Usine de construction mécanique Garnier, 12 quai Jean Bart (Redon)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Usine de construction mécanique

Appelation d'usage

Usine de construction mécanique Garnier

Titre courant

Usine de construction mécanique Garnier, 12 quai Jean Bart (Redon)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Ille-et-Vilaine (35) ; Redon ; 12 quai Jean Bart

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Ille-et-Vilaine

Canton

Redon

Adresse de l'édifice

Jean Bart (quai) 12

Références cadastrales

1984AP 382 à 387, 127, 131, 186, 339 à 341, 307, 290, 103 à 105, 107, 334

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Atelier de fabrication, logement patronal

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1917, 1918, 1924, 1962

Commentaires concernant la datation

Daté par source, daté par travaux historiques, daté par travaux historiques, daté par travaux historiques, daté par travaux historiques

Description historique

Usine de construction mécanique fondée en 1862 par J. Garnier, alors directeur des importants ateliers de construction de machines agricoles des Trois-Croix, à Rennes (35). Dès ses débuts, l'usine Garnier obtient de nombreux premiers prix dans presque tous les concours où elle se présente et devient rapidement une des plus importantes manufactures de machines agricoles de France. Cet essor s'accompagne de la construction de nouveaux bâtiments. En 1881, un incendie détruit les 3000 m2 de l'usine construite en bois. Transformée en société, l'entreprise Garnier reconstruit l'ensemble de ses ateliers. En 1917-1918, construction d'une nouvelle fonderie. En 1924, construction d'une halle d'expédition de machines agricoles mesurant 100 m de long sur 80 m de large desservie par un pont roulant électrique. L'usine est spécialisée dans la fabrication des pressoirs montés, vis de pressoir avec appareils de serrage, broyeurs de pommes, fouloirs à vendange, hache-paille, moulins à farine agricoles, batteuses, aplatisseurs de grains... En 1937, elle fabrique la première moissonneuse-batteuse. Dans les années 1940, les magasins et ateliers s'étendent sur plus de 4 ha. Durant la guerre, l'usine travaille pour la Défense nationale. La société se développe, modernise la fonderie et crée des filiales avec la Fonderie du Châtelet en 1945, à Redon, FAO à Vitré (35), succursale de la maison mère redonnaise et Mabille-pressoir à Amboise (37). La société Garnier exporte vers l'Europe, l'Afrique du Nord et l'Amérique latine. En 1962, nouvelle extension de l'usine. Mais en 1967-1968, l'entreprise connaît des difficultés dues à la vétusté des machines et au manque de moyens financiers qui aboutissent, en 1970, au dépôt de bilan et à un règlement judiciaire. Après plusieurs tentatives de redressement, la fermeture définitive a lieu le 25 août 1980. Actuellement, les bâtiment sont en partie réhabilités par diverses entreprises.En1863, une machine à vapeur de 8 ch est attestée dans l'atelier de scierie mécanique.En 1925, l'usine emploie deux cent soixante dix salariés, près de cinq cents en 1950 et sept cent soixante quatre en 1970.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Béton, enduit, essentage de tôle, parpaing de béton

Matériaux de la couverture

Ardoise, métal en couverture, tôle ondulée, tuile mécanique, matériau synthétique en couverture

Description de l'élévation intérieure

2 étages carrés, 1 vaisseau

Typologie de couverture

Toit à longs pans, shed, appentis, croupe brisée

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie thermique, énergie électrique, , produite sur place, , achetée

Commentaire descriptif de l'édifice

Etablissement desservi par voie fluviale. L'atelier de fabrication se compose de plusieurs corps de bâtiment accolés avec pignon en façade, chacun étant spécialisé et destiné à l'ajustage, à la peinture, la menuiserie, la fonderie, etc. Comme les magasins et entrepôts industriels, les ateliers, en rez-de-chaussée et à vaisseau, sont construits en parpaings de béton, recouverts d'enduit ou d'essentage de tôle et couverts de sheds, d'appentis et de toits à longs pans en tôle ondulée, en matériau synthétique ou en tuiles mécaniques. L'ancien logis patronal et conciergerie, enserré entre magasin et atelier, a été entièrement remanié. Il compte deux étages carrés et est enduit. Un ancien hôtel, construit en 1610, a, durant une période d'activité de l'usine, abrité quelques logements. Le corps de bâtiment principal, à un étage carré et un étage de comble, est flanqué, de part et d'autre, d'ailes situées dans le prolongement. Il est couvert d'un toit à croupes brisé en ardoises.

État de conservation (normalisé)

Établissement industriel désaffecté

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1998

Date de rédaction de la notice

1999

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel (patrimoine industriel d'Ille-et-Vilaine)

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35

Usine de construction mécanique Garnier, 12 quai Jean Bart (Redon)
Usine de construction mécanique Garnier, 12 quai Jean Bart (Redon)
(c) Inventaire général, ADAGP
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