Chapelle Saint-David, actuellement chapelle du cimetière

Désignation

Dénomination

chapelle

Titre courant

Chapelle Saint-David, actuellement chapelle du cimetière

Localisation

Localisation

Bretagne 29 Quimperlé

Aire d'étude

Quimperlé

Adresse

Cimetière (place du)

Référence cadastrale

1981 AO 28

Milieu d'implantation

en ville

Parties non étud

ossuaire

Historique

Datation des campagnes principales de construction

16e siècle, 2e quart 19e siècle, Epoque contemporaine

Datation des campagnes secondaires de construction

17e siècle (?)

Datation en années

1846

Justification de la datation

porte la date

Auteurs de l'oeuvre

Bigot Joseph (architecte)

Justification de l'attribution

attribué par source

Commentaire historique

Ancienne trève de Rédené (canton d´Arzano) , Saint-David est rattachée à Quimperlé depuis la Révolution. Le toponyme pourrait correspondre, d´après Bernard Tanguy, à saint Dewi, un moine originaire du pays de Galles vénéré lors du pardon de la chapelle. Isolé, situé à l´écart de la ville et dominant l´ancien faubourg de Bourgneuf, l´édifice conserve une partie de sa structure d´origine, notamment la nef et ses baies qui remontent à la première moitié du 16e siècle. Le cadastre de 1824 et une lithographie de 1841 font entrevoir son état avant sa reconstruction partielle ; on y distingue un ossuaire adossé à la façade sud et la présence d´un chevet plat. Les piliers nord de la tour-clocher formant porche semblent dater du 17e siècle. Les piliers sud ainsi que la chambre des cloches ont été modifiés à plusieurs reprises à l´époque contemporaine. Dans le cadre de l´agrandissement du cimetière, la chapelle, en mauvais état, est partiellement reconstruite d´après les plans de l´architecte Joseph Bigot en 1846 (date portée sur le pignon du bras sud du transept). Tout en remployant des éléments de l´édifice antérieur (baies, remplages, rampants sculptés) , Bigot reconstruit la sacristie, agrandit et rehausse les bras du transept et remplace le chevet plat par un chevet à trois pans dans lequel il replace, au nord et au sud, des baies anciennes à pignon de lucarne. Le lambris de couvrement du transept et de la partie orientale est moderne, la charpente de la nef a été remaniée.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

granite, pierre de taille, enduit partiel

Matériau de la couverture

ardoise

Parti de plan

plan en croix latine

Type et nature du couvrement

charpente en bois apparente, lambris de couvrement

Type de la couverture

toit à longs pans, noue, toit en pavillon, pignon découvert

Commentaire description

Edifice de plan en croix latine avec clocher-porche hors oeuvre dont le plafond moderne en béton porte la chambre des cloches. Clocher-tour à essentage couvert d´un toit en pavillon. Un bénitier est creusé dans le pilier ouest du porche. Pignon ouest découvert. Fenêtres hautes passantes en lucarne à crossettes partiellement sculptées. Chevet à trois pignons dont un aveugle. Gros-oeuvre en pierre de taille de granite à l´exception des parties remaniées au 19e siècle, en moellon enduit. Encadrement des baies en granite. La différence de hauteur entre la nef, très basse, et les autres parties de l´édifice, est matérialisée par des charpentes individuelles, de type à chevrons portant fermes pour la nef. Sol couvert de dalles de granite avec remploi de plusieurs pierres tombales érodées. Cheminée dans le mur ouest indiquant probablement l'emplacement d'anciens fonts baptismaux (disparus).

Technique du décor des immeubles par nature

sculpture

Représentation

personnage ; ange

Précision sur la représentation

Eléments sculptés figurant sur des baies sud et est ainsi que sur le pignon ouest.

Etat de conservation

remanié

Protection

Référence aux objects conservés dans l'édifice

IM29003909, IM29003910, IM29003904, IM29003908, IM29003906, IM29003907, IM29003905

Observations

Même profondément remanié, l´édifice conserve un certain nombre d´éléments du 16e siècle qui permettent d´imaginer, au moins partiellement, son état d´origine. Il est possible qu´un premier clocher, placé au-dessus de la croisée du transept, ait été remplacé par le curieux clocher-porche en place, inhabituel dans l´architecture religieuse cornouaillaise et qui rappelle, à cause de sa structure (et non de son emplacement) , celui de la chapelle de Sainte-Barbe au Faouët. Intervenus ici en début de sa carrière, les travaux de Bigot sont caractérisés par un recours aux formes néogothiques tout en remployant des éléments majeurs de l´édifice précédent. Quant au choix d´un chevet polygonal à noues multiples qui n´existait pas à l´origine, Bigot semble s'inspirer des créations des architectes Beaumanoir qui avaient introduit au début du 16e siècle cette conception architecturale en région.

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété de la commune

Références documentaires

Date d'enquête

2001

Crédits

© Inventaire général

Date de rédaction de la notice

2003

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Douard Christel

Cadre de l'étude

inventaire topographique

Dossier

dossier individuel