Description historique
Une résidence seigneuriale d'Ancien RégimeLa position du château sur un des points hauts de la commune est liée à sa proximité avec la motte castrale de Croas Husto. Durant le Moyen-Âge, cette motte constitue la première résidence fortifiée de ce qui deviendra la seigneurie de Kerham. Le toponyme Kerham vient du préfixe ''kêr'' ou ''caer'' (lieu fortifié, en vieux breton), et d'un suffixe ''ham'' (hameau).Le château est construit de 1634 à 1650 par la famille Le Lay (Rolland le Lay) après acquisition du domaine en 1600, suite au mariage de Jeanne de Coadallan avec Jean Le Lay. A l'origine, le domaine s'appelle Kergrescant, il semble changer de nom au moment du mariage pour devenir Kerham.Les armoiries de la famille Le Lay apparaissent encore sur des pierres réemployées dans la grange : ''d'argent à la face d'azur, accompagné de trois annelets de gueules rangés en chef et en pointe d'un aigle éployé de sable, becquée et membrée de gueules''. Kerham appartient à la famille Le Lay jusqu'au début du 18e siècle, puis à la famille de Kérousy suite au mariage de Anne-Gabrielle Le Lay avec Joseph-Marie de Kerouzy, avant de passer en possession de la famille de Marboeuf jusqu'à la Révolution.Au début de la Révolution, l'archevêque de Marboeuf (de Lyon), l'héritier de cette famille, émigre. Ses biens sont vendus en tant que Bien National. Le procès verbal de cette vente offre une description complète du château de Kerham.Un site racheté à la Révolution et partiellement détruit Le château et ses dépendances (la métairie, les bois, les terres, les routoirs et les prairies) sont achetés par M. Toussaint Cossen le 13 thermidor an IV (le 31 juillet 1796) au prix de 19 967 livres. Mais, dès la même année, Kerham est remis en vente et acheté par des cultivateurs, Antoine Boussougan et son épouse Françoise Urvoaz.En 1831, Françoise Urvoaz devenue veuve d'Antoine Boussougan partage Kerham entre ses quatre enfants. L'essentiel revient à Pierre et à Anne.En 1848, à la mort de Pierre Boussougan, Anne et son mari Joseph Queuffeulou, héritent de la majeure partie des bâtiments avant de récupérer les terrains au milieu des années 1860. Les biens sont ensuite partagés entre leurs cinq enfants. L'essentiel revient à leur fille Marie-Perrine Queffeulou et à son mari Jean-Marie Rouzault qui détruisent toute la partie nord du château à la fin des années 1860 (pour plus de détails, lire l'annexe "Succession et partage de Kerham 1796-1860"").Le logis du château et le pavillon d'angle sud-ouest sont détruits dans les années 1960 pour construire un nouveau logis, dans le prolongement de l'aile sud.