Observation concernant la protection de l'édifice
L´hôtel Printania, fondé par Aimé Marret, est un des rares hôtels à Dinard encore tenu aujourd´hui par la même famille depuis sa création en 1925.Cette transmission a permis entre autres la sauvegarde d´une partie du mobilier breton et du décor peint de l´établissement et font encore de cet endroit un lieu pittoresque de la Bretagne touristique.. La configuration de l´hôtel, composé de quatre corps de bâtiments dont trois maisons construites à des périodes différentes, participe avec l´emplacement en front de mer, proche du débarcadère de l´anse du Bec-de-la Vallée au charme de cet ensemble. Les différentes salles communes (hall d´entrée, salon, salle à manger) ont été aménagées entre 1928 et 1939. L´inventaire du mobilier conservé par les propriétaires actuels permet de se rendre compte de leur acquisition diversifiée : meubles familiaux dont deux bonnetières situées dans la salle de restaurant, salons de style Louis XV qui proviennent des anciennes villas qui composent l´hôtel ainsi que quelques meubles régionaux. Ces derniers - lits clos, vaisseliers, coffres, provenant principalement de la Cornouaille morbihannaise et finistérienne- sont achetés par Aimé Marret aux antiquaires locaux de Dinard, Dinan, Landudal, mais aussi aux antiquaires parisiens établis au faubourg Saint-Antoine. Cette accumulation de meubles, de petits objets et de figurines dont la plupart proviennent de la fabrique Henriot à Quimper témoigne, au-delà de l´agencement des lieux, d´une véritable passion de collectionneur. Le décor peint sur panneaux, formant une frise autour de la salle de restaurant, exécuté par Jim-Eugène Sévellec, qui signe dans le livre d´or en 1936, contribue à cette ambiance bretonnante. Quelques danses de Quimper, de Riec, de Plougastel, de Pont-Labbé y sont reconnaissables, ainsi que des danses moins folkloriques, mais tout aussi traditionnelles de marins avec bretonnes, accompagnés soit à l´accordéon soit à la mandoline, pour l´autre. Le traitement pictural rapide et peu léché tente de reproduire des effets de vie et de mouvements qui ne sont pas sans rappeler les grands décors de Jean-Julien Lemordant tel celui sur la danse réalisé en 1914 au plafond de l´opéra de Rennes. Quelques tableaux, plus récents, datés pour certains des années 1960, signés Bertrand de Bonne Chose dit Oliver ou Bertrain, décorent également les différentes pièces de l´hôtel et représentent avec beaucoup de fidélité des portraits de serveuses habillées du costume et de la coiffe de Fouesnant.