Moulin à marée, puis minoterie du Pont de Cieux (Pleudihen-sur-Rance)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Moulin, minoterie

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Moulin à marée

Appelation d'usage

Moulin à marée, puis minoterie du Pont de Cieux

Titre courant

Moulin à marée, puis minoterie du Pont de Cieux (Pleudihen-sur-Rance)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Côtes-d'Armor (22) ; Pleudihen-sur-Rance

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude

Lieu-dit

Pont de Cieux (le)

Références cadastrales

1844 A1 184, 1998M1 164, 841

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Rance (la); Coëtquen)

Partie constituante non étudiée

Atelier de fabrication, bâtiment d'eau, bief de dérivation, digue, bassin de retenue, transformateur, écurie, logement patronal

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 20e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

3e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1912, 1952

Commentaires concernant la datation

Daté par source, daté par travaux historiques

Description historique

Mentionné dès 1557 puis en 1628, le moulin du Pont-des-Cieux appartient à la Révolution au marquis Baude de la Vieuville, comme les autres moulins à marée de la commune, ceux de la Tourniole et de Mordreuc. Mme Talhouet-Bonamour, fille du marquis Baude de la Vieuville le vend en 1803 avec son étang à M. de la Moussaye dont la fille Pauline épouse en 1828 le Comte de Laubespin, demeurant au château de Gouillon en Miniac-Morvan. Cette famille reste propriétaire du moulin jusqu'en 1909 où il fut acquis par le meunier François Lenormand. Ce dernier meurt à la guerre et sa veuve se remarie avec M. Goron qui sera le dernier meunier propriétaire du Pont-de-Cieux.Le moulin est reconstruit sur des fondations anciennes puis agrandit et modernisé tout au long du 20e siècle. En 1912, le nouveau propriétaire, François Lemarchand, entame une première campagne d'agrandissement au pignon sud du moulin. Cette extension avait été refusée en 1865 à M. de Laubespin car la parcelle servait de dépôt d'engrais marins, la marnière se situant juste derrière le moulin. En 1936, le moulin du Pont de Cieux cumule l'énergie hydraulique avec une turbine et thermique avec un moteur à gaz pauvre, développant 30 à 35 chevaux. A cette date, le matériel de mouture se compose de quatre broyeurs, deux convertisseurs, une bluterie hexagonale et un plansichter. La capacité d'écrasement journalier est de 70 quintaux. En 1939, le moulin du Pont de Cieux emploie trois salariés.Le 14 avril 1956, un arrêté préfectoral réglemente les retenues du ruisseau de Coëtquen.Le moulin cessera son activité en 1964.Actuellement,les bâtiments sont désaffectés. Deux coursiers attestent del'existence passée de deux roues hydrauliques verticales à aubes.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Granite, moellon

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan rectangulaire régulier

Description de l'élévation intérieure

Étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie hydraulique, énergie thermique, énergie électrique, , produite sur place, , produite sur place, , produite sur place

Commentaire descriptif de l'édifice

La marée remontait autrefois sur environ trois kilomètres le cours du ruisseau de la Chesnay et de Coetquen. Ruisseau et marée ont creusé une vallée large de 150m ce qui permit d'y former une retenue d'eau destinée à actionner le moulin construit sur la rive sud. Celui-ci était actionné par deux roues à aubes.Une longue digue formant une partie de la D29 délimite le bassin de retenue. Un système de portes automatiques permet l'entrée de la marée, ces portes se refermant d'elles-mêmes à marée descendante. Un vannage, spécialement aménagé pour l'évacuation des crues, et détruit par les bombardements de 1944, est rétabli en 1952. L'écoulement des eaux est par ailleurs assuré par trois vannes d'une hauteur d'1, 20 m au-dessus du seuil du vannage. A cette date, la minoterie à cylindres est dirigée par Mr Goron-Lebret.Le moulin du Pont de Cieux, édifié en moellons de granite, se compose de deux corps de bâtiment accolés, dont l'écurie. Le corps de bâtiment du moulin proprement dit compte un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et deux étages carrés couverts d'un toit à longs pans en ardoises. Sa façade antérieure est rythmée par deux travées de baies rectangulaires encadrées de pierres de taille en granite. Sa façade postérieure, quant à elle, présente de fortes similitudes avec celle du moulin à marée de Falaise, situé à Saint-Hélen (22) ; elle est percée de deux coursiers à arcs en plein cintre surmontés d'une porte à mer. En face de l'usine, de l'autre côté de la chaussée, se situe l'ancien logement du meunier, bâtiment exigu à un étage carré et un étage en surcroît couvert d'un toit à longs pans en ardoises.

Commentaires d'usage régional

Minoterie dite à l'américaine, de plan allongé, comptant au moins deux étages carrés et trois travées (type D4)

État de conservation (normalisé)

Établissement industriel désaffecté

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2002

Date de rédaction de la notice

2016

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina, Orain Véronique

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel (patrimoine industriel de l'arrondissement de Dinan), inventaire topographique (Communauté de communes de Dinan)

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35

Moulin à marée, puis minoterie du Pont de Cieux (Pleudihen-sur-Rance)
Moulin à marée, puis minoterie du Pont de Cieux (Pleudihen-sur-Rance)
(c) Inventaire général, ADAGP
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