentative des gares de 1ère classe bâties dans la seconde moitié du 19e siècle par la compagnie des Chemins de Fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, sur un modèle diffusé par la circulaire ministérielle du 26 avril 1880. Gare terminus pendant quelques années, agrandie, elle conserve sa halle à marchandises, sa remise ferroviaire, son pont tournant et son réservoir.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété d'un établissement public de l'Etat

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2004

Date de rédaction de la notice

2006

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Poupard Laurent

Cadre de l'étude

Enquête thématique régionale (la voie ferrée Andelot - La Cluse)

Typologie du dossier

Sous-dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine 4, square Castan 25031 Besançon Cedex - 03.81.65.72.10

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gare de Saint-Claude (voie ferrée Andelot - La Cluse)
gare de Saint-Claude (voie ferrée Andelot - La Cluse)
© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine, ADAGP
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