Église

Désignation

Dénomination de l'édifice

Église

Titre courant

Église

Localisation

Localisation

Bourgogne-Franche-Comté ; Doubs (25) ; Rougemont ; place du Marché

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Franche-Comté

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Rougemont

Adresse de l'édifice

Marché (place du)

Références cadastrales

1835 E non cadastré, 2009 AL non cadastré, domaine public

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En village

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 18e siècle

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

La construction d'une nouvelle église sur la place de la mairie s'avère nécessaire du fait du mauvais état et de l'exiguïté de l'église paroissiale Notre-Dame de la Nativité dite Notre-Dame du Crotot qui s'élève au sommet de la Citadelle. En 1788, le Grand maître des Eaux-et-Forêts autorise la commune à vendre son quart de réserve de bois afin de financer la nouvelle construction. Dans le même temps, il demande à Anatoile Amoudru de Dole d'en dresser les plans. Ce dernier s'exécute le 31 mai de la même année. Le coût des ouvrages dépassant de loin les moyens alloués, l'architecte diminue d'un douzième les dimensions de l'édifice, portant ainsi le devis estimatif à 62205 livres. L'adjudication des travaux a lieu le 20 septembre 1788 au profit de Claude-François Despland, entrepreneur à Morteau. Mais avant même le début des travaux, ce dernier entre en conflit avec la municipalité. En octobre 1789, l'architecte Claude-Joseph-Alexandre Bertrand réalise à son tour des plans qui seront modifiés postérieurement. Ils sont acceptés au printemps suivant. Il localise son bâtiment à l'emplacement C du plan de situation qu'il dessine à l'occasion. Deux projets coexistent désormais. Cependant, le procureur de la commune demande que soit érigée l'église d'Amoudru, et ce, à l'emplacement A dudit plan. En novembre 1790, les citoyens sont convoqués pour choisir, ils se rallient, eux aussi, à ce même projet, car il est moins coûteux et surtout mieux situé par rapport à la place du marché. Pour ce faire, les maisons des sieurs J. Belfort, C.F. Bousson, J.C. Billot, A. Briseux et de la veuve Tournoux sont vendues, et dès le mois de février 1791, Mercier Despland en commence la démolition. En octobre, l'église d'Amoudru a 13 pieds de haut, environ 4,20 m, fondations comprises. La construction est stoppée définitivement, à la fin 1791, par la faillite de l'entrepreneur. S'ensuivent de multiples procès pour obliger ce dernier à rembourser les sommes indûment perçues et à poursuivre les travaux. En vain. Ils ne reprendront jamais, la commune n'ayant plus les ressources financières nécessaires. Au XIXe siècle le projet d'un nouvel édifice de culte refait surface. Le 1er mai 1825, l'architecte Painchaux, de Besançon, fournit le devis d'une église prévue à l'endroit où Amoudru avait commencé la sienne quelques décennies auparavant. Mais, aucune suite n'est donnée faute de moyens. En effet, la municipalité s'engage, à partir des années 1830, dans d'ambitieux travaux d'aménagement : fontaine-lavoir de la Citadelle, fontaines-abreuvoirs de la mairie et de Rougemontot, lavoir couvert, mairie et halle au blé. Il ne reste plus aujourd'hui que des bases de colonnes de l'église d'Amoudru disposées sur la place du Marché lors du réaménagement de la place au XIXe siècle.

Description

Typologie de plan

Plan allongé

Description de l'élévation intérieure

3 vaisseaux

Typologie du couvrement

Voûte d'arêtes

Typologie de couverture

Toit à longs pans, croupe, toit à l'impériale

Commentaire descriptif de l'édifice

La description porte sur le projet d'Amoudru lequel a été commencé. C'est une église halle à trois vaisseaux et longue de six travées. Le choeur d'une travée, encadré de deux sacristies, se termine par une abside semi-circulaire. Au devant, un clocher-porche est raccordé à la nef par deux pans convexes, à couloirs courbes, accueillant d'un côté les fonts baptismaux et de l'autre, l'escalier du clocher. L'église est entièrement couverte de voûtes d'arêtes délimitées par de larges arcs doubleaux retombant sur des colonnes toscanes. Le portail, traité à l'antique, a des pilastres ioniques portant un entablement surmonté d'un fronton triangulaire avec croix d'amortissement et deux obélisques. La frise porte l'inscription : DEO CIVES DD. ANNO D. MDCCLXXXVI-II, soit : Les citoyens dédient cet édifice à Dieu, l'an du Seigneur 1788. Au centre du fronton, on voit le triangle, dans une gloire, portant l'inscription en caractères hébraïques du nom de Yahvé. Quant au clocher, il reprend le type très répandu en Franche-Comté, au XVIIIe siècle, du massif de plan carré couvert d'une toiture à l'impériale

État de conservation (normalisé)

Oeuvre non réalisée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2010

Date de rédaction de la notice

2010

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Hamelin Liliane, Jacques Christophe

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine
8, avenue Denfert-Rochereau 25000 Besançon - 03.63.64.20.00

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© Région Franche-Comté, Inventaire du patrimoine, ADAGP
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