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POP | Plateforme ouverte du patrimoineéglise abbatiale de l'abbaye Saint-Oyend, actuellement cathédrale Saint-Pierre, Saint-Paul et Saint-André
église abbatiale de l'abbaye Saint-Oyend, actuellement cathédrale Saint-Pierre, Saint-Paul et Saint-André






Référence de la notice
IA39000775
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
30 juin 2003
Date de dernière modification de la notice
21 septembre 2020
Rédacteur de la notice
Jenzer Muriel ; Pontefract Bernard
Mentions légales
© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Désignation de l'édifice
Titre courant
église abbatiale de l'abbaye Saint-Oyend, actuellement cathédrale Saint-Pierre, Saint-Paul et Saint-André
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'édifice
église ; cathédrale
Précision sur la typologie de l'édifice
église abbatiale
Qualité des personnes pour qui l'édifice a été construit ou transformé
de bénédictins
Vocable, pour les édifices cultuels
Saint-Pierre ; Saint-Paul ; Saint-André
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Bourgogne-Franche-Comté ; Jura (39) ; Saint-Claude ; place de l'Abbaye
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Franche-Comté
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Saint-Claude centre et faubourg
Canton
Saint-Claude
Adresse de l'édifice
Abbaye (place de l')
Références cadastrales
1809 A 446 ; 1980 AR 67
Milieu d'implantation pour le domaine de l'Inventaire
en ville
Localisation actualisée
Code INSEE de la commune actuelle
AOI ; architecture religieuse
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1392 ; 1395 ; 1411 ; 1449 ; 1486 ; 1727 ; 1736 ; 1766
Commentaire concernant la datation
porte la date ; daté par source ; daté par travaux historiques
Auteur de l'édifice
Commentaire concernant l'attribution de l'édifice
attribution par source
Description historique
Des fouilles dans le choeur ont révélé la présence de structures pré romanes et romanes. En 1392, une grâce fiscale est consentie au couvent, à condition d'utiliser la somme remise à la réédification de l'église. En 1395, Jean de Corrobert, prieur de Neuville, fonde une messe dans une chapelle à construire à l'extrémité est du collatéral nord. En 1411, Jean de Lauconne, aumônier, fait réaliser à ses frais les 2 dernières piles méridionales de la nef (inscriptions). Pour les années 1421 à 1446, on conserve des comptes de fabrique enregistrant notamment les dépenses de construction de l'église. En 1421, mention des " ogives de la grant vote " ; en 1423, mise en place d'une pièce de charpente ; 5 clefs de voûtes sont signalées en 1425 ; en 1426, paiement pour la clef du grand arc ; en 1430, contrat pour le pavement du choeur et marché pour la fourniture de " pierre blanche " nécessaire à la façon des ogives, des clefs de voûtes et des meneaux des fenêtres. Le chantier est dirigé par Renaud de Beaujeu, assisté de son fils Pierre, à partir de 1435. La livraison des stalles en 1449 atteste l'achèvement du choeur liturgique. Le chantier est rouvert en 1486 pour la construction du mur sud jusqu'au niveau de la coursière, en vue d'y adosser le cloître. La nef devait rester inachevée pendant près de trois siècles. Des incendies qui dévastent la ville aux 15e et 16e siècles, seuls ceux de 1547 et 1579 affectent l'église, endommagée dans ses parties hautes. En 1663, une visite de l'abbaye atteste que l'église est " en tres bon estat ". La perspective de l'érection du siège épiscopal provoque la décision de terminer la construction de l'église. Le 12 août 1727 est bénie la première pierre. La ville autorise les religieux à utiliser la " carrière commune " (à l'emplacement de la gare actuelle) , qui a déjà servi au 15e siècle. La clef de voûte de la troisième travée du collatéral sud porte la date de 1736. Les comptes capitulaires font état de livraisons de matériaux pour la charpente et le couvert de l'église. Lorsqu'en 1742 Mgr Joseph Méallet de Fargues, premier évêque, prend possession de son siège, l'église devenue cathédrale est pratiquement achevée, à l'exception du clocher. Le projet de construction d'une tour au sud est abandonné, malgré sa remise à l'ordre du jour au 19e siècle, notamment par l'architecte Auguste Comoy. La campagne du 18e siècle consiste à terminer les 4 premières travées de la nef, avec l'achèvement des murs des collatéraux, la construction des six piles occidentales et des voûtes correspondantes et l'édification de la façade et des parties hautes du clocher. De 1766 à 1785 sont engagés les travaux de réaménagement du choeur à l'initiative de l'architecte bisontin Nicolas Nicole : suppression du jubé, déplacement des stalles au fond de l'abside, démantèlement de la chapelle de Neuville, construction de nouvelles sacristies surmontées de tribunes aux extrémités des collatéraux et, à hauteur de la 7e travée, aménagement de deux chapelles, l'une épiscopale, l'autre consacrée à saint Claude. L'incendie qui ravage la ville en 1799 détruit l'ensemble des charpentes et de la couverture, endommageant les maçonneries sous-jacentes. Le cloître, dont l'empreinte est encore visible sur le flanc sud de l'église, disparaît lors du sinistre. L'essentiel des restaurations du 19e siècle concerne la réfection des parties hautes : couverture en zinc, remplacement des toits en pavillon des échauguettes par des flèches, reconstruction des murs boutants, pose d'une chape en mortier hydraulique sur l'extrados des voûtes. D'autres travaux concernent l'aménagement du choeur, en particulier la réinstallation des stalles en vis à vis, vers 1870, puis, à l'extrême fin du 19e siècle, le renouvellement du pavement, l'établissement d'une nouvelle clôture de choeur, la construction d'un autel néogothique. A noter au 15e siècle l'utilisation complémentaire de deux types de calcaire jurassique : u n calcaire oolithique, relativement léger, pour les parties hautes et les éléments moulurés et un calcaire du portlandien, lourd et dur, pour les parois extérieures et les parements des niveaux inférieurs. En revanche, pour les parties achevées au 18e siècle, on a recours exclusivement au calcaire du portlandien, largement disponible sur place. L'église conserve sur ses murs d'innombrables signes lapidaires, moins fréquents dans les parties élevées au 18e siècle, relevant d'une typologie différente et souvent associés à des bosses.
