Description historique
La date exacte de la construction des fortifications n'est pas connue, (13e ou 14e siècle ?) ; mais celles-ci devaient exister déjà au cours de la deuxième moitié du 15e siècle puisque le terrier des charités de la ville de Pheletin établi en 1448, mentionne deux des quatre portes qui permettaient de les franchir : la porte de la Pelleterie et la porte du Château. Ce système de défense disparaît presque complétement au début du 18e siècle et l'emplacement du mur d'enceinte, reconnu propriété royale, par un édit de 1775, est vendu à des habitants de la ville ; à la fin du 18e siècle, d'ailleurs, seront créées une rue et une promenade arborée sur l'emplacement des anciens fossés sud-ouest (rue des Fossés et place des Arbres actuelles). Les tours rythmant ces fortifications se dégradent aussi au fil du temps ; en 1773, l'une d'elles, démantelée et située près l'église du Château, servait de cave au collège ; en 1793, le conseil de la commune décide que les pierres de démolition des tours serviront à réparer le pont Roby ; en 1797, quatre tours seront arasées ; de plus, la fabrication de salpêtre dans la commune, contribue à accélérer la ruine de ces tours d'enceinte ; deux seulement, localisées à l'ouest, subsistaient au début du 19e siècle, mentionnées sur le cadastre de 1817 ; une seule subsiste aujourd'hui, incluse dans une propriété privée. Les quatre portes de ville reliant la partie intra-muros aux faubourgs se dégradèrent également au cours des siècles ; la porte de la Pellerie, située à l'est, nécessitant, en 1765, quelques travaux de consolidation, comportait une tour, appelée tour de chez Bernard, qui servait de prison à la fin du 18e siècle ; cette porte, appelée aussi porte des Tours-de-l'Horloge fut rasée en 1819 et les pierres de démolition concédées par le vicomte d'Aubusson à l'adjudicataire des travaux de construction du collège, servirent également aux travaux de réparations des fontaines de la ville. La porte de la Fontalanelle, située au sud, dont les parties hautes seront arasées en 1787, sera démolie en 1790. Les dates de démolition des deux autres portes, porte du Château, au nord et porte Pisseloche, à l'ouest, ne sont pas connues exactement, mais celles-ci devaient vraisemblablement être démolies au 19e siècle.