Chapelle Saint-Libéral

Désignation

Dénomination de l'édifice

Chapelle

Vocable - pour les édifices cultuels

Saint-Libéral

Titre courant

Chapelle Saint-Libéral

Localisation

Localisation

Nouvelle-Aquitaine ; Corrèze (19) ; Brive-la-Gaillarde ; rue de Corrèze

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Brive-la-Gaillarde centre

Canton

Brive-la-Gaillarde 1

Adresse de l'édifice

Corrèze (rue de)

Références cadastrales

1923 K 515, 1973 BL 123

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

15e siècle

Commentaires concernant la datation

Daté par travaux historiques

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Lalande famille (propriétaire, donateur)

Description historique

La chapelle est située dans la partie nord de la ville, à proximité d'un itinéraire ancien, aujourd'hui matérialisé par les rues de Corrèze et de la Jaubertie, le long duquel se constitua vraisemblablement dès le 12e ou 13e siècle un quartier appelé barrial de Saint-Libéral ou de la Jaubertie, où les moines cisterciens d'Obasine possédaient leur maison de ville, ainsi que d'autres maisons. Ce quartier fut ensuite englobé dans l'enceinte du 14e siècle. On ne sait rien de l'édifice d'origine, élevé vraisemblablement sur la sépulture de saint Libéral, saint local qui devint évêque d'Embrun au 10e siècle. La chapelle actuelle a été construite ou reconstruite au début du 15e siècle. A partir de 1577, elle sert de chapelle pour les Dominicains dont le couvent hors les murs avait été incendié. Selon un procès-verbal de visite des lieux où sont gravées les armes de la ville, dressé en 1765, trois clés de voûte, une au sanctuaire, une à la travée orientale de la nef et une dans la chapelle sud, portaient les armes de la ville, accompagnées de fleurs de lis, une autre portait les armes de la famille de Salès. Elles ont été bûchées, sans doute à la Révolution. A cette époque, la chapelle est déclarée appartenir toujours aux Dominicains. En 1774 l'enclos de son petit cimetière, côté nord, est acquis par le duc de Noailles pour être loti. Achetée comme bien national à la Révolution, en 1791, par la famille Lalande, qui y installe une fonderie de suif et une fabrique de bougies, elle est donnée au diocèse de Tulle par cette même famille, en 1876. A cette même date, elle est dotée d'un ensemble de verrières dues au maître-verrier Gesta, de Toulouse (voir dossier dans la base Palissy) et peut-être à la même époque, d'une tribune. Elle sert ensuite de chapelle pour les lycées Cabanis et d'Arsonval, puis est désaffectée et, après restauration, en 1976, devient salle municipale d'expositions temporaires.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Grès, pierre de taille

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan en croix latine

Description de l'élévation intérieure

1 vaisseau

Typologie du couvrement

Voûte d'ogives

Typologie de couverture

Croupe

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier intérieur : escalier en vis, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Construction en grès fin de Grammont et en grès local dit brasier, toiture en ardoises. Une nef à trois travées précède un chevet à cinq pans éclairé par des baies à double lancette et remplages, trois chapelles latérales forment un faux transept. L'ensemble est voûté d'ogives retombant sur des consoles sans décor ou décorées de masques humains ; le voûtement de la chapelle sud a deux travées d'ogives, deux clés de voûte et des liernes. Le portail occidental est traité à la manière limousine : dans les ressauts des arcs brisés sont logés des tores correspondant dans les ébrasements à des colonnettes de même diamètre. Une frise-chapiteau sculptée de rinceaux en méplat complète son décor. Un clocher-mur, arasé à date inconnue, devait amortir l'élévation occidentale (les cloches avaient été descendues en 1791) , il est remplacé par un toit en croupe. Un escalier en vis en maçonnerie, permettant d'accéder à la tribune et au comble, est logé dans le contrefort de l'angle sud-ouest. Au mur sud, une ancienne porte d'accès, avec linteau en accolade, a été murée.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture, vitrail (étudié dans la base Palissy)

Indexation iconographique normalisée

IHS ; Agneau mystique ; masque ; rinceau ; feuille ; fleur de lys ; armoiries

Description de l'iconographie

Décor de rinceaux sur le portail. Décor des clés de voûte : agneau mystique à la travée occidentale de la nef, IHS (monogramme du Christ) avec une fleur de lis à la deuxième travée de la nef, écu écartelé dont les armes sont bûchées au sanctuaire, deux clés bûchées dans la chapelle sud, un quatrefeuilles dans la chapelle nord. A la première travée de la nef, les nervures retombent sur des masques humains. Selon le procès-verbal de 1765, les armes de la famille de Salès figuraient à l'une des deux clés de voûte de la chapelle sud et l'écu écartelé du sanctuaire portait en 1 et 3 une clé d'argent sur champ de gueule, en 2 et 4, les armes de la ville.

État de conservation (normalisé)

Restauré

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1971/10/25 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

Chapelle Saint-Libéral (ancienne) (cad. K 515p) : inscription par arrêté du 25 octobre 1971.

Référence aux objets conservés

IM19001238, IM19001237, IM19001235, IM19001272

Intérêt de l'édifice

À signaler

Eléments remarquables dans l'édifice

Portail

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1996

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Chavent Martine

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Nouvelle-Aquitaine, Maison de la Région - Service du Patrimoine et de l’Inventaire, site de Limoges - 27, boulevard de la Corderie – CS 3116 - 87031 Limoges Cedex 1 – 05 55 45 19 00