Description de l'édifice
Matériaux du gros-œuvre
calcaire ; moyen appareil ; bossage
Matériaux de la couverture
plomb en couverture ; tuile mécanique
Typologie de plan
plan allongé
Description de l'élévation intérieure
3 vaisseaux
Typologie du couvrement
voûte d'ogives
Partie d'élévation extérieure
élévation ordonnancée
Typologie de la couverture
toit à longs pans ; pignon découvert ; croupe polygonale ; toit en pavillon ; flèche polygonale
Emplacement, forme et structure de l'escalier
escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre : escalier tournant, en maçonnerie
Commentaire descriptif de l'édifice
Eglise composée d'une nef à 3 vaisseaux, longue de 8 travées et d'un chevet constitué d'une abside à 7 pans encadrée de chapelles à fond plat. Les 3 vaisseaux sont presque d'égale hauteur, réunis sous un même toit couvert en plomb et éclairés directement par les fenêtres des collatéraux. Le vaisseau central est 2 fois plus large que les collatéraux. Il est couvert de voûtes pseudo sexpartites tandis que ceux-ci sont couverts de voûtes quadripartites. Les retombées pénètrent directement dans de fortes piles octogonales, toutes identiques. Deux coursières assurent une circulation dans les parties hautes. La coursière basse est ménagée devant les fenêtres des collatéraux. Elle abrite, à hauteur de la 7e travée sud, un assommoir protégeant à la fois l'entrée de l'ancien trésor à l'extrémité orientale de la coursière et la seule porte de l'église donnant sur la cour à l'extérieur des bâtiments réguliers. Celle-ci desservait en outre le dortoir par un escalier droit pratiqué dans l'épaisseur du mur (bataillard). La coursière haute, continue, se situe au-dessus des grandes arcades, au niveau des retombées des voûtes du vaisseau central. On relève au niveau de la 8e travée de la nef un changement brutal d'appareil : au parement lisse du chevet se substitue un parement à bossage. Au sujet de la pierre de taille, noter l'adaptation des outils aux matériaux : bretture pour le calcaire oolithique, laie puis boucharde pour le calcaire du portlandien. A l'angle nord-ouest de l'église un clocher hors-oeuvre est couvert d'un toit en pavillon en tuile mécanique. La façade occidentale, de style jésuite offre une ordonnance classique à division tripartite.
Technique du décor porté de l'édifice
sculpture
Indexation iconographique
armoiries ; ornement à forme végétale
Description de l'iconographie
armoiries de Jean de Lauconne sur les 2 dernières piles méridionales de la nef ; armoiries de Clément VII, martelées sur la dernière clef de voûte du vaisseau central ; armoiries bûchées, non identifiées, surmontées d'une croix de Malte, sur la première clef de voûte du vaisseau central. Ornement végétal sur les clefs de voûtes.
Date de l'enquête ou du récolement
1997
Statut juridique, intérêt, protection et label
Date et niveau de protection de l'édifice
1906/10/30 : classé MH
Précision sur la protection
classement par arrêté du 30 octobre 1906
Intérêt de l'édifice
à signaler
Statut juridique
Statut juridique du propriétaire
propriété de l'Etat
Références documentaires
Cadre de l'étude
Typologie du dossier
dossier individuel
Date de rédaction de la notice
2003
Mentions légales
© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Sources complémentaires
Adresse de conservation et consultation du dossier
Conseil régional de Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine£4, square Castan 25031 Besançon Cedex - 03.81.65.72.10
Voir aussi
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Liens externes éventuels

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30 juin 2003
Date de dernière modification de la notice
21 septembre 2020
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