Description historique
L'actuel bâtiment remplace un édifice ancien aujourd'hui détruit. En effet, dès 1836, l'évêque de la Tour-du-Pin écrivait : "l'église de Chamagnieux est depuis longtemps dans un triste état de dénuement [...], ce vieil édifice [...] est tellement imprégné d'humidité que le curé qui était sans contredit l'un des hommes les plus robustes de mon diocèse, y a presque totalement perdu la santé". Il proposait de construire une nouvelle église à un autre emplacement. En 1842, aucune décision n'était encore prise, les membres du conseil municipal étant d'avis partagé "les uns veulent la reconstruction de l'église, d'autres la réparation et l'agrandissement de l'église actuelle". Le 27 janvier 1843, le conseil délibéra sur une proposition de M. Calvet-Rogniat selon laquelle sa mère adoptive s'engageait à céder des terrains pour la construction d'une nouvelle église, d'un cimetière, d'une maison d'école et d'une maison commune et de participer financièrement aux travaux de construction contre l'échange de parcelles de terrain, la modification du chemin d'accès à la nouvelle église et la concession à perpétuité de la chapelle sud de la future église. L'architecte Hugues Quenin fournit des plans au mois de mai de la même année. Le conseil municipal ayant demandé l'agrandissement de l'édifice en largeur, l'architecte justifie les dimensions retenues, notamment par rapport aux églises de Soleymieu et de Vaulx-le-Milieu. L'église est inaugurée en 1844 (porte la date). Dès 1869 l'édifice montre des signes de faiblesse. Les travaux de restauration, dont le devis estimatif est dressé par l'architecte Luya, seront financés en partie par l'Etat, en partie par le comte de Jonage, alors maire de la commune. En 1899, l'église Saint-Christophe subit des réparations effectuées par l'entrepreneur Armand Besson, sous la direction de l'architecte Huret : la charpente est reconstruite avec des matériaux anciens, une couverture en tuile est posée, des reprises sont faites dans la maçonnerie. A l'intérieur, l'ancien carrelage est remplacé par un dallage en carreaux de ciment (marque de Pont Saint-Esprit) , une nouvelle rampe est fixée sur l'escalier menant à la tribune, la flèche est restaurée, les enduits sont refaits. En 1926 toute la toiture ainsi que la couverture de la flèche sont restaurées par Bonnard, entrepreneur à Saint-Marcel-Bel-Accueil.