Siècle de campagne secondaire de construction
3e quart 19e siècle ; 4e quart 19e siècle ; 2e quart 20e siècle ; 4e quart 20e siècle
Commentaire concernant la datation
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Description historique
Par l’arrêté préfectoral du 25 juin 1852, Aimé Célestin Pouguet est autorisé à établir une usine composée d'un "atelier de construction de machines aratoires et autres, de moulins à blé, de scieries, d'une ribe ou maquette et d'une huilerie". Mise en mouvement par quatre roues hydrauliques pendantes, elle est sur le point d'être mise en fonctionnement en septembre 1854. L'établissement est successivement agrandi en 1859, 1864 (fonderie) et 1865 (hangar). En 1874, l'usine est agrandie à l’est et un atelier de fonderie est achevé dans le prolongement occidental. Jules Pouguet succède à son père en 1886, et fait bâtir une maison en 1888. L’affaire est reprise en 1904 par Henry Pouguet, ingénieur civil, qui produit dans ses ateliers de constructions mécaniques des turbines (Fontaine, Pelton), du matériel de scierie (scies alternatives multiples, horizontales ou verticales, scies circulaires, à ruban, tronçonneuses pour grumes), des pièces de transmission (paliers, poulies, engrenages, embrayages), des ponts roulants, broyeurs pour sable, installations électriques, etc. L’usine est acquise par un dénommé Jaillet pendant la Première Guerre mondiale.En 1924, le site est acheté par les familles Chabod et Husi, cette dernière étant propriétaire de l’usine de Tricotage Mécanique de Pontarlier. Une fabrique de bonneterie est implantée dans le moulin Pouguet, et utilise l'énergie hydroélectrique produite par deux turbines à axe vertical de 15 et 40 chevaux. Vers 1930, la "tricoterie" Chabod et Husi emploie 95 ouvriers. En 1934, une demande est déposée pour l'agrandissement de la fabrique. Une nouvelle usine de bonneterie est construite peu après au nord de la route départementale 67. Un atelier de tricotage semble avoir continué à fonctionner dans la partie ouest du moulin. L'atelier d'une scierie, situé en face de la route de Saules, est annexé à l'usine et converti en magasin industriel. Dans les années 1960, un logement de cadre est construit au sud de la nouvelle usine et un logement patronal reconstruit à l'emplacement d'une maison du 19e siècle.En 1968, l’usine de la TCO (Tricotage et Confection Ornans) emploie 150 personnes et fabrique des survêtements pour enfants et des sous-vêtements en laine, coton et fibres synthétiques. L’effectif monte à 250 personnes en 1976 (dont 200 femmes). En 1992, l’usine sert principalement de plate-forme logistique de distribution pour la marque Le phare de la Baleine, et emploie une quarantaine de salariés. L’activité a été arrêtée en 2012.Après la Seconde Guerre mondiale, le moulin a été utilisé comme centrale hydroélectrique, puis comme scierie. Il a accueilli à la fin du 20e siècle un dépôt de l'association Emmaüs, tandis que la partie occidentale était utilisée comme magasin industriel par l'usine de bonneterie. Une centrale hydroélectrique a été remise en service.