Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinehôpital Sainte-Reine
hôpital Sainte-Reine






Référence de la notice
IA21000551
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
6 novembre 2006
Date de dernière modification de la notice
21 septembre 2020
Rédacteur de la notice
Hugonnet-Berger Claudine
Mentions légales
© Inventaire général
Désignation de l'édifice
Titre courant
hôpital Sainte-Reine
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'édifice
hôpital
Vocable, pour les édifices cultuels
Sainte-Reine
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Bourgogne-Franche-Comté ; Côte-d'Or (21) ; Alise-Sainte-Reine
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Bourgogne
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Bourgogne
Canton
Venarey-les-Laumes
Milieu d'implantation pour le domaine de l'Inventaire
en village
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1659 ; 1664 ; 1683 ; 1689 ; 1716 ; 1765 ; 1775 ; 1784 ; 1825
Commentaire concernant la datation
daté par source
Auteur de l'édifice
Commentaire concernant l'attribution de l'édifice
attribution par source
Description historique
Au 17e siècle, le pèlerinage suscité par la source miraculeuse de Sainte Reine s'était considérablement développé. L'afflux des pèlerins et leur détresse suscitèrent la fondation, en 1659, d'un "hospital" qui leur était exclusivement réservé : il accueillait les pèlerins malades (sauf les pestiférés) et les pèlerins fatigués. Les Règlements et statuts de l'hôpital, fondé grâce au soutien de saint Vincent de Paul, de la puissante Compagnie du Saint-Sacrement, et de l'évêque d'Autun, en mentionnent les "premiers autheurs et fondateurs" : le prêtre Anne d'Alençon, trois bourgeois de Paris (Pierre Blondel, Jean Desnoyers, Jean Arnoullet) et Elizée de Grignon, seigneur des Renardières. La composition du conseil d'administration, constitué de parisiens et de bourguignons, suscita une double gestion qui sera source de litiges. Louis XIV signa les lettres patentes le 23 mars 1659. L'hôpital bénéficia du soutien d'Anne d'Autriche qui lui accorda une rente et lui donna un fragment des reliques de sainte Reine provenant de l'abbaye de Flavigny. Le terrain fut acheté le 22 mai suivant, et dès le 8 juin, marché était passé avec le maître maçon Jean Lestre, puis avec le charpentier Quentin Chevillard. Pendant les travaux, les pèlerins furent hébergés dans un bâtiment actuellement dit "les granges". Le plan initial de l'hôpital (en H avec chapelle centrale à abside circulaire) a été conservé : il porte plusieurs signatures dont celle de J. Desnoyers et J. Lestre. Deux salles de malades, en L et L inversé, avaient été prévues de part et d'autre de la chapelle mais sans communication avec elle de sorte que chaque salle disposait de son propre autel. Ce plan ne sera que partiellement réalisé. En 1659-1663 furent édifiées l'aile droite (en retour d'équerre sur la cour antérieure) , la chapelle, la salle Sainte-Anne pour les femmes (8 lits) , et, plus vaste, la salle Saint-Jean pour les hommes (14 lits). Lorsque la chapelle fut bénie le 14 mai 1663, seul le choeur (abside à trois pans) était voûté (voûte d'ogives) : la nef et le transept furent couverts de voûtes d'arêtes en 1695-1697, par le maçon Jean Oudet. L'aile droite et les chambres au dessus des salles de malades hébergeaient les administrateurs, le chapelain et, dans un premier temps, les laïques qui soignèrent les pèlerins jusqu'à l'arrivée, en 1666, de cinq soeurs de la congrégation des Filles de la Charité. Cette aile abritait également une cuisine, distincte de celle des malades. L'aile gauche ne sera jamais construite. En 1664 commença la construction, à la limite nord de la basse cour, d'un bâtiment dit "hôpital Saint-Louis" destiné aux pèlerins, non fièvreux, souffrant d'"incommodités" qu'ils soignaient "en se baignant et se lavant des eaux de Sainte-Reine" (les femmes au rez-de-chaussée et les hommes à l'étage). En 1672, la confrérie Sainte-Reine de la chapelle de l'hôpital, fut associée à celle de l'église Sainte-Eustache (Paris). En 1683-1684 fut construit, derrière la chapelle, un corps de logis à un étage, destiné aux soeurs hospitalières, jusqu'alors fort mal logées. A la même époque on édifia diverses dépendances dans la basse cour. Depuis toujours l'hôpital manquait d'eau : en 1686, Louis XIV l'autorisa à faire venir l'eau d'une source située à Grésigny, ultérieurement baptisée "fontaine des Dartreux". En raison de ses propriétés détersives, cette eau convenait aux lessives et au traitement des maladies de peau : en 1689-1690, un bâtiment de bains pour les pauvres et les personnes de qualité (3 bains séparés) fut construit à côté du réservoir de la source des Dartreux et du lavoir (au nord-ouest de la basse cour). En raison du succès remporté par les