Commentaire descriptif de l'édifice
De plan allongé, l’église paroissiale comprend une nef unique se terminant par un choeur constitué d'une abside semi-circulaire. La façade occidentale conserve la trace de l’ancien clocher-mur : grand arc en tiers-point et imposants contreforts encadrant les ouvertures. Le vaisseau est accessible à l’ouest par un portail en anse de panier, surmonté d’un œil de bœuf, et au sud-est par une porte en plein cintre. Six baies éclairent la nef : trois au nord, trois au sud. L'élévation nord conserve les vestiges de deux fenêtres romanes obstruées. A l'exception d'une baie au sud en arc brisé, à réseau gothique flamboyant, toutes les baies de l'église sont en plein cintre. Deux baies romanes éclairent le choeur. A l’arrière de ce dernier se trouve la sacristie, accessible par deux portes qui encadrent le retable de style classique. La structure de l’édifice est renforcée par d’imposants contreforts (quatre contreforts plats à l’ouest, deux à l’est, quatre au nord et cinq au sud). Les murs sont en moellons de silex et de grison couverts d’un enduit à pierre vue, à l’exception du pignon ouest essentiellement construit en moellons équarris de grison. Les encadrements de baies sont en pierre de taille de grison (baies romanes) ou de calcaire. Les chaînages d’angle et les contreforts sont en pierre de taille de grison. Le toit de la nef et du choeur à longs pans et à croupe arrondie est couvert en tuile plate. Celui du clocher octogonal est couvert d’une flèche en ardoise. La charpente, à chevrons formant fermes où alternent fermes à entrait et fermes à entrait retroussé, est datée 1537 en chiffres romains sur le cinquième entrait. De section octogonale, les six entraits et six poinçons apparents de la charpente sont sculptés. Les cinq premiers ensembles, en partant du choeur, reçoivent un décor peint, plus particulièrement les premier et troisième ensembles. Ils possèdent tous les deux des entraits à engoulants sculptés en forme de gueules d’animaux fabuleux. Pour le premier ensemble, le poinçon torsadé est creusé à sa base d’une niche qui abrite une statue de saint Jacques. Une tête de bélier en bas-relief est sculptée au centre de l’entrait, à la jonction avec le poinçon. Une poutre de gloire se trouve au niveau du poinçon du troisième ensemble : les instruments de la Passion y sont sculptés. Au centre de l’entrait, deux anges soutiennent un blason dont les armes sont effacées (d’argent à trois coquilles de gueules, avec deux sauvages pour supports et surmonté de la crosse et de la mitre abbatiale, d’après le Comte de Kerdréan en 1889 dans sa notice sur l’église paroissiale).Entièrement peinte, la fausse voûte est divisée en 118 panneaux (dont la largeur correspond aux bardeaux), 32 pour l’abside et 43 de chaque côté de la nef. Au niveau inférieur sont représentés en pied des saints avec leurs attributs (saint Blaise, saint Christophe, saint Martin, saint Nicolas, saint Roch), des martyrs avec les instruments de leur supplice (saint Georges, saint Laurent, saint Sébastien), des personnages en costume du 16e siècle, des animaux, des griffons, des chimères, des armoiries et des vases de fleurs. Dans le choeur sont représentés des blasons armoriés et des têtes humaines plus grandes que nature. Une large frise aux motifs floraux orne le second niveau, décorée dans le choeur d’angelots aux ailes déployées. Au-dessus, une autre frise plus étroite est ornée de rinceaux de couleur ocre et rouge sur lequel sont représentés dans le choeur des enfants nus. Au niveau suivant sont peints des caissons carrés ou en losange en trompe l’oeil. La voûte de l’abside en cul-de-four est ornée d’un soleil d’où s’échappent des rayons alternativement ondoyants et droits (source : conservation régionale des Monuments historiques du Centre).