Phare du Grand-Jardin (Etablissement de signalisation maritime n°535/000)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Phare

Titre courant

Phare du Grand-Jardin (Etablissement de signalisation maritime n°535/000)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Ille-et-Vilaine (35) ; Saint-Malo

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Subdivision de Saint-Malo

Lieu-dit

Pointe sud de l'écueil du Grand jardin ; baie de Saint-Malo

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 19e siècle, 3e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1865, 1947

Description historique

Les travaux de construction sont adjugés le 11 mars 1865 à Jean-Marie Motay, entrepreneur à Saint-Malo. Eugène Marchand, Adolphe Flachet et Alfred le Bernichou sont les 3 premiers gardiens nommés par D.M. du 5 décembre1867. Détruit en août 1944 par les troupes allemandes au moyen de 40 kilogrammes de dynamite déposés dans la cave du phare. La reconstruction du phare a donné lieu à de nombreuses études et provoqué à l'époque des discussions animées. En 1946 et 1947, un groupe de défense du port de Saint-Malo/Saint-Servan a en effet attiré l'attention de l'administration sur l'éclairage des abords de Saint-Malo et insisté sur l'intérêt qu'il y aurait à installer à titre définitif un feu d'atterrissage sur la hauteur Nord-Ouest de l'île Cézambre ainsi qu'un feu d'alignement sur pylône à l'emplacement du phare détruit. Toutefois, ces demandes ne seront pas suivies. En 1947, la reconstruction du phare est engagée et l'île Cézambre rejetée. Un feu provisoire au gaz propane est installé sur un pylône à côté de la construction. Il sera allumé le 4 juillet 1947 en même temps que le phare de la Haize (Rochebonne). Ces deux feux constituaient à l'époque le premier alignement du chenal de la Grande Porte actuel. Le feu sera allumé en 1950 et fonctionnera à la vapeur de pétrole jusqu'en 1978. Le 8 juin 1978, l'électrification par aérogénérateur et l'automatisation seront réalisée mais on conserva les gardiens en place, pendant plus d'un an, pour vérifier la bonne marche des installations et remédier aux pannes éventuelles.

Description

Commentaire descriptif de l'édifice

- Description architecturale : 1er phare : Hauteur au dessus de la mer : 20 m. Taille générale au-dessus du rocher : 26, 30 m. Description : Tour cylindrique grise en pierre de taille à embase en fût de chêne. Fût terminé par une corniche supportant une balustrade à dés en pierre de taille. Lanterne à facettes planes. 4 niveaux comprenant les magasins, les chambres et la salle de veille. 2e phare : Taille générale : 32, 71 m. Hauteur de la focale : 24, 50 m Description : Tour cylindro-conique à empattement en béton gris avec lanterne de grande taille rouge située sur un couronnement de 3 anneaux comportant de cavités carrées vitrées. Au dessus, anneau terminal plein servant de balustrade. Les trois anneaux inférieurs sont reliés entre eux par un bas-relief représentant Neptune tenant un trident. 7 salles différentes : cave, entrée, cuisine, chambres, salle panoramique comportant une mosaïque avec signes du zodiaque, salle de veille. - Description technique : 1ère optique : 15 avril 1868 : feu fixe blanc varié par des éclats rouges et verts toutes les 20 secondes de 3ème ordre. Optique de focale 0, 50 m. Autres optiques : 13 juillet 1905 : idem vapeur de pétrole. 1926 : 2 éclats rouges toutes les 10 secondes de 3ème ordre. Optique de 10 panneaux au 1/10 de focale 0, 50 m. Nouveau phare : 10 mars 1949 : feu à 2 éclats rouges toutes les 10 secondes. Optique double de focale 0, 30 m. 1978 : optique en verre moulé de 0, 35 m de focale à 2 éclats groupés. Cuve à mercure : 1905.Combustibles : Huile végétale : 1868. Huile minérale : vers 1875. Vapeur pétrole : 1905 et 1949. Aides radio : 1978 Supprimée le 23 11 2000. Electrification : 1978 par aérogénérateur. Automatisation : 1982. - Etat actuel : Optique moulée 2x2 éclats de focale 0, 35 m. Optique placée sur le plateau de l'ancienne optique double. Cuve à mercure dite "pissotière" BBT. Lampe halo 90w. Feu rouge à 2 éclats groupés 10 secondes. Portée 15 milles. Lanterne contemporaine 1950 de Ø4 m BBT.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Figure mythologique

Description de l'iconographie

Neptune

État de conservation (normalisé)

Bon état

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de l'Etat

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2001

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Dreyer Francis, Fichou Jean-Christophe

Cadre de l'étude

Inventaire des phares

Typologie du dossier

Dossier individuel

Accès Mémoire

VISMER-PHARES-HARDION ; VISMER-PHARES-AUFFRET ; VISMER-PHARES-ARCHI ; VISMER-PHARES-FORME-ROND ; VISMER-PHARES-LOCA-MER

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35

Phare du Grand-Jardin (Etablissement de signalisation maritime n°535/000)
Phare du Grand-Jardin (Etablissement de signalisation maritime n°535/000)
© Francis Dreyer ; © Ministère de l'équipement, Bureau des phares et balises ; © Ministère de la culture
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