Moulin à marée, puis minoterie du Pont de Cieux

Désignation

Dénomination de l'édifice

Moulin, minoterie

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Moulin à marée

Appelation d'usage

Moulin à marée, puis Minoterie du Pont de Cieux

Titre courant

Moulin à marée, puis minoterie du Pont de Cieux

Localisation

Localisation

Bretagne 22 Pleudihen-sur-Rance

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Côtes-d'Armor

Canton

Dinan est

Lieu-dit

Le Pont de Cieux

Références cadastrales

1844A1 184

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Rance (la) ; ruisseau de Coëtquen

Partie constituante non étudiée

Atelier de fabrication, bâtiment d'eau, bief de dérivation, digue, bassin de retenue, transformateur (abri), écurie, logement patronal

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 20e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

3e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1912, 1952

Commentaires concernant la datation

Daté par source, daté par travaux historiques

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

Le moulin à marée du Pont de Cieux, fondé en titre car mentionné dès 1557, est un moulin mixte, c'est-à-dire qu'il est alimenté par un étang dont les eaux proviennent à la fois du ruisseau de Coëtquen et de la Rance lors des grandes marées (à partir du coefficient 60). En 1865, et jusqu'à la fin du 19e siècle, le moulin appartient à M. de Laubespin, propriétaire du château de Gouillon à Miniac-Morvan (35). A cette époque, le meunier loge dans la maison située juste en face de l'usine. En 1912, le nouveau propriétaire, François Lemarchand, entame une campagne de construction pour agrandir le moulin du Pont de Cieux, notamment à son pignon sud avec la construction d'un nouveau corps de bâtiment. Cette extension avait été refusée à M. de Laubespin, qui en avait fait la demande dès 1865, car cette parcelle de terrain était alors utilisée comme dépôt d'engrais marins, la marnière se situant juste derrière le moulin. Une longue digue formant une partie de la D29 délimite le bassin de retenue. Un système de portes automatiques permet l'entrée de la marée, ces portes se refermant d'elles-mêmes à marée descendante. Un vannage, spécialement aménagé pour l'évacuation des crues, et détruit par les bombardements de 1944, est rétabli en 1952. L'écoulement des eaux est par ailleurs assuré par trois vannes d'une hauteur d'1, 20 m au-dessus du seuil du vannage. A cette date, la minoterie à cylindres est dirigée par Mr Goron-Lebret. Le 14 avril 1956, un arrêté préfectoral réglemente les ouvrages qui constituent la retenue du ruisseau de Coëtquen et du moulin. Celui-ci cesse de fonctionner en 1964. Actuellement, les bâtiments sont désaffectés. Deux coursiers attestent de l'existence passée de deux roues hydrauliques verticales à aubes. En 1936, le moulin du Pont de Cieux cumule énergie hydraulique, avec une turbine, et thermique, avec un moteur à gaz pauvre développant 30 à 35 ch. A cette date, le matériel de mouture se compose de quatre broyeurs, deux convertisseurs, une bluterie hexagonale et un plansichter ; l'usine a alors une capacité d'écrasement journalier de 70 q. En 1939, le moulin du Pont de Cieux emploie trois salariés.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Granite, moellon

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan rectangulaire régulier

Description de l'élévation intérieure

Étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie hydraulique, produite sur place, énergie thermique, produite sur place, énergie électrique, produite sur place

Commentaire descriptif de l'édifice

Le moulin du Pont de Cieux, édifié en moellons de granite, se compose de deux corps de bâtiment accolés, dont l'écurie. Le corps de bâtiment du moulin proprement dit compte un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et deux étages carrés couverts d'un toit à longs pans en ardoises. Sa façade antérieure est rythmée par deux travées de baies rectangulaires encadrées de pierres de taille en granite. Sa façade postérieure, quant à elle, présente de fortes similitudes avec celle du moulin à marée de Falaise, situé à Saint-Hélen (22) ; elle est percée de deux coursiers à arcs en plein cintre surmontés d'une porte à mer. En face de l'usine, de l'autre côté de la chaussée, se situe l'ancien logement du meunier, bâtiment exigu à un étage carré et un étage en surcroît couvert d'un toit à longs pans en ardoises.

Commentaires d'usage régional

Minoterie dite à l'américaine, de plan allongé, comptant au moins deux étages carrés et trois travées (type D4).

État de conservation (normalisé)

Établissement industriel désaffecté

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2002

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel

Typologie du dossier

Dossier individuel

Accès Mémoire

ARRDT_DINAN

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Bretagne - Service chargé de l'inventaire Hôtel de Blossac - 6, rue du Chapitre 35044 Rennes Cedex - 02.99.29.67.67