Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune d'Occhiatana
présentation de la commune d'Occhiatana






Référence de la notice
IA2B001984
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
7 septembre 2012
Date de dernière modification de la notice
6 janvier 2025
Rédacteur de la notice
Ciavatti Jean-Charles ; Fideli Marie-Antoinette
Mentions légales
(c) Inventaire général ; (c) Collectivité Territoriale de Corse
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune d'Occhiatana
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Corse ; Haute-Corse (2B) ; Occhiatana
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Belgodère
Historique de l'édifice
Description historique
Les traces les plus anciennes d’une occupation humaine, en l’état actuel des recherches, remontent à l’époque antique. Une tombe datée de cette période a été mise au jour lors du dégagement des ruines de la chapelle San Vincensiu, construite entre le IVe et le XIe siècle. A partir du XIIe siècle, à la suite de la domination en Corse des seigneurs Obertenghi, issus des marquis de Massa, Occhiatana (ainsi qu’une grande partie de la Balagne) passe sous l’influence des seigneurs de Pino (ou Pinaschi) qui vont régner jusqu’au XVe siècle. A cette domination féodale, s’ajoute la puissance de l’Eglise, qui possède alors de nombreuses propriétés foncières dans l’île. Ainsi, plusieurs actes datés du XIIe siècle, font état, sur le territoire d’Occhiatana, de domaines agricoles appartenant au monastère Bénédictin de San Venerio, édifié sur l’îlot de Tino (Ligurie). C'est sans doute à cette époque que l'ancienne église Saint-Barthélémy est construite. A partir du XVe siècle, la République de Gênes va asseoir son autorité sur l’Ile, ainsi, en 1454, un certain Messer Antonio d’Occhiatana (Ocitana) prête serment de fidélité à l’Office de Saint Georges. Le développement de la plaine du Reginu bat alors son plein comme en témoignent encore les vestiges d'une remise agricole, datée de 1451, située au lieu-dit Pacciola. Au XVIIe siècle, l’église Santa Maria Assunta est agrandie et devient église paroissiale, aux dépends de l’ancienne église Saint Barthélémy, située à l’écart du village, qui est alors peu à peu abandonnée. A partir de la fin du XVIIIe siècle et surtout au XIXe siècle, le village s’agrandi et certaines familles, qui accèdent à une certaine opulence, construisent des maisons dites de notables. La population, qui s’élève à 700 âmes en 1646, décline durant tout le XVIIIe siècle pour atteindre les 463 habitants en 1787. La tendance s’inverse au XIXe siècle, avec 672 habitants en 1846 et 733 (son niveau le plus élevé) en 1896. Les guerres et l’exode rural du XXe siècle sont les principaux facteurs de l’importante décroissance que subi la commune, peuplée de 593 habitants en 1921, 371 en 1946 et seulement 165 en 1990. Le seuil le plus bas est alors atteint. La tendance semble s’être stabilisée depuis : la commune compte, en 2009, 174 habitants. La riche plaine du Reginu, située en partie sur le territoire d’Occhiatana, a permis, au moins depuis le Moyen Age, le développement d’une agriculture basée essentiellement sur la céréaliculture (blé, orge, froment et seigle) et l’oléiculture. La vigne y était également cultivée, dans des proportions moindres. Quelques légumineuses (haricots, fèves et pois-chiches) sont mentionnées dans divers documents, dès le début du XVIIe siècle. Il est à noter que les agrumes (orangers notamment), appréciant le climat doux de la plaine, sont d’introduction très ancienne dans la région. A la fin du XVIIIe siècle, près de 60 % du territoire est cultivé, dont la majeure partie en céréales (environ 54 %) ; l’olivier ne représente que 2,5 % des cultures et la vigne seulement 1 %. L’expansion démographique du XIXe siècle génère un accroissement des besoins et la surface cultivée, à la fin de ce siècle, dépasse ainsi les 80 %. Les céréales occupent alors 70 % des surfaces et les oliviers, en forte augmentation, près de 10 %. Ces anciennes cultures, qui ont marqué le territoire d'Occhiatana, sont abandonnées au cours du XXe siècle. Elles ont été remplacées par quelques exploitations fourragères et par une dizaine d'élevages (bovins, caprins et ovins).