Description historique
A la fin du 19e siècle, un premier édifice de culte, datant au moins du 10e siècle, conserve encore en élévation une nef romane, une abside du 15e siècle et un clocher-mur du 16e siècle, visible dans l'enclos du cimetière. La nouvelle église paroissiale Saint-Martin, conçue pour remplacer l'église primitive devenue trop exiguë, est construite en 1551. En 1595, le cardinal de Joyeuse, alors archevêque de Toulouse, mentionne l'effondrement de la voûte d' une chapelle, début d' une série d'avaries pour l'édifice. En 1646, une partie des voûtes de la nef, des chapelles et de la sacristie, au nord, est emportée par l'écroulement d'un pilier, puis reconstruite. En 1771, la chute de la façade occidentale donne lieu à une nouvelle reconstruction l'année suivante (date gravée sur le claveau central du portail). En 1812, c' est la quasi totalité du chevet qui s'effondre, avant d'être partiellement rebâti dans les premières années du 19e siècle. Cependant, cette succession d'accidents n'affecte pas le plan général de l'église, qui conserve une nef unique, quatre chapelles latérales et un choeur pentagonal. Au cours du 19e siècle, de nombreuses campagnes de restauration sont entreprises. Entre 1837 et 1843, de nouvelles sacristies remplacent l'ancienne (à l'entrée de l'église) devenue insalubre et une chapelle haute, à l'usage du marquis de Palarin et de son épouse, est édifiée sur le bas-côté nord. Les travaux portent ensuite sur la réfection du carrelage du choeur et de la nef, dont le voûtement est achevé en 1853. Puis sur les élévations intérieures, avec l'allongement et à la régularisation de toutes les fenêtres par l'architecte Raynaud entre 1868 et 1870. La campagne d'embellissement de l'église débute avec la réalisation du décor peint par Arsène Robert, et la mise en place de quatre verrières commandées à l'atelier toulousain Gesta. Elle s'achève en 1885 avec les peintures monumentales exécutées par Pierre Fortunat. En marge de cette série de travaux, le ville et la municipalité font appel à l'architecte Villeneuve pour construire un clocher en accord avec les modifications sans cesse apportées à l'église, mais le projet, jugé trop ambitieux, est refusé. On lui préfère, dans un premier temps, les plans de l'architecte toulousain Léopold Petit. Les travaux débutent en 1868 avant d'être rapidement interrompus pour des raisons de sécurité. Ils sont alors confiés à Gabriel Bréfeil, en 1879. Malgré les précautions prises, l'édification du clocher entraîne l'écroulement de la voûte de la 1ère travée de la nef et de la tribune occidentale. Le clocher actuel, qui conserve le mur de façade du 18e siècle, est finalement achevé en 1883.