ancienne église de l'Assomption, actuellement église paroissiale Saint-Barthélémy

Désignation

Dénomination

Église

Vocable

De l'Assomption ; Saint-Barthélémy

Destinations successives et actuelle

Église paroissiale

Titre courant

Ancienne église de l'Assomption, actuellement église paroissiale Saint-Barthélémy

Localisation

Localisation

Corse 2B Occhiatana

Aire d'étude

Belgodère

Référence cadastrale

1872 C 435, 436, 2012 C 65

Milieu d'implantation

En village

Historique

Datation des campagnes principales de construction

2e quart 16e siècle, 1er quart 17e siècle, 2e quart 17e siècle, 4e quart 17e siècle, 1er quart 19e siècle, 3e quart 19e siècle, limite 19e siècle 20e siècle

Datation des campagnes secondaires de construction

Limite 19e siècle 20e siècle

Datation en années

1545, 1620, 1627

Justification de la datation

Porte la date, daté par source

Justification de l'attribution

Attribué par source

Commentaire historique

Mentionnée dès 1576 (A.D.2B : 3 G 4/1), l'église de l'Assomption aurait été construite en 1545 d'après le procès-verbal d'inventaire des biens de la fabrique paroissiale d'Occhiatana dressé en février 1906 par Jean-André Dottori, receveur des Domaines à Belgodère (A.D.2A : 2 Q 150). Reconstruite à partir de 1620 comme l'atteste la date gravée sur le linteau de la porte principale, elle est encore en travaux lors de la visite pastorale de mai 1624, date à laquelle l'évêque de Mariana et Accia, Mgr del Pozzo, autorise le transfert du Saint-Sacrement dans l'oratoire de la confrérie de l'Annonciation tant que ceux-ci ne seront pas achevés (A.D.2B : 3 G 4/2). En juin 1625, les procurateurs de l'église versent 76 lires au fondeur maestro Diodato, Corsar dilo Reno (sic), en paiement de la cloche que celui-ci a réalisé pour la communauté d'Occhiatana. Le 27 décembre 1626, le gros oeuvre est terminé et le maestro Ambroscio q Alloberto, originaire de Pechio, atteste avoir reçu le dernier paiement pour la construction de l'église. En mai 1627, les offices y sont célébrés et les nouveaux recteurs sont nommés. En août de la même année, l'autel situé à gauche du maître-autel est attribué à la confrérie féminine de la Vierge, pour la somme de 80 lires (A.D.2B : 3 E 604). La visite pastorale de 1646 de Mgr Marliani précise que, par commodité pour la population (sic), elle remplit les fonctions d'église paroissiale dont le titre est alors toujours détenu par l'église Saint-Barthélémy, située à un tiers de mille du village (sic) et qui ne sert plus que pour la célébration de la fête du saint patron et le jour des morts (Relazione della prima visita pastorale di Mgr Marliani. Société des sciences historiques et naturelles de la Corse, Bastia, 1890). En plus du maître-autel, dédié à Notre-Dame de l'Assomption, l'édifice comprend, "côté Evangiles", une chapelle latérale dédiée au Saint-Sacrement, "côté Epîtres", une deuxième chapelle dédiée à la Vierge, un autel secondaire dédié à saint Antoine de Padoue voisin (sic), des fonts baptismaux. A ceux-ci s'ajoute l'autel des âmes du Purgatoire, mentionné en 1657 (A.D.2B 3 E 612). Erigée en cure entre 1646 et 1740 (Visita della diocesi di Mariana ed Accia, 1740. Société des sciences historiques et naturelles de la Corse, Bastia, 1890), elle prend alors le vocable de Saint-Barthélémy. D'après le rapport sur les biens de la fabrique paroissiale établi en 1905 par le desservant Orsolani, la voûte et les piliers de la nef se seraient effondrés en 1698 sous le ministère du curé Morati de Muro et le bas-côté sud aurait été construit au début du Concordat (Archives diocésaines). En 1827, le toit menace de s'effondrer (A.D.2A : 4 V 11) et le préfet accorde un secours de 300 francs (A.D.2A : 1 Z 175). Le 4 avril 1847, le clocher est gravement endommagé par la foudre (Archives diocésaines). Le devis de reconstruction, établi en 1850 par le maçon Laurent François Antoine, s'élève à 2012,20 francs. Les travaux ne sont toujours pas achevés en mars 1852 alors que la commune vote un supplément de 600 francs (A.D.2B : E 76/6). Entre 1872 et 1905 des travaux de réparations sont entrepris sous le ministère du curé Orsolani. Ils concernent le clocher, à nouveau foudroyé en novembre 1876 et novembre 1904, le carrelage, les voûtes des bas-côtés "qui s'étaient effondrées" et les "corniches intérieures". Pendant la même période, l'embellissement de l'édifice se poursuit par l'achat de l'orgue et de sa tribune, la réalisation de la clôture de choeur et des peintures monumentales (Archives diocésaines). Par la suite, seuls des travaux secondaires sont réalisés comme la réparation de la toiture en 1917 (A.D.2B : E 76/8) et à la fin du 20e siècle. Les derniers travaux concernent la restauration des peintures monumentales du choeur et de l'arc triomphal en 2000.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

