Maison de chanoines dite hôtel du Chambrier ou de Grammont, actuellement Conseil régional

Désignation

Dénomination de l'édifice

Maison

Genre du destinataire

De chanoines

Appelation d'usage

Hôtel du Chambrier ou de Grammont ; Conseil régional

Destination actuelle de l'édifice

Établissement administratif

Titre courant

Maison de chanoines dite hôtel du Chambrier ou de Grammont, actuellement Conseil régional

Localisation

Localisation

Franche-Comté 25 Besançon

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Besançon centre

Canton

Besançon centre ville

Lieu-dit

Boitouset (îlot)

Adresse de l'édifice

Convention (rue de la) 11

Références cadastrales

1833 I2 894, 895, 1974 AL 55

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Écurie, remise, jardin, cour, enclos, portail

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 18e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

16e siècle, 4e quart 19e siècle

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

La maison qui existait avant l'édifice actuel fut vendue en 1721. Elle avait appartenu auparavant au chanoine Jean-Ignace Froissard de Broissia, grand chantre du chapitre métropolitain. L'acquéreur, Antoine-Pierre de Grammont (futur archevêque de Besançon) qui possédait l'office honorifique de chambrier de l'archevêque, rattaché aussi à sa nouvelle demeure, la fit reconstruire en 1722 par les entrepreneurs Claude Baron et Simon Gressot. De l'édifice antérieur subsiste néanmoins les fondations et une tour d'escalier en vis hors-oeuvre située à gauche de la façade, et datable du 16e siècle. Au rez-de-chaussée, les pièces furent revêtues de lambris de hauteur. L'étage de soubassement, tourné du côté du jardin, fut voûté d'arêtes pour recevoir les pièces de service dont la cuisine qui conserve encore une cheminée en pierre et une plaque de foyer datée 1717, provenant vraisemblablement de l'ancienne maison. En 1734, Antoine-Pierre de Grammont revendit l'édifice à un autre chanoine, Pierre-François Hugon. La demeure resta propriété de cette famille jusqu'en 1856. En 1883, elle est acquise par la société civile des écoles libres pour devenir l'école Saint-Joseph, puis l'école Notre-Dame entre 1919 et 1964. C'est probablement au moment de sa transformation en école à la fin du 19e siècle que le logis fut surélevé d'un étage, qu'un escalier dans-oeuvre en maçonnerie fut créé, et qu'une partie du jardin situé le long de l'actuelle rue Rivotte fut vendue pour construire une école primaire. En 1982, l'hôtel est racheté par le Conseil régional qui entreprit des travaux de restauration en 1983 et 1984.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire, moellon, enduit

Matériaux de la couverture

Tuile plate

Description de l'élévation intérieure

Étage de soubassement, 2 étages carrés, étage de comble

Typologie du couvrement

Voûte d'arêtes

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier hors-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie, escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Cette maison de chanoine est située entre cour et jardin. L'accès à la cour s'effectue par un portail dans clôture encadré de deux bâtiments qui contenaient des remises et des écuries. Construit sur un terrain en forte déclivité, l'étage de soubassement comprenait les pièces de service donnant sur le jardin, tandis que le bel étage se situait au rez-de-chaussée sur cour avec antichambre, chambre et salle décorées de lambris de hauteur.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture, menuiserie

Indexation iconographique normalisée

Armoiries ; couronne, monogramme

Description littéraire de l'iconographie

Au-dessus du portail d'entrée de la cour : armoiries bûchées de la famille de Grammont ainsi qu'au-dessus de la porte d'entrée du logis, sur la menuiserie de la porte du logis : deux monogrammes surmontés chacun d'une couronne.

Commentaires d'usage régional

Maison en fond de cour antérieure

Protection

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Lambris

Observations concernant la protection de l'édifice

Les éléments les plus remarquables de cette maison de chanoine sont constitués par les lambris conservés du début du 18e siècle qui décorent trois pièces du rez-de-chaussée.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la région

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1996

Date de rédaction de la notice

2007

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Roussel Christiane

Cadre de l'étude

Enquête thématique régionale (demeures bisontines)

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine 4, square Castan 25031 Besançon Cedex - 03.81.65.72.10

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maison de chanoines dite hôtel du Chambrier ou de Grammont, actuellement Conseil régional
maison de chanoines dite hôtel du Chambrier ou de Grammont, actuellement Conseil régional
© Inventaire général, ADAGP, 2007
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