Phare des Roches-Douvres (Etablissement de signalisation maritime n° 558/000)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Phare

Titre courant

Phare des Roches-Douvres (Etablissement de signalisation maritime n° 558/000)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Côtes-d'Armor (22)

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Subdivision de Lézardrieux

Lieu-dit

Bréhat (à 16 milles au Nord-Nord Est de l'île de)

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Passerelle

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 19e siècle, 3e quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1867, 1950

Description historique

Les ingénieurs des Ponts et Chaussées travaillaient [...] à des projets de constructions métalliques considérant, à juste titre, que le fer répondait parfaitement à de nombreux critères primordiaux de l'art de bâtir, [...] pour élaborer des tours selon des conceptions nouvelles afin d'assurer le maintien du phare en toutes circonstances. Le Service des Phares participa activement à cette recherche [...] puisque la tour en fer portant un feu à 52 mètres au dessus du sol, la plus élevée du monde et toujours en activité fut construite en France et montée en Nouvelle Calédonie. Afin d'exécuter ce phare réclamé par le gouverneur Saisset dès 1859, le ministère de la Marine et des Colonies réunit en 1861 une Commission Nautique [...]. Elle prévit les graves difficultés que représentait la construction d'une tour de grande hauteur en maçonnerie dans une colonie située à 20 000 kilomètres de la métropole [...]et [...] elle retint la possibilité d'une tour entièrement en fer. [...] Reynaud se chargea d'établir les plans et la construction, [...] fut réalisée par les ateliers parisiens Rigolet [ ]. Les éléments démontés et emballés dans 1 200 caisses [...] parvinrent en Nouvelle-Calédonie en novembre 1864. [...], Émile Bertin, conduisit [...] les travaux de remontage [...]. Ce phare de l'îlot Amédée connut un frère cadet en France encore plus élevé ( 58 mètres ) [...] aux Roches-Douvres, plâtier situé entre Bréhat et Guernesey. Cet ensemble rocheux constituait un dangereux obstacle pour la navigation [...] et dès 1825 les chambres de Commerce de Granville, de Saint-Malo et Saint-Brieux demandaient qu'un phare y fût construit [...]. Beautemps-Beaupré effectua en 1832 une reconnaissance [...] mais conclut à l'impossibilité d'ériger une construction classique suffisante pour résister aux éléments et [...] le phare ne fut pas construit. Trente ans plus tard, la commission des Phares suggéra de reprendre l'expérience néo-calédonienne et d'exécuter un phare en tôle de fer [...] En 1862 l'ingénieur en chef des Côtes -du-Nord, Dujardin fut chargé [...] du projet.[...]. Une décision ministérielle en date du 3 mai 1865 autorisait la construction, fixant le montant total de la dépense à 560 000 francs, non compris l'appareil d'éclairage. [...] La maison Rigolet se chargea encore des travaux selon les plans de Reynaud [... ]. Tout d'abord la tour fut montée à Paris à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1867 [...] Les pièces métalliques démontées furent transportées à Bréhat dans les derniers mois de 1867 mais la tour ne fut achevée qu'au cours du premier semestre 1869 et le feu allumé le 6 août. Les conditions d'assemblages présentèrent beaucoup plus de problèmes qu'aux antipodes en raisons des tempêtes fréquentes [...]. La mer causa de nombreux dégâts [...], dont une mort d'homme après une chute [...]. De plus, la tour subissait de dangereuses oscillations et les ouvriers craignaient de monter à son sommet [...] Cette construction ne s'effectua [...] pas sans une très forte réticence des ingénieurs locaux [...]. Très rapidement les inconvénients [...]apparurent : vibrations, condensation, entretien difficile et onéreux. Un four par forte chaleur, un glaçon en hiver, [...] oscillante et résonnante dans chaque tempête. La tour s'attacha une morbide réputation et les gardiens rechignaient à y monter. Pour améliorer leurs conditions de vie [...] un pigeonnier fut établi en 1888 [...], mais la vie demeurait très inconfortable.Toutes les améliorations d'isolation tentées n'apportèrent que peu de réconfort aux gardiens [...] et les ingénieurs comprirent que si la tour se révélait une véritable réussite technique, elle n'en demeurait pas moins inadaptée aux conditions météorologiques de la Manche[...] La tour est détruite par les troupes allemandes en août 1944. avril 1950 feu provisoire sur un pylône de 17 mètres de hauteur. avril 1952 : le feu est installé sur la tour en construction avis du 19 juin 1954 allumage au sommet d'une n ouvelle tour cylindrique en pierre de taille de granit rose de 58 mètres de hauteur. juillet 1971 : électrification du feu par deux aérogénérateurs et un groupe électrogène. octobre 2000 : dernière descente des gardiens Dominique Boclé et Phillipe Camuzard, le phare est automatique et fonctionne sur batteries solaires.

