Hôtel d'Emskerque ou d'Anvers

Désignation

Dénomination de l'édifice

Hôtel

Appelation d'usage

Hôtel d'Emskerque ou d'Anvers

Titre courant

Hôtel d'Emskerque ou d'Anvers

Localisation

Localisation

Bourgogne-Franche-Comté ; Doubs (25) ; Besançon ; 44 Grande Rue

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Franche-Comté

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Besançon centre

Canton

Besançon centre ville

Lieu-dit

Emskerque (îlot d')

Adresse de l'édifice

Grande Rue () 44

Références cadastrales

1833 K2 717, 1974 AB 17

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Communs, logement, jardin, fabrique de jardin, cour

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

4e quart 16e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

1ère moitié 15e siècle, 18e siècle

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

L'hôtel a été bâti à la fin du 16e siècle (probablement entre 1585 et 1590) pour Guillaume d'Emskerque ou d'Anvers, co-gouverneur de la cité entre 1597 et 1602. Une grande cave perpendiculaire à la rue, datable du début du 15e siècle, avec des voûtes d'arêtes et une double rangée de colonnes supportant des arcs à pénétration, a été conservée sous une partie du bâtiment. Au début du 18e siècle, l'édifice appartenait à Claude Boisot, président à mortier du parlement de Franche-Comté. En février 1703, l'intendant Louis de Bernage choisit cet hôtel pour en faire sa résidence, situation qui se perpétua jusqu'en 1718 et le passage de deux autres intendants, Pierre-Hector Le Guerchoy et Olivier d'Ormesson du Cheray. Entre 1703 et 1704, sous l'impulsion de Louis de Bernage et de sa femme, l'édifice subit un certain nombre de restaurations, réalisées sous la direction de Verpel, ingénieur du roi, et imputées au budget de la ville. Les planchers, les plafonds, les fenêtres avec des volets sont alors refaits, des lambris mis en place, un poêle à l'allemande (coûtant 500 livres) construit, la perspective du jardin créée. En 1746, les intendants étant installés depuis 1718 à l'hôtel Mignot de la Balme, dit la vieille intendance (14 Grande Rue, étudié) , Jean-Jacques Boisot, président au parlement, rénovait sa demeure en faisant installer des lambris de style Louis XV dans les pièces du rez-de-chaussée. C'est peut-être à la même époque qu'étaient construits l'aile droite sur la deuxième cour et le pavillon du jardin au fond de la parcelle. En 1772, le roi choisit l'hôtel pour créer un bureau des finances dans une partie des bâtiments, ce qui aboutit à des aménagements. Le 28 janvier 1778, Jean-Marie d'Olivet rachetait une partie de l'édifice et entreprenait le renouvellement de la décoration des pièces situées à l'étage côté rue avec des lambris de style Louis XVI et des cheminées en marbre. On lui doit peut-être aussi la construction d'une aile gauche sur la deuxième cour comprenant en rez-de-chaussée deux remises. Le bureau des finances quitte les lieux en 1785 pour un nouveau local (24 rue de la Préfecture, étudié). Le rare pavage en galets polychromes du passage cocher date de l'une ou l'autre de ces restaurations du 18e siècle. Pendant la Révolution, l'hôtel, qui appartenait alors à Jean-Baptiste d'Olivet, accueillit aussi l'administration du district. Des travaux de remise en état de l'hôtel sont confiés, par l'administration, aux architectes C.J.A. Bertrand et Charles Charmet. Le 26 juillet 1796, Claude-Antoine Colombot et Charles Charmet firent l'estimation de la demeure, en revenu et en capital, pour le compte du propriétaire et notèrent qu'elle avait beaucoup souffert à cause des transformations effectuées pour l'administration, notamment au niveau des lambris, des parquets et à cause de la suppression des cloisons. Au 19e ou au 20e siècle, une boutique fut créée à gauche du passage cocher, détruisant l'ancienne ordonnance de cette partie du rez-de-chaussée et une aile construite à gauche de la première cour. Dans le même temps disparaisaient le bâtiment des remises et écurie ainsi que le colombier et la buanderie, situés dans la troisième cour donnant sur une rue secondaire (actuelle rue Jean-Jacques Rousseau). Au 20e siècle, l'aile au fond de la première cour fut dénaturée par la création d'une excroissance en béton et le vaste jardin transformé en parking.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, pierre de taille, moellon, enduit

Matériaux de la couverture

Tuile plate

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol, 2 étages carrés, étage de comble

Typologie du couvrement

Voûte d'arêtes

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie, escalier de distribution extérieur : escalier tournant à retours avec jour, cage ouverte, en charpente

Commentaire descriptif de l'édifice

L'hôtel, de plan en U, avec les deux ailes tournées vers la limite parcellaire gauche est en partie bâti sur une cave voûtée d'arêtes avec deux rangées de colonnes supportant des arcs à pénétration. Il est distribué par deux passages cochers traversant le logis principal, le premier étant revêtu d'un pavage en galets polychromes à dessins géométriques. L'entrée secondaire de la demeure donne rue Jean-Jacques Rousseau. Dans l'aile droite, sur la première cour, est placé l'escalier d'honneur en maçonnerie. Dans la deuxième cour très vaste, servant actuellement de parking, était situé le jardin. De part et d'autre de cet espace libre se trouvent deux logis secondaires avec remises en rez-de-chaussée pour celui de gauche. Chacun est distribué par un escalier à cage ouverte. Au fond de cette cour subsiste une fabrique de jardin construite en maçonnerie.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Cartouche, fleuron, palmette, fronton, pilastre, tête : homme ; fronton, humain fabuleux, tête : homme

Description de l'iconographie

Le portail d'entrée est encadré de deux pilastres décorés chacun d'une palmette et d'une rosace. Il est surmonté d'un fronton triangulaire à tabernacle soutenu par deux têtes d'hommes. Au centre de l'entablement est situé un cartouche sur lequel se trouve une maxime en latin. Au-dessus des autres baies, des corniches alternent avec des frontons cintrés et triangulaires soutenus par des têtes d'homme barbus et des têtes humaines fabuleuses.

Commentaires d'usage régional

Hôtel sur rue

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1994/08/08 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

Hôtel y compris les sols des passages et des cours avec les vestiges archéologiques qu'ils contiennent : inscription par arrêté du 8 août 1994

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Fabrique de jardin ; élévation ; sous-sol ; lambris

Observations concernant la protection de l'édifice

L'édifice, l'un des derniers grands hôtels bâtis à la fin de la Renaissance à Besançon, possède outre une élévation sur rue remarquable, un sous-sol du début du 15e siècle, une fabrique de jardin, des lambris et un passage en galets polychromes du 18e siècle, tous ces éléments étant d'un grand intérêt du point de vue de l'histoire architecturale de la ville.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1996

Date de rédaction de la notice

2008

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Roussel Christiane

Cadre de l'étude

Enquête thématique régionale (demeures bisontines)

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine
4, square Castan 25031 Besançon Cedex - 03.63.64.20.00