Phare de Chassiron (Etablissement de signalisation maritime n°1083/000)

Désignation

Dénomination

phare

Titre courant

Phare de Chassiron (Etablissement de signalisation maritime n°1083/000)

Localisation

Localisation

Poitou-Charentes 17 Saint-Denis-d'Oléron

Aire d'étude

Saint-Pierre-d'Oléron

Lieu-dit

Chassiron

Milieu d'implantation

isolé

Parties non étud

logement, bureau d'entreprise, sémaphore, passerelle

Historique

Datation des campagnes principales de construction

4e quart 17e siècle (détruit), 2e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle

Datation en années

1836

Commentaire historique

Un phare, aujourd'hui détruit, avait été construit de 1679 à 1682 sur ordre de Colbert. La première tour est construite pour signaler le perthuis d'Antioche dans le but de faciliter l'accès au port de Rochefort. Les deux phares (des Baleines et de Chassiron) devaient être nettement différenciés si bien que Chassiron fut équipé de deux foyers au charbon. - 1685 : deux feux libres au sommet d'une tour cylindrique construite de 1682 à 1685 en moellons de qualité médiocre sous la surveillance de l'ingénieur François de Ferry. La tour de 7, 85 m de diamètre à la base culmine à 27 m de hauteur - arrêt du Conseil du roi du 24 mai 1733 pour établir une nouvelle lanterne. Un nouveau phare, à lampe à huile minérale à mèches est édifié de 1833 à 1836. - 01 décembre 1836 : allumage sur une nouvelle tour cylindrique et corps de logis circulaire de 43 m de hauteur, construite par l'entrepreneur Meunier d'après les plans de l'ingénieur Leclerc. Les pierres de taille proviennent des carrières de Crazannes mais les deux perrons, l'escalier et la plateforme sont en granit. Coût : 211 800F. Prix de l'optique : 44 700F. La rotonde est surélevée d'un étage durant l'été 1851, par l'entreprise Flandray. En 1895 la société industrielle pour le gaz d'huile de Paris fait construire par Fridolin Ferry, entrepreneur, une usine à gaz d'huile blonde d'Ecosse chauffée au charbon. En 1903 une usine de gaz d'acétylène remplace l'ancien procédé. La tour est peinte par bandes noires et blanches en juin 1926 selon la D.M. du 13 novembre 1925. Le phare est électrifié en 1930, il a actuellement une portée de 40 km.

Description

Matériau du gros-oeuvre et mise en oeuvre

pierre, calcaire, pierre de taille, enduit

Vaisseau et étage

étage de soubassement

Type de la couverture

terrasse

Emplacement, forme et structure de l’escalier

escalier de distribution extérieur : en maçonnerie, escalier intérieur : escalier en vis avec jour, en maçonnerie

Commentaire description

- Description architecturale : 1er phare : Taille générale : 27 m. Description : Tour cylindrique en pierre de taille accolée à une tourelle demi-cylindrique. La tour se termine par un encorbellement avec modillons et une balustrade de pierre. La plate-forme supérieure est constituée par une passerelle avec une lanterne grillagée et un escalier menant à une seconde plate-forme portant une lanterne identique. La tour possède un rez-de-chaussée et trois salles. L'escalier situé dans la tourelle mène aux différents niveaux. 2e phare : Hauteur au dessus des hautes mers : 50 m. Taille générale : 46, 20 m. Hauteur moyenne : 43 m. Description : Tour cylindrique en maçonnerie lisse centrée sur un soubassement en maçonnerie de pierre de un niveau. Surélevé à deux niveaux en 1851.Corniches et moulures. Le fût se termine par un congé et une astragale. Rambarde métallique. La lanterne est peinte en noir. Bâtiments annexes, chenil, salle technique, magasin. A côté : sémaphore de la Marine. Terrain. Inscription dans le phare : 1er XII 1836. - Description technique : 1er phare. 1er feu : 1685 : en plein air : au charbon de terre. 1716- 1719 : réchauds bois. 1719 : retour au charbon de terre. 1778 : lanterne de 16 pans avec 2 x 8 réflecteurs et 40 mèches de Ø 18 et 15 pouces Tourtille-Sangrain 1823 : projet Bordier Marcet (non retenu). 1826 : 20 réflecteurs paraboliques - 20 lampes d'Argand. 2ème Phare. 1ère optique : 01décembre 1836 : Feu fixe de premier ordre dioptrique. focale 0, 92 m. Autres optiques : 15 novembre 1902 : feu à éclat 10 secondes de focale 0, 92 m lentille de 8 panneaux au 1/8. Henry-Lepaute. Cuve à mercure : 1902. Combustibles. Huile végétale : 1836. Huile minérale : vers 1873. Gaz : d'huile : 1895-1902. Gaz : acétylène : 1902. Vapeur pétrole : non. Electrification : juin 1930. - Etat actuel : Tour cylindrique ht 46 m en maçonnerie lisse centrée sur soubassement cylindrique de 2 niveaux. Lanterne métallique à trois niveaux de vitrage cylindrique. à boule montée sur un muret en maçonnerie lisse. Optique à 8 panneaux au 1/8 de focale 0, 92 m Henry-Lepaute de 1902. Cuve à mercure à une colonne Henry-Lepaute. Feu blanc à éclats réguliers 10 sec. Lampe halo 1500W. Portée 28 milles.

Etat de conservation

bon état

Protection

Site, secteur ou zone de protection

site inscrit

Observations

site inscrit en 1970

Statut juridique

Statut de la propriété

propriété de l'Etat

Références documentaires

Date d'enquête

1988 ; 2001

Crédits

© Ministère de l'équipement, Bureau des phares et balises, © Ministère de la culture, Inventaire général

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Dreyer Francis, Fichou Jean-Christophe, Rebouleau Yves

Cadre de l'étude

inventaire des phares, inventaire topographique

Dossier

dossier individuel

Visite guidé

VISMER-PHARES-AUTR ; VISMER-PHARES-FORME-ROND ; VISMER-PHARES-LOCA-ILE