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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune de Corbara
présentation de la commune de Corbara






Référence de la notice
IA2B001424
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
26 juillet 2013
Rédacteur de la notice
Albertini Christelle ; Fideli Marie-Antoinette
Mentions légales
© Collectivité Territoriale de Corse ; © Commune de Corbara
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune de Corbara
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Corse ; Haute-Corse (2B) ; Corbara
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Ile-Rousse (L')
Historique de l'édifice
Description historique
Comme le met en lumière l'étude d'archéologie du paysage "La Balagne" menée en 2008 conjointement par les universités de Corse, de Washington et de Winchester, l'occupation anthropique du territoire de l'actuelle commune remonte au Néolithique. Elle se poursuit aux âges des métaux puis au Moyen-Age avec l'établissement de noyaux d'habitat à proximité de la chapelle Saint-Pierre et Saint-Paul, de la chapelle Saint-Corneille Saint-Cyprien ou encore aux alentours de la "Cima di Sant'Anghjulu" avec un ensemble fortifié dont la construction remonterait au XIe siècle (?) et serait due à Aldobrando, seigneur d'Ostriconi. A ces noyaux d'habitat, s'ajoute une fondation castrale avec château et village de hauteur. Corbara n'échappe pas aux faits marquants de l'histoire de la Corse notamment le démantèlement par Gênes des châteaux et fortifications à la fin du Moyen-Age. Son territoire était rattaché religieusement à la piève d'Aregno, vaste paroisse dépendante du diocèse d'Aléria, du Moyen-Age à l'époque moderne, période au cours de laquelle a lieu une nouvelle organisation des circonscriptions ecclésiastiques de la Corse. Corbara devient paroisse. En 1752, l'église paroissiale par Bref du Pape Benoît XIV est érigée au rang de collégiale. Au cours de la période susdite avec une expansion démographique continue, l'habitat se restructure et donne naissance à des quartiers glissant le long de la pente. En 1790, Corbara est érigée en commune ; elle englobe alors également le territoire de Pigna qui se détache de Corbara en 1792 comme l'atteste le procès-verbal de séparation des limites. Intégré au canton Sant'Angelo devenu canton de l'Île-Rousse en 1793, Corbara poursuit son développement. Le percement de la route départementale entraine une réorganisation de l'espace : les maisons sont implantées sur des parcelles plus vastes, les habitations déployant longitudinalement leur façade principale. Corbara fait aujourd'hui partie de la Communauté de Communes du bassin de vie de l'Île-Rousse comprenant aussi les communes de Pigna, Île-Rousse, Monticello et Santa-Reparata-di-Balagna et est associée aux projets concernant la Balagne (Agenda 21
). Après avoir connu un essor démographique continu jusqu'au début du 20e siècle, la population décline ensuite régulièrement pour ne compter en 1990 que 583 habitants. Aujourd'hui, on assiste à une légère reprise, le dernier recensement de 2012 en dénombrant 983. Corbara a compté tout au long de son histoire des personnages illustres. Citons en particulier, Ghjuvani Danielli, médecin particulier du roi Louis XIII, né à Corbara en 1556 et mort en 1650 en Italie à Porto Maurizio, ou encore le religieux franciscain, François Antoine Mariani, plus connu sous le nom de Padre Rossu. Né à Corbara en 1715, docteur en théologie, il sera le recteur de l'Université de Corse, implantée à Corté en 1765, sous le généralat de Pascal Paoli. Mentionnons encore Marthe Franceschini dite "Davia la lumineuse". Née à Tunis en 1756, cette fille de petits notables de Corbara capturés par des corsaires devint l'épouse favorite du sultan Sidi Mohamed Ben Abdallah qui régna sur le Maroc de 1757 à 1790. Elle mourut dans ce pays en 1799. Signalons enfin Jean-Baptiste Franceschini-Pietri (1834-1915), secrétaire particulier de Napoléon III, auditeur au Conseil d'Etat en 1859. Il accompagna l'Empereur lors de la campagne d'Italie et de la guerre franco-prussienne. Il mourut en 1915 en Angleterre à Farnborough.