Description

Description de l'élévation intérieure

Étage de soubassement

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier en vis

Commentaire descriptif de l'édifice

- Description architecturale : 1er phare : : Taille générale : 58 m. Description : Colonne autoportée métallique de 16 pans rivetés entre eux sur une ossature interne. Escalier central à vis. Lanterne. 2e phare : Hauteur au dessus de la mer : 55 m. Taille générale : 64, 20 m. Hauteur de la focale : 62 m. Description : Tour cylindrique en granit de 37 m de hauteur élevée à l'extrémité nord d'un soubassement ovale. - Description technique : 1ère optique : 6 août 1869 : premier feu scintillant à éclats blancs toutes les 4 secondes, de premier ordre, dioptrique Henry-Lepaute présenté à l'exposition de 1867. 6 août 1869 : cloche de brume. Autres optiques : - Avril 1899 : feu à éclat blanc toutes les 4 secondes de premier ordre, focale 0, 92 m. 18 juin 1903 : feu à éclat blanc toutes les 4 secondes de premier ordre, focale 0, 92 m. Renforcement du feu. Nouveau phare : 19 juin 1854 : feu à éclat blanc toutes les 5 secondes focale 0, 30 m double sur plateau BBT. Cuve à mercure : 1903- 1954. Combustibles : Huile végétale : 1869. Huile minérale : vers 1875. Vapeur pétrole : 1899. Electrification : 1971. Automatisation : 2000. - Etat actuel : 2 optiques doubles de 4 panneaux au 1/4, focale 0, 30 m, sur plateau Ø 2, 20 m BBT. Cuve à mercure type "pissotière" BBT Ø1, 80 m. Feu blanc à 1 éclat 5 secondes. Portée 24 milles. Lampes aux halogénures métalliques 250w. Lanterne Ø4 m BBT à vitrage Ø à deux niveaux et murette métallique. Coupole à ventilateur. Signal sonore sur la passerelle.

État de conservation (normalisé)

Bon état

Protection

Intérêt de l'édifice

À signaler

Observations concernant la protection de l'édifice

Phare d'Europe le plus éloigné des côtes, hors de toute limite communale.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de l'Etat

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2001

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Dreyer Francis, Fichou Jean-Christophe

Cadre de l'étude

Inventaire des phares

Typologie du dossier

Dossier individuel

Accès Mémoire

VISMER-PHARES-REYNAUD ; VISMER-PHARES-HARDION ; VISMER-PHARES-AUFFRET ; VISMER-PHARES-ARCHI ; VISMER-PHARES-FORME-ROND ; VISMER-PHARES-LOCA-MER ; VISMER-PHARES-PROT-REMA

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35

Phare des Roches-Douvres (Etablissement de signalisation maritime n° 558/000)
Phare des Roches-Douvres (Etablissement de signalisation maritime n° 558/000)
© Francis Dreyer ; © Ministère de l'équipement, Bureau des phares et balises ; © Ministère de la culture
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