Hôtel-Dieu et prieuré Saint-Jean-Baptiste, puis Saint-Louis, puis abbaye Saint-Louis

Désignation

Dénomination de l'édifice

Hôtel-Dieu, prieuré, abbaye

Genre du destinataire

D'hospitalières

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Jean-Baptiste ; Saint-Louis ; Notre-Dame-de-Pitié

Appelation d'usage

Prieuré Saint-Jean-Baptiste ; prieuré Saint-Louis ; Abbaye Saint-Louis ; Chapelle Notre-Dame-de-Pitié

Titre courant

Hôtel-Dieu et prieuré Saint-Jean-Baptiste, puis Saint-Louis, puis abbaye Saint-Louis

Localisation

Localisation

Normandie ; Eure (27) ; Vernon ; rue Carnot ; rue du Pont ; rue de la Boucherie

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Haute-Normandie

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Vernon

Canton

Vernon

Adresse de l'édifice

Carnot (rue) ; Pont (rue du) ; Boucherie (rue de la)

Références cadastrales

1825 D 798 à 811

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Enclos, église, chapelle, communs, jardin, four, boulangerie, pressoir à vin

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 13e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1256

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

Une première maison Dieu, consacrée aux soins des malades, est été construite sur l'Ile aux Chevaux (actuelle Ile du Talus) à une date inconnue (existe au 12e siècle, mentionnée dans un acte de 1210). Dès le début du 13e siècle, l'édifice tombe en ruines. En 1256, le roi Louis IX, désireux d'augmenter les revenus de l'hospice et sa capacité d'accueil, décide son transfert sur la rive gauche de la Seine ; la chapelle est dédicacée en septembre 1259. L'hôtel-Dieu passe ainsi du diocèse de Rouen au diocèse d'Evreux. En même temps est institué un prieuré auquel sont attachées 25 soeurs hospitalières de l'ordre de Saint Augustin ; le prieuré est placé sous la dédicace de saint Jean-Baptiste. Le nouvel édifice est situé dans l'enceinte de la ville, entre l'actuelle rue du Pont, le quai, la rue de la Boucherie et la rue Carnot. Saint Louis, qui assiste à la cérémonie de dédicace, le dote magnifiquement. Il s'y rend à plusieurs reprises et à sa mort, il lègue 60 livres pour les pauvres. De nombreux dons sont faits à l'Hôtel-Dieu : un moulin du pont et de nombreuses terres dans la région. Dès le 13e siècle, les frères sont remplacées par des béguines. Après la canonisation de Louis IX (1297) , l'édifice change de saint patron pour prendre le nom de son fondateur et bienfaiteur. Le roi Philippe le Bel donne à l'Hôtel-Dieu de Vernon l'hôpital du Vaudreuil, qui lui reste annexé jusqu'à la fin du 17e siècle. En 1352, le roi Jean II le Bon place l'Hôtel-Dieu et sa communauté sous la juridiction des rois de France et des aumôniers royaux. Le 21 février 1661, Louis XIV érige en abbaye le prieuré de Saint-Louis. En 1723, l'abbaye compte 35 religieuses, 15 soeurs converses, deux chapelains, un confesseur. Elle figure alors parmi les plus riches maisons de charité de la région. L'ensemble se composait d'un enclos comprenant des bâtiments destinés aux soins des malades, des bâtiments pour le personnel (vers la rue du pont) , des communs (four, boulangerie, bluterie, buanderie, grenier à blé, etc.) , une église, une chapelle pour les malades dédiée à Notre-Dame-de-Pitié, un jardin, un cimetière (vers la rue de la boucherie). Une salle était réservée à l'hébergement des troupes du roi. Une entrée avec portail monumental donnait sur la rue du Pont ; une autre, située rue de la Boucherie, était surmontée d'une statue de saint Louis. Les bâtiments étaient couverts de tuiles. Sur la rue Grande (actuelle rue Carnot) , les façades étaient agrémentées de clochetons. Dans la salle des malades, les lits étaient entourés de boiseries. Au 17e siècle, l'ensemble s'agrandit des maisons et ruelles comprises entre l'enclos et le mur de la ville (dons, achats). A la suite des inondations de l'hiver 1740-1741, qui causent de graves dégâts à l'Hôtel-Dieu, un contrôleur des bâtiments du roi, nommé Lécuyer, est dépêché pour évaluer les réparations et reconstructions à effectuer, notamment à la chapelle et à la salle des malades ; en 1752, deux plans sont dressés et Lécuyer demande des subsides au roi. On ne sait ce qui fut réalisé de ces projets. A la Révolution, la maison possède huit fermes (dont l'hôtel du Pré, la ferme de Montigny) ; ses biens sont vendus en 1796. Jusqu'à sa démolition, il est utilisé comme hospice (?) En 1858, les travaux de percement de la rue d'Albuféra, la construction du nouveau pont entraînent la démolition de l'Hôtel-Dieu ; il est alors transféré chaussée de Gamilly (voir dossier IA27000098).

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire

Matériaux de la couverture

Tuile

Typologie de plan

Plan rectangulaire régulier

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe

Commentaire descriptif de l'édifice

Ensemble formant un îlot, constitué de nombreux bâtiments en pierre calcaire couverts de tuiles

État de conservation (normalisé)

Détruit

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1996

Date de rédaction de la notice

1997

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Bocard Hélène

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Haute-Normandie - Service chargé de l'inventaire 2, rue Maladrerie 76000 Rouen - 02.32.08.19.80