Description historique
Famille Jubert propriétaire de la seigneurie de Brécourt de 1531 à 1706. Dès la fin du 16e siècle, importants travaux menés par Henri Jubert, fils de Henri 1er et héritier de celui-ci : fossés épaulés en pierre de taille et peut-être construction d'une demeure plus importante venant remplacer l'ancien manoir. Château construit ou terminé vers 1625 par Jean Jubert, fils de Henri, sire de Brécourt et de Douains, conseiller au Grand Conseil, membre de la Cour des Aides de Normandie. Propriétaires successifs : François de Monceaux, marquis d'Auxy ; famille Guésdier de Saint-Aubin ; Philippe Pottier, conseiller à la Cour des Aides de Normandie. En 1688, Alphonse Jubert passe contrat pour la fondation de la chapelle ; la bénédiction a lieu le 9 novembre par le curé de Brécourt. En 1764, Nicolas Louis Jubert, marquis de Bouville devient propriétaire des fiefs de Douains et de Brécourt, faisant rentrer à nouveau celui-ci dans la famille Jubert. Château pillé le 13 juillet 1793, lors de la bataille de Brécourt, dite "bataille sans larmes" ; vendu comme bien national le 16 fructidor an VII. Au 19e siècle, le château est en la possession du marquis de Pérignon, maréchal d'Empire, puis de sa famille, jusqu'en 1903. Plusieurs propriétaires se succèdent au 20e siècle. Pendant la seconde guerre mondiale, le château est occupé et bombardé ; en 1952, le parc est dépecé. En 1979, il est transformé en hôtel-restaurant de luxe. Au 18e siècle, des pavillons sont construits sur la cour d'honneur, dans l'alignement des deux pavillons d'angle du corps de logis ; côté Est, ils se terminent chacun par une tour ronde couronnée d'un toit en poivrière dont la base plonge dans les douves. Au 19e siècle, ces bâtiments sont reliés au bâtiment principal par deux ailes à loggias qui rappellent le style du château. La cour d'honneur est précédée d'une avant-cour plantée d'une double rangée de tilleuls. Côté Ouest, les douves sont couronnées par une balustrade en pierre taillée. Au Nord du château, se trouve un vestige de la chapelle Notre-Dame, édifice reconstruit vers 1850 sur le modèle de l'église de Jouy-sur-Eure, à l'emplacement de l'ancienne église paroissiale de Brécourt, devenue au 17e siècle une dépendance du château. En 1955, la chapelle du 19e siècle est démolie, en raison de son mauvais état ; seule la façade est épargnée. La pierre tombale de Henri II Jubert et son frère Michel, visible à l'entrée du château, provient de l'ancienne église, où ils furent inhumés. Les briques qui servirent à la construction du château proviennent peut-être du lieu-dit "La Briqueterie", visible sur le cadastre ancien. Au 19e siècle, le parc est transformé en parc paysager (plan 1866).