Description historique
Selon la tradition, cette demeure est attribuée à Pierre Epron, maître de la manufacture de faïence qu'il avait fondée à St Christophe en 1738. Celui-ci avait acheté en 1739 une maison dans le bourg, dite maison du Dauphin, car y pendait une enseigne en forme de Dauphin. En 1747, "se voyant fort avancé en âge", Pierre Epron cède à Pierre Epron le jeune et Etienne Guerche "la maison et autres bâtiments du Dauphin, les bâtiments, le four à fayance, moulin et réparations faites au dits bâtiments de la maison du Dauphin, et les jardins, couverts et issues en dépendant". A la mort de Pierre Epron en 1767, la demeure passe à sa fille Marguerite, qui avait épousé en 1754, Michel Pierre Lebrun, procureur fiscal et notaire du duché de la Vallière. Sur le plan du bourg relevé par le dessinateur et géomètre Lecoy pour la duchesse de la Vallière en 1789 dans l'atlas des domaines du duché pairie de Château la Vallière, ce bâtiment porte le numéro 132 renvoyant au propriétaire S. Lebrun l'aîné. Son fils Thomas François Lebrun, également notaire, décéda en 1845, célibataire. La maison fut attribuée à son cousin Jacques Gilles Allard, puis en 1849 à sa fille Madeleine, épouse de François Ernoust, qui la transmit en 1857 à son fils François Ernoust, conseiller d'arrondissement de Tours pour le canton de Neuvy-le-Roi et maire de Saint-Christophe. En 1893, il en laissait la nue-propriété à son cousin Charles-François Gaubert. En 1909, celui-ci la vend à François Lefèvre, tourneur en chaise, dont les héritiers le cèderont à la famille Prévôt en 1962. Elle est ensuite vendue en 1973 à M. et Mme Madelin, puis en 1999 à M. et Mme Tolila. Sur le plan architectural, le registre des augmentations et diminutions cadastrales mentionnent une construction nouvelle en 1863, peut-être s'agit-il du petit bâtiment situé au fond du jardin et qui est orné de curieuses ouvertures de style néo-mauresque.. Les caractéristiques architecturales de l'escalier et de la cheminée permettent de dater la demeure du 1er quart du 18e siècle, il est possible que la façade sur rue ait été refaite au 19e siècle.