château, puis distillerie dite Cidrerie-Distillerie du Château du Plessis, puis société agricole et industrielle de Vern-sur-Seiche

Désignation

Dénomination

château, distillerie

Titre courant

château, puis distillerie dite Cidrerie-Distillerie du Château du Plessis, puis société agricole et industrielle de Vern-sur-Seiche

Localisation

Localisation

Bretagne 35 Vern-sur-Seiche

Aire d'étude

Ille-et-Vilaine

Canton

Rennes sud-est

Lieu-dit

le Plessis

Référence cadastrale

1998 A0 4 à 8

Milieu d'implantation

isolé

Parties non étud

atelier de fabrication, logement d'ouvriers, entrepôt industriel, logement patronal

Historique

Datation des campagnes principales de construction

1er quart 20e siècle

Datation en années

1923

Justification de la datation

daté par source, daté par tradition orale

Auteurs de l'oeuvre

maître d'oeuvre inconnu

Commentaire historique

Une distillerie de cidre est fondée par M. Dufresne en 1923 dans une vaste propriété en partie détruite par un incendie au début du siècle. Constituée en société anonyme au capital de 1 000 000 de F., la Cidrerie-Distillerie du Château du Plessis est propriétaire d'un domaine de 117 ha, composé de deux châteaux. Tandis que le petit château abrite le logement des administrateurs, le plus vaste et le plus ancien renferme les appareils et les machines diverses nécessaires au travail des pommes, à la distillation-rectification des cidres et à l'utilisation des sous-produits. En 1926-1927, mise en place d'un système de décantation continue, de refroidissement et de neutralisation des vinasses. Spécialisée dans la fabrication de l'eau-de-vie, d'alcool extra-neutre et de marcs séchés, la société agricole et industrielle de Vern-sur-Seiche, société anonyme au capital de 300 000 f, succède à la cidrerie-distillerie dans les années 1930-1938. Cette nouvelle société est spécialisée dans la distillation des cidres et poirés, dans le traitement des fruits à cidre pour une production journalière supérieure à 500 l d'alcool pur et utilise les marcs pour l'alimentation des chevaux et du bétail. Au cours de son exploitation, l'épuration des eaux résiduelles s'effectue par le système de l'épandage au sol, mode de traitement employé dans le Nord et pour la première fois dans le département. Ce mode de traitement consiste à recevoir les eaux dans un bassin de décantation et à les conduire ensuite sur des champs d'épandage de 7 ha chacun, dans l'immense étendue de la propriété. Chaque terrain d'épandage est utilisé tous les trois ans. Le premier champ d'épandage est suffisant pour traiter les eaux résiduelles d'une campagne qui s'étend sur sept à huit mois de l'année. L'ensemencement de ces champs consiste dans la culture de la pomme de terre, de blé et de betterave. La date de cessation d'activité est inconnue. Actuellement, l'ancien logis patronal est habité.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

brique, enduit, béton, parpaing de béton, calcaire

Matériau de la couverture

ardoise, matériau synthétique en couverture

Vaisseau et étage

rez-de-chaussée, étage de comble

Type de la couverture

toit à longs pans, croupe, croupe brisée, verrière

Source de l'énergie

énergie électrique, achetée

Commentaire description

La distillerie, implantée au milieu d'un bois, se compose d'un corps de bâtiment allongé, l'atelier de fabrication, flanqué, au centre de la façade postérieure, d'une aile en retour d'équerre qui abrite partiellement un entrepôt industriel et forme ainsi un plan en T. L'atelier de fabrication, installé dans l'ancienne chapelle et l'ancien logement de l'aumônier, fort endommagés après l'incendie, est situé sur le même axe que le château du Plessis. Le sinistre a épargné le rez-de-chaussée qui a ainsi conservé l'architecture originelle en brique avec calcaire en chaîne d'angle et encadrement des baies. Alors que la façade antérieure de la chapelle est percée, au rez-de-chaussée, de trois baies en plein cintre, dont deux possédaient des vitraux, les autres baies présentent un arc surbaissé en plates-bandes. La clef de l'arc en plein cintre de la baie centrale de la chapelle consiste en une tête sculptée. Le niveau supérieur de l'atelier, reconstruit après l'incendie, se compose de structures porteuses métalliques apparentes avec parpaing de béton en remplissage et est couronné de larges baies. L'ensemble est couvert d'un toit à longs pans en matériau synthétique hormis les extrémités ouest et est. A l'ouest, se dresse, au dessus du rez-de-chaussée, le bâtiment de la colonne de distillation construit en brique et en parpaing de béton. A l'est, l'ancien logement de l'aumônier, à un étage de comble, a gardé sa couverture originelle, un toit brisé à croupe en ardoise, à égout retroussé. En retour d'équerre, l'entrepôt industriel, en parpaing de béton, est couvert d'un toit à longs pans en matériau synthétique percé de verrières. Deux logements en rez-de-chaussée, de plan rectangulaire, construits en brique et couverts d'un toit à croupe en ardoise, subsistent à l'entrée du site. L'un d'entre eux a entièrement été enduit. Les façades antérieures et postérieures sont rythmées par cinq travées de baies rectangulaires (dont deux aujourd'hui murées) surmontées chacune d'une petite fenêtre oblongue.

Etat de conservation

établissement industriel désaffecté

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété privée

Références documentaires

Date d'enquête

1998

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

1999

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina

Cadre de l'étude

patrimoine industriel

Dossier

dossier individuel

Visite guidé

Patrimoine industriel