bains, notamment auprès des gens de cour, il sera décidé, en 1775, de construire, en retour d'équerre et sur le lavoir, un deuxième bâtiment de bains réservé à la clientèle aisée : à l'extérieur on aménagea un bassin pour laver les teigneux et les galeux. En 1706 fut construite une petite salle p our les femmes malades, proche de la salle des hommes. En 1716, l'escalier intérieur qui, depuis la première salle des femmes, desservait la "chambre dessus" fut supprimé et remplacé par un escalier hors-oeuvre, en façade sur la cour antérieure. En 1765, le logis des hospitalières fut agrandi "sur la buanderie" et au dessus de leur cuisine : à cette occasion, l'apothicairerie (initialement à l'étage puis transférée, avant 1740, dans un corps de bâtiment en retour d'équerre à l'angle nord-ouest du logis) fut à nouveau déplacée et installée dans l'ancien dortoir des soeurs, puis plafonnée "en plâtre" en 1768 et meublée d'"une boiserie propre à recevoir les vases et des armoires au bas". En 1770-1771, l'hôpital fut contraint d'aménager des loges pour les "fous et les mauvais sujets", dans l'hôpital Saint-Louis : à cette date, l'hôpital soignait les maladies de peau et accueillait les pauvres malades de la région, car il n'était plus question de pèlerinage. Cette "maison de force" ferma en 1777 à la suite de divers problèmes. En 1776, la sacristie fut garnie de boiseries et meubles bas, par un menuisier de Flavigny, Royol. En 1784-1785 fut bâtie une troisième salle pour les femmes (à gauche de la chapelle) , communiquant avec la salle du 17e siècle. En 1825-1826, on édifia un nouveau bâtiment pour les bains et les douches, face aux anciens bains devenus aujourd'hui buanderie et lingerie. En 1975-1977, les bâtiments qui bordaient l'ancienne basse cour, dont l'aile Saint-Joseph, furent démolis pour permettre la construction de bâtiments d'hospitalisation (architecte Jean Balme). Les bâtiments conservés firent l'objet de travaux d'humanisation qui ont considérablement modifié l'intérieur, épargnant, à l'étage, les salles proches de la chapelle : à droite, la salle du conseil, le cabinet des archives, et une salle garnie de boiseries (bibliothèque depuis 1978) ; à gauche, une grande chambre qui bénéficiait d'une large baie donnant sur le choeur et d'un accès direct à la tribune de la chapelle et à la salle du conseil. Dans les années 1970, les vantaux en bois du portail de la cour d'honneur (portes cochère et piétonnes) furent remplacés par des vantaux en fer forgé.
Description de l'édifice
Matériaux du gros-œuvre
calcaire ; moellon ; enduit
Matériaux de la couverture
tuile plate ; ardoise
Typologie de plan
plan régulier
Description de l'élévation intérieure
sous-sol ; étage de soubassement ; rez-de-chaussée ; rez-de-chaussée surélevé ; 1 étage carré ; étage de comble
Typologie du couvrement
voûte d'ogives ; voûte d'arêtes
Partie d'élévation extérieure
élévation à travées
Typologie de la couverture
toit à longs pans ; toit en pavillon ; croupe polygonale ; bulbe
Emplacement, forme et structure de l'escalier
escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours, en maçonnerie
Commentaire descriptif de l'édifice
L'hôpital se compose d'une cour antérieure, ouvrant sur la rue de l'Hôpital (porte d'entrée flanquée de deux pavillons) : cette cour est entièrement fermée, à l'est, par une aile qui la sépare d'une cour latérale, dite des cuisines, par laquelle on accède à divers bâtiments, notamment la boulangerie. La cour antérieure est bordée, à l'ouest, par des jardins qui se prolongent au nord jusqu'aux anciens bâtiments des bains.
Date de l'enquête ou du récolement
2002
Statut juridique, intérêt, protection et label
Date et niveau de protection de l'édifice
1976/08/20 : classé MH partiellement ; 1976/08/20 : inscrit MH partiellement
Précision sur la protection
Façades et toitures des bâtiments anciens (à l'exclusion de l'aile Saint-Joseph) , du bâtiment des bains et de la grange (cad. AD 285, 290, 291, 293) : inscription par arrêté du 20 août 1976 ; Chapelle, pharmacie, sacristie (cad. AD 291) : classement par arrêté du 20 août 1976.
Statut juridique
Statut juridique du propriétaire
propriété d'un établissement public
Références documentaires
Cadre de l'étude
Typologie du dossier
dossier individuel
Date de rédaction de la notice
2002
Mentions légales
© Inventaire général
Sources complémentaires
Adresse de conservation et consultation du dossier
Conseil régional de Bourgogne - Service Patrimoine et Inventaire£17, bd de la Trémouille BP 23502 - 21035 Dijon cedex - 03.80.44.40.55
Voir aussi
Liens externes éventuels

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IA21000551
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
6 novembre 2006
Date de dernière modification de la notice
21 septembre 2020
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