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POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune de Sury-en-Vaux
présentation de la commune de Sury-en-Vaux





Référence de la notice
IA18000497
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
6 décembre 2008
Date de dernière modification de la notice
8 septembre 2020
Rédacteur de la notice
Chazelle Annie
Mentions légales
© Conseil général du Cher, DADP, Service patrimoine ; © Région Centre - Inventaire général
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune de Sury-en-Vaux
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Centre-Val de Loire ; Cher (18) ; Sury-en-Vaux
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Sancerre
Historique de l'édifice
Description historique
Le mobilier préhistorique puis gallo-romain témoigne de l'ancienneté de l'occupation de ce territoire ; la "Chaussée de Brunehaut" qui reliait Saint-Satur à Orléans passait par Sury-en-Vaux. La première mention de la paroisse de Sariacum date de 1145. Propriété du chapitre de Saint-Etienne de Bourges, la seigneurie de Sury s'agrandira en 1236 des possessions et droits de justice du chevalier Pierre de Livron. Les terriers mentionnent l'importance de ce fief dont la perception des dîmes concernait aussi les paroisses de Sainte-Gemme, Bué et Chavignol (Verdigny à partir du 16e siècle). Outre de nombreuses terres, vignes, grange aux dîmes, maison seigneuriale, plusieurs pressoirs et diverses propriétés bâties appartenaient aux chanoines de la cathédrale, maintenant le fief de Sury-en-Vaux en dehors des possessions du comté de Sancerre. Pendant les guerres de religion et lors du siège de Sancerre en 1562, la paroisse fut relativement épargnée. Artisans, commerçants, vignerons, laboureurs et notables participent à la prospérité de ce fief. Au 18e siècle quelques grands propriétaires terriens, personnages de la vie publique, firent bâtir des maisons d'agréments à Sury-en-Vaux (Marc-Paul Vivier, écuyer de Boisray, avocat au parlement et maire de Bourges ; la famille Buchet dont Claude Buchet-Martigny, consul général en Belgique, et conseiller général du canton de Sancerre dans les années 1850). La paroisse comptait environ 1200 habitants à la fin du 17e siècle. A cette époque, outre le bourg, la population était répartie dans les 13 villages, hameaux et moulins mentionnés dans les registres paroissiaux. A la fin du 18e siècle, la population n'a que très peu augmentée (environ 100 personnes). Vignerons et laboureurs, pratiquant une agriculture vivrière de faible rendement, constituent l'essentiel de la population agricole de la commune. La culture de la vigne est traditionnelle mais ne compte que pour un tiers de la surface cultivée (255 ha vers 1850). L'élevage ovin tient une place importante. Le nombre des habitants de Sury augmentera régulièrement jusqu'en 1886 passant de 1335 habitants en 1831 à 1822 habitants en 1886. Dans le bourg artisans et commerçants profitent de cette embellie : entre 1856 et 1866, 69 nouvelles constructions sont recensées dont 10 maisons à étage dans le bourg. L'école de garçons et la mairie seront construites en 1864. Des lieux-dits comme La Barondée et Saint-Louis apparaissent, les villages de Maimbré, des Vignes, de Chambre s'agrandissent. Dans les années 1880 les maladies de la vigne détruisent plus de 60% de la surface plantée sur la commune. Sury perd près de 10 % de sa population (1767 habitants en 1891 et 1580 en 1896). Au 20e siècle Sury-en-Vaux consacrera son énergie à la reconquête de son activité viticole obtenant en 1936 la qualification en AOC de ses vins blancs. La polyculture existe encore et ce n'est que dans les années 1970 que la spécialisation viticole est de plus en plus marquée. Au début du 21e siècle, la culture de la vigne représente plus de 90% de l'activité agricole de Sury-en-Vaux. Sury-en-Vaux compte 47 viticulteurs pour près de 300 hectares de vignes. Actuellement la courbe démographique de la commune de Sury-en-Vaux est positive.