Moellon, enduit

Matériau de la couverture

Tuile creuse mécanique

Parti de plan

Plan allongé

Vaisseau et étage

3 vaisseaux

Type et nature du couvrement

Voûte d'arêtes, voûte en berceau, à lunettes, cul-de-four

Type de la couverture

Toit à longs pans, appentis, croupe ronde

Commentaire description

Edifice de plan allongé à chevet à pans coupés formé d'une nef à vaisseau central voûté en berceau à lunettes, et à bas-côtés voûtés d'arêtes. Abside voûtée en cul-de-four. L'élévation latérale nord est flanquée d'une sacristie et d'une tour-clocher à trois niveaux à la chambre des cloches à baies libres cintrées.

Technique du décor des immeubles par nature

Peinture

Représentation

Dieu le Père ; Annonciation ; Evangéliste ; Le Tétramorphe ; ange ; ornement à forme architecturale ; ornement à forme géométrique ; ornement à forme végétale

Etat de conservation

Remanié

Protection

Référence aux objects conservés dans l'édifice

IM2B002111, IM2B002121, IM2B002126, IM2B002161, IM2B002164, IM2B002104, IM2B002107, IM2B002110, IM2B002116, IM2B002119, IM2B002128, IM2B002156, IM2B002117, IM2B002129, IM2B002131, IM2B002138, IM2B002146, IM2B002152, IM2B002105, IM2B002109, IM2B002124, IM2B002151, IM2B002163, IM2B002108, IM2B002115, IM2B002135, IM2B002139, IM2B002130, IM2B002145, IM2B002157, IM2B002114, IM2B002132, IM2B002159, IM2B002162, IM2B002112, IM2B002125, IM2B002127, IM2B002147, IM2B002154, IM2B002106, IM2B002122, IM2B002134, IM2B002142, IM2B002155, IM2B002118, IM2B002120, IM2B002141, IM2B002137, IM2B002148, IM2B002153, IM2B002113, IM2B002133, IM2B002144, IM2B002103, IM2B002140, IM2B002158, IM2B002101, IM2B002102, IM2B002123, IM2B002136, IM2B002143, IM2B002150, IM2B002160, IM2B002165, IM2B002149, IM2B002178, IM2B002175, IM2B002172, IM2B002186, IM2B002174, IM2B002170, IM2B002171, IM2B002179, IM2B002185, IM2B002187, IM2B002213, IM2B002167, IM2B002180, IM2B002181, IM2B002182, IM2B002168, IM2B002169, IM2B002173, IM2B002183, IM2B002188, IM2B002189, IM2B002177, IM2B002184, IM2B002166, IM2B002176

Statut juridique

Statut de la propriété

Propriété de la commune

Références documentaires

Date d'enquête

2010

Crédits

© Inventaire général, © Collectivité Territoriale de Corse

Date de rédaction de la notice

2010

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Torre Gabrielle, Ciavatti Jean-Charles, Fideli Marie-Antoinette

Cadre de l'étude

Inventaire préliminaire

Dossier

Dossier individuel

Dossier adresse

Collectivité Territoriale de Corse - Direction du Patrimoine - Service de l'Inventaire du Patrimoine Villa Ripert - 1, cours Général Leclerc - 20000 Ajaccio - 04.95.10.98.22/04.95.10.98.23