Monument commémoratif du premier Consul

Désignation

Dénomination de l'édifice

Monument

Appelation d'usage

Du premier Consul

Titre courant

Monument commémoratif du premier Consul

Localisation

Localisation

Corse ; Corse-du-Sud (2A) ; Ajaccio ; place Foch

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Ajaccio 2e canton

Adresse de l'édifice

Foch (place)

Références cadastrales

2010 BY non cadastré ; domaine public

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1850

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

Ce monument, inauguré le 5 mai 1850, rend hommage à Napoléon Bonaparte. En effet, peu d'années après la création de l'Empire, les élus municipaux d'Ajaccio caressaient déjà le projet d'élever un monument à la gloire de l'Empereur, lequel, faute de moyens, a été régulièrement ajourné. Finalement, ils décident d'installer sur un piédestal, au milieu de la place du marché (actuelle place Foch) , la statue léguée par le cardinal Fesch. L'inauguration a lieu le 5 mai 1850. En 1855, son transfert au-dessus de la fontaine de la place est envisagé. Jérôme Maglioli, architecte de la ville d'Ajaccio, mais aussi peintre et décorateur, est chargé de dresser les plans du nouveau monument : quatre lions crachant de l'eau seront disposés devant chaque bas-relief ornant le socle. Les lions et le bassin sont réalisés postérieurement à mars 1858. La statue, qui somme le monument, a été exécutée par Francesco Massimiliano Laboureur (1767-1831) , fils et élève de Maximilien Laboureur (1739-1812). L'artiste envisage, dès 1801, de réaliser une statue en pied de Napoléon Bonaparte, premier Consul. François Cacault, Ambassadeur de France à Rome, mais aussi collectionneur et mécène, l'encourage tout en lui indiquant qu'il souhaite qu'une allusion au Concordat y figure. Il a, en effet, participé aux négociations qui devaient aboutir à la signature du Concordat entre le pape Pie VII et le futur empereur. Laboureur réalise d'abord le modèle en plâtre de cette statue. Il présente quelques variantes avec l'oeuvre définitive et conformément au souhait de Cacault, le rouleau que Bonaparte porte dans sa main est titré "Concordat" (ce plâtre est aujourd'hui conservé à la Villa Paolina à Rome). La statue est achevée en 1806 et le 26 février de cette année-là, le Journal de Paris en donne une description détaillée mais aussi une interprétation puisque Bonaparte est devenu Napoléon en 1804 : "On écrit à Rome que la statue colossale de l'Empereur Napoléon, qui est actuellement terminée, excite la plus vive admiration. L'idée en est due à l'ancien ministre français à Rome M. Cacault, et l'exécution au célèbre M. Maximilien Laboureur. L'Empereur est représenté revêtu de la toge, ayant à ses pieds une cassette ronde, qui contient les divers traités faits par S. M. avec les diverses puissances du Continent ; il tient un de ces traités à la main, sur lequel on lit : Concordat. La tête est ceinte de lauriers, sur la poitrine est l'égide de Pallas, mais la tête de Méduse est remplacée par un soleil radieux. La main droite tient un timon sur un globe, symbole que l'on voit sur des médailles des empereurs représentés en costume pacifique et avec la toge. La tête du héros est parfaitement exprimée, malgré l'extrême difficulté reconnue par tous les artistes d'en rendre les linéaments, que leur finesse rend imperceptibles. Cette statue, malgré sa hauteur de 14 palmes, n'a que le léger appui de la cassette placée à ses pieds. Le piédestal, haut de cinq palmes est sculpté sur les quatre faces en bas-relief : sur la première on voit l'Empereur couronné par la Victoire ; la deuxième représente la Vertu qui arrête la roue de la Fortune ; la troisième, la Prudence désignée par le serpent, son emblème ordinaire ; la quatrième face offre les deux figures de la Victoire et de la Paix, qui échangent entre elles des couronnes de lauriers et d'olivier". Cette oeuvre a été gravée par R. Fontana à partir des dessins de Jean-Baptiste Wicar pour la statue et de ceux de Cecchi pour les quatre bas-reliefs. Napoléon ne manifestant pas d'intérêt pour cette oeuvre, son oncle, le cardinal Fesch décide de l'acquérir. C'est ainsi que la statue intègre la collection du prélat, lequel la lègue à sa ville natale par disposition testamentaire.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Marbre

Commentaire descriptif de l'édifice

Ce monument, incluant une fontaine préexistante, est sommé d'une statue sur un piédestal orné de bas-reliefs sur ses quatre faces. Les bas-reliefs représentent l'Empereur couronné par la Victoire ; la Vertu qui arrête la roue de la Fortune ; la Prudence désignée par le serpent, son emblème ordinaire ; la Victoire et de la Paix échangeant entre elles des couronnes de lauriers et d'olivier. Devant chacune de ces faces, est installé un lion crachant de l'eau.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété publique

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2010

Date de rédaction de la notice

2011

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Bianco Odile ; Fideli Marie-Antoinette

Cadre de l'étude

Enquête thématique régionale (la statuaire publique en Corse, enquête partielle)

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Collectivité Territoriale de Corse - Direction du Patrimoine - Service de l'Inventaire du Patrimoine Villa Ripert - 1, cours Général Leclerc - 20000 Ajaccio - 04.95.10.98.22/04.95.10.98.23

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