Centrale hydroélectrique du Barrage de Rophemel

Désignation

Dénomination de l'édifice

Centrale hydroélectrique

Appelation d'usage

Barrage de Rophemel

Titre courant

Centrale hydroélectrique du Barrage de Rophemel

Localisation

Localisation

Bretagne 22 Guenroc

Précision sur la localisation

Oeuvre située en partie sur la commune : Plouasne

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Côtes-d'Armor

Canton

Caulnes

Lieu-dit

Barrage de Rophemel

Références cadastrales

1983 B1 30, 1987 A2 364, 1026 à 1030, 1452

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice

Rance (la)

Partie constituante non étudiée

Salle des machines, logement de contremaître, bassin de retenue, restaurant, bief de dérivation, barrage

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e quart 20e siècle, 3e quart 20e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

3e quart 20e siècle, 4e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1931, 1934, 1935, 1936, 1973, 1985

Commentaires concernant la datation

Daté par source, daté par travaux historiques, daté par tradition orale

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

Le 25 juillet 1929, un décret du président de la République déclare d'utilité publique les travaux à entreprendre en vue de l'aménagement d'une chute d'eau sur la Rance et ses affluents pour la mise en place de l'usine hydroélectrique de Rophemel, projetée sur les communes de Caulnes (22) , Guitté (22) , Guenroc (22) et Plouasne (22). La Société Hydroélectrique de la Haute Rance est chargée de l'exécution des travaux qui débutent en 1931, des forages ayant été entrepris pour sonder le sous-sol dès 1921. En février 1931, la Compagnie du Bourbonnais est autorisée à construire une ligne de transport d'énergie électrique à la tension de 15 000 V entre le moulin de Néal, à Guitté (22) , et le barrage de Rophemel, à Plouasne (22). La ligne, mesurant 2 420 m de longueur, est destinée à l'alimentation en énergie électrique du chantier de l'usine hydroélectrique. Faute de ressources financières suffisantes, les travaux sont interrompus en 1933. Le 1er septembre 1934, un second décret substitue la Société Lebon et Cie à la Société Hydroélectrique de la Haute Rance. Les travaux, repris en 1935, se poursuivent activement en 1936. Le barrage et son usine sont construits en trois ans par plus de deux cents ouvriers (dont une soixantaine de terrassiers) dont la plupart a participé à la construction du barrage de Guerlédan, à Mûr-de-Bretagne (22). En 1935, deux logements sont construits sur la commune de Plouasne. Situés à Guenroc, les bureaux sont bâtis la même année puis transformés en restaurant dit Les Soupières. Les vannes de l'usine sont ouvertes courant septembre 1937. Un décret du 17 septembre 1970 autorise la ville de Rennes à acheter la chute avec la possibilité de puiser quotidiennement au maximum 35 000 m3 d'eau moyennant une redevance par m3 pompé. Trois services d'EDF sont rassemblés sur le site de Rophemel : production, transport et distribution. En 1973, le poste de 63 kV est agrandi et un bâtiment est construit pour abriter un second poste de 20kV. En 1985, la partie transport du poste de 63 kV est rénovée. Ainsi, deux lignes haute tension de 63 kV assurent le transport de l'électricité et à la sortie du poste, un centre de distribution alimente les usagers en 220-380 V à partir de lignes de 20 kV et de transformateurs. La centrale hydroélectrique est toujours en activité. Deux turbines Kaplan entraînent deux alternateurs qui produisent une puissance de 5 mW. En 1966, les régulateurs liés aux turbines sont rénovés. Le site est inscrit et protégé depuis 1945.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Béton, parpaing de béton, béton armé, enduit

Matériaux de la couverture

Ardoise, béton en couverture

Description de l'élévation intérieure

Étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré

Typologie de couverture

Toit à longs pans, terrasse

Source de l'énergie utilisée par l'édifice

Énergie électrique, produite sur place, turbine hydraulique

Commentaire descriptif de l'édifice

Appuyé d'une part, sur une falaise rocheuse, et d'autre part sur le saillant des vallées de la Rance et du Néal, le barrage de Rophemel, à voûtes multiples et contreforts, est construit en béton armé. Etabli sur le rocher granitique, il se compose de trois éléments essentiels : le rideau, formé de voûtes circulaires en plein cintre ; les contreforts qui supportent le rideau ; et le radier d'étanchéité. Les voûtes circulaires, au nombre de seize, mesurent 30 cm d'épaisseur à la base et 20 cm au sommet. Elles sont inclinées à 45°, toutefois, à la partie haute du barrage, elles se relèvent pour devenir verticales à la crête, de façon à ce que le rideau ait la forme d'un cylindre de révolution à 45 °, surmonté d'un tore, puis d'un cylindre de révolution vertical. Le rideau est couvert sur son parement amont, d'un enduit au mortier de ciment ; cet enduit contient un grillage métallique et est recouvert d'un enduit asphaltique ou bitumineux. Les contreforts, en béton armé ne sont pas parallèles entre eux, mais convergent vers un axe vertical de sorte qu'en plan, le barrage présente la forme d'une circonférence de 370 m de rayon, le long de laquelle les contreforts sont espacés de 5, 55 m d'axe en axe et convergent vers le centre. Les contreforts sont raidis par des nervures verticales, espacées de 5 m ; ils sont contreventés par une série d'entretoises, appuyées sur les nervures et disposées en nappes parallèles à l'axe des conduites de prise d'eau. Le radier d'étanchéité, d'une largeur minimum de 4 m, a pour rôle essentiel de fermer autant que possible le joint qui peut se former entre le béton du barrage et le rocher sous-jacent. Deux prises d'eau sont placées dans des travées distinctes du barrage et séparées l'une de l'autre par une travée normale ; elles alimentent les turbines. La crête du barrage, qui atteint 126 m de large, se situe à 26 m au-dessus du sol ; la longueur du lac atteint, quant à elle, à 7 km. Le barrage a une capacité de retenue de 5 millions de m3 d'eau et la surface du bassin versant est de 356 km2. Située en contrebas et au pied du barrage, la salle des machines entièrement construite en béton armé présente la forme d'un vaisseau couvert d'un berceau surbaissé. Les logements et le restaurant, disposés de part et d'autre du barrage sur les flancs de la vallées, sont bâtis en parpaings de béton recouverts d'enduit et présentent des couvertures à longs pans en ardoises.

Protection

Référence aux objets conservés

IM22003228, IM22003227, IM22003229, IM22003230

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Machine énergétique (étudiée dans la base Palissy) ; machine de production (étudiée dans la base Palissy)

Observations concernant la protection de l'édifice

Présence de l'équipement énergétique d'origine (turbines, alternateurs et régulateurs).

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété publique

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2002

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Gasnier Marina

Cadre de l'étude

Patrimoine industriel

Typologie du dossier

Dossier individuel

Accès Mémoire

ARRDT_DINAN

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35