Abbaye de cisterciens Notre-Dame, puis Saint-Maurice

Désignation

Dénomination

abbaye

Destinataire

de cisterciens

Vocable

Notre-Dame ; Saint-Maurice

Destinations successives et actuelle

établissement public à caractère culturel

Titre courant

Abbaye de cisterciens Notre-Dame, puis Saint-Maurice

Localisation

Localisation

Bretagne 29 Clohars-Carnoët

Aire d'étude

Quimperlé

Lieu-dit

Saint-Maurice

Référence cadastrale

1823 B2

Milieu d'implantation

isolé

Cours d'eau

la Laïta

Parties non étud

cloître, salle capitulaire, bâtiment conventuel, logis abbatial, église, chapelle, orangerie, grange, puits, jardin d'agrément, verger, portail, moulin, étang, vivier, fontaine

Historique

Datation des campagnes principales de construction

milieu 13e siècle, 4e quart 17e siècle, 1er quart 18e siècle

Datation des campagnes secondaires de construction

1er quart 15e siècle, 4e quart 16e siècle, 2e moitié 18e siècle, 4e quart 19e siècle

Datation en années

1685, 1885

Justification de la datation

daté par travaux historiques

Justification de l'attribution

attribué par source, attribué par travaux historiques

Personnalitées

Keresper Guillaume de (commanditaire) Vieux Chastel Pierre de (commanditaire) Vieuxville Pierre Guillaume de (commanditaire) Lorois Léon (commanditaire)

Commentaire historique

Fondation vers 1160 par le duc de Bretagne, Conan IV. Pas de traces architecturales du premier établissement, à l´exception de l´ancienne salle capitulaire construite vers 1250. Jardins, vergers, étang et vivier attestés en 1225. Reconstruction du choeur de l´église au début du 15e siècle. Réparation de certains bâtiments à la fin du 16e siècle. Grande campagne de reconstruction entre 1681 et 1727 (façade ouest de l´église, bâtiments conventuels, logis abbatial). Anciens communs et orangerie milieu ou 2e moitié du 18e siècle. Vente en 1790, disparition de l´église et dégradation des bâtiments. Entre 1850 et 1885, transformation des bâtiments conventuels en château et aménagement des jardins par Léon Lorois, député du Finistère. Château incendié en 1945 et détruit en 1953. Depuis 1991, le domaine de 120 hectares est propriété du Conservatoire du Littoral et des espaces lacustres ; il assure l´accueil, la restauration des bâtiments et la mise en valeur des espaces végétaux.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

schiste, granite, moellon, pierre de taille

Matériau de la couverture

ardoise, chaume, granite en couverture

Vaisseau et étage

1 étage carré, comble à surcroît, étage de comble

Type et nature du couvrement

voûte d'arêtes

Parti d’élévation extérieure

élévation ordonnancée, jardin en terrasses

Type de la couverture

toit à deux pans, croupe brisée, pignon découvert, noue

Emplacement, forme et structure de l’escalier

escalier demi-hors-oeuvre, escalier en vis sans jour, en charpente, en maçonnerie

Source de l'énergie

énergie hydraulique

Commentaire description

L'ancien ensemble monastique, en majorité disparu, peut être schématiquement restitué grâce à la documentation qui confirme des dispositions courantes pour un établissement cistercien. Murs en moellon de schiste et de granite, à l'exception de la façade de l'église, en pierre de taille de granite. Fontaine couverte d'une couverture en granite. Toitures en ardoise, à l'exception de la grange, en chaume. Ancienne salle capitulaire à deux vaisseaux couverts de voûtes d´ogives ; les chapiteaux à corbeilles ornées de crochets feuillagés sont portés par des piliers cylindriques. L'ancien bâtiment conventuel, couvert d'un toit à croupe brisée, présentait des élévations ordonnancées à travées. Aménagement de jardins en terrasses entre l'ancien logis abbatial et l'ancienne orangerie. L'escalier de l'ancien logis abbatial, en vis sans jour, est en maçonnerie dans la partie inférieure, en bois dans la partie supérieure. Puits circulaire en granite avec superstructure en fer.

Etat de conservation

vestiges, désaffecté, restauré

Protection

Date protection

1956/05/02 : inscrit MH ; 1995/08/08 : inscrit MH

Référence aux objects conservés dans l'édifice

IM29004054

Intérêt de l'oeuvre

à signaler

Eléments remarquables

salle capitulaire

Observations

Parmi les quatre abbayes cisterciennes de Cornouaille (Coatmalouen, Bon-Repos, Langonnet) , Carnoët forme la limite occidentale des installations de cet ordre monastique en Bretagne. Si la beauté du site est restée intacte, il n´en va pas de même pour les bâtiments qui ont connu, au cours des siècles, des phases de création, d´abandon ou de réhabilitation successives, en évoluant d´un lieu monastique et agricole vers une demeure de notable. Le lieu a retrouvé, depuis 1991, une vocation nouvelle au sein d´un domaine de 120 hectares géré et animé par le Conservatoire du Littoral qui accueille le public dans l´ancienne orangerie. Vestige insolite dans un cadre de verdure, l´ancienne salle capitulaire (vers 1250) montre une telle parenté avec celle, contemporaine, de Langonnet (Morbihan) que l'attribution à un même atelier paraît probable. Empreinte du style de l´Ile-de-France introduit par les ducs et les ecclésiastiques, il s´agit d´une réalisation majeure du premier art gothique en Bretagne qu'il convient également de comparer à la salle capitulaire de l´abbaye de l´Épau au Mans (Sarthe). Entre 1650 et 1730, l´abbaye connaît une période de prospérité dont témoigne la façade occidentale de l´église reconstruite en 1685. Fidèle à la conception architecturale introduite dans le cadre de la Réforme catholique, elle se compare aux chapelles des ursulines du Faouët ou de Quimperlé ou encore à l'ancien couvent-hôpital de Guingamp.

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété d'un établissement public

Références documentaires

Date d'enquête

2001

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Douard Christel

Cadre de l'étude

inventaire topographique

Dossier

dossier individuel