Matériaux du gros-œuvre
brique
Matériaux de la couverture
tuile
Typologie de plan
plan allongé
Description de l'élévation intérieure
1 vaisseau
Typologie du couvrement
voûte d'arêtes ; cul-de-four
Partie d'élévation extérieure
élévation à travées
Typologie de la couverture
toit à longs pans ; toit polygonal
Commentaire descriptif de l'édifice
Contrairement à l'ancienne église, ce nouvel édifice de brique est perpendiculaire à l'avenue de Lardenne. Son portail néo-roman ouvre sur une place en hémicycle alignée sur la rue et est bordée d'une murette. Cette église néoclassique de 40 m de long sur 12 m de large se présente conformément aux plans de Laffon de 1867 avec son clocher-porche octogonal à neuf cloches. Ce type de clocher est très en vogue à Toulouse dans la seconde moitié du 19e siècle. Un vaisseau unique de 6 travées est bordé par deux chapelles se faisant face à l'entrée de la nef, deux autres sont disposées avant le choeur. Ce dernier est enchâssé par deux sacristies de forme rectangulaire. Une voûte d'arête recouvre la nef, elle repose sur des doubleaux portés des pilastres. L'abside du choeur est en cul de four. Les baies en plein cintre sont munies de vitraux réalisés par les peintres verriers toulousains J. Clédère et Paul Chalons. D'autres vitraux dont ceux du choeur sont l'oeuvre d'Amédée Bergès. Dans le choeur de cette église, on retrouve un bel autel de marbre polychrome du 18e siècle qui provient de l'ancienne église de Saint-Michel-du-Touch. Cet autel est muni de deux petits escaliers à balustres qui semblent plus récents. Ce maître-autel est surmonté d'un grand tableau signé par Pierre-Théodore Suau, fils de Jean Suau et élève du célèbre Jacque-Louis David. La scène représente saint Michel terrassant le Démon. Une grande peinture murale occupe l'abside en cul de four, la Trinité y est représentée, entourée d'anges. Deux tableaux présents dans la nef ont été classés Monuments Historiques en 1946. Le premier représente Sainte Jeanne de Valois, et le second, Sainte Elisabeth de Hongrie. Ils ont tous les deux été exécutés à la fin du 17e siècle par le peintre Jean II Michel (1659-1709) et restaurés en 1972. Deux autres tableaux de la nef représentent le Baptême du Christ par saint Jean-Baptiste et une Annonciation. Dans une chapelle du choeur est conservée une peinture représentant saint Dominique recevant le rosaire des mains de la Vierge, et dans la chapelle des fonts baptismaux à l'entrée, un tableau de la Sainte Famille qui est une copie de l'oeuvre de Nicolas Poussin (1594-1665) ainsi qu'une Crucifixion et une statuette de saint Jean-Baptiste. Enfin sur le revers de l'entrée principale sont accrochés deux tableaux de saint Jérôme, à gauche une Communion du Saint, à droite le saint en extase. Un beau bénitier en marbre de Caunes provenant probablement de Saint-Michel-du-Touch est placé à l'entrée de l'église. Un orgue est constitué par Baptiste Puget en 1878 probablement à partir d'orgue plus ancien. Il est installé sur une tribune située au dessus de l'entrée. Une statue en terre cuite de la manufacture Giscard datée de 1934 était placée à l'extérieur de l'église dans une niche à gauche du portail. Cette statue représente la Vierge portant l'Enfant Jésus sur sa main, l'Enfant est debout, les bras en croix en préfiguration de son martyre. Cette sculpture est appelée "Notre-Dame des Voyageurs" en référence à une strophe d'un hymne grégorien l'Ave maris stella (Salut, étoile de la mer) en l'honneur de la Vierge Marie, protectrice des voyageurs (Accorde-nous une vie innocente, rends sûr notre chemin, pour que voyant Jésus, nous nous réjouissions éternellement).
Technique du décor porté de l'édifice
peinture ; vitrail ; menuiserie ; sculpture
Indexation iconographique
pilastre ; Vierge ; ange ; Enfant Jésus ; balustre ; Vierge à l'Enfant ; Trinité ; Sainte Famille ; saint Jean-Baptiste ; sainte Elisabeth ; sainte Jeanne ; Annonciation ; saint Dominique ; Baptême du Christ ; saint Jérôme ; saint Michel
Commentaire d'usage régional
clocher-porche
Date de l'enquête ou du récolement
1995