Emplacement, forme et structure de l'escalier
escalier dans-oeuvre : escalier tournant, en charpente ; escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis avec jour, en charpente
Commentaire descriptif de l'édifice
Selon les états de section du cadastre, les parcelles de l’ancien manoir de Guernalio sont désignées en 1835 comme "coat bian, jardin [barré] labour"" (n° 390), ""parc an hoat, labour"" (n° 391), ""ar hoat bian, labour"" (n° 392), ""loguel ar leur, labour"" (n° 393), ""cour et bâtiment"" (n° 394), ""maison, bâtiment et cour"" (n° 395), ""jardin"" (n° 396), ""parc izel, labour"" (n° 397), ""ar chlos, labour"" (n° 398), ""bâtiment"" (n° 399), ""parc ar leur, labour"" (n° 400), ""parc huel, labour"" (n° 401), ""jardin [barré] labour"" (n° 797), ""venelle [barré] pâture"" (n° 798), ""an ascolet, labour"" (n° 799), ""prat bras guernaliou, pré"" (n° 800) et ""tachen vras ar noueno, labour"" (n° 801).L’ancien logis déclassé en dépendanceL’ancien logis est orientée vers l’ouest, il comporte deux portes en arc plein cintre dont l’une moulurée - correspondant à la partie sud du logis - est surmontée d’une fenêtre à linteau droit et appui mouluré saillant, elle-même surmontée d’une autre fenêtre à appui légèrement saillant (une ancienne lucarne ?). La façade de ce logis se caractérise par une maçonnerie de moellon de schiste soigneusement équarri dont on peut lire chaque niveau d’assise. Si le rez-de chaussée du logis a été habité comme l’atteste l’arc de décharge du cœur (fond de l'âtre) d’une ancienne cheminée aménagée dans le pignon sud, il a ensuite été déclassé en étable (identifiable à ces petites baies situées en position haute). Le premier étage, desservi par un escalier en vis en bois situé dans la tour, était également habitée. Le sommet de la tour abrite vraisemblablement un pigeonnier (non vu). Sa partie basse comporte une ouverture de tir qui devait flanquer le mur de la cour et le portail d’entrée situé au sud. Au pied de la tour, soutenue par un important contrefort, a été aménagé un puits. Les photographies du pré-inventaire de 1973 montrent le puits entouré de pavé comme les abords immédiats des bâtiments.Le grand logis de 1848Construit en moellon de schiste, plus ou moins équarri, le logis principal présente une élévation ordonnancée de type ternaire à cinq travées avec porte axiale. Les fenêtres sont en pierre de taille de granite gris à linteau droit. L’étage de comble est éclairé par cinq lucarnes. Au-dessus du linteau de la porte d’entrée du logis principal daté 1848 ont été intégrées des armoiries (replacées à l’envers). On reconnait ainsi le blason de la famille Fleuriot propriétaire de la seigneurie au 17e siècle : ""d’argent au chevron de gueules accompagné de trois fleurs [quintefeuilles] tigées et arrachées d’azur 2 et 1 ». La façade nord du logis principal comporte de nombreux éléments architectoniques en remploi (piédroits et linteaux). Ce logis construit pour Pierre-Marie Le Fichant s’apparente à une véritable ""maison de